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 De nobis fabula narratur | Hongrie

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MessageSujet: De nobis fabula narratur | Hongrie   Mer 22 Jan - 18:52

23 mai 1915, l’Italie a quitté la Triple-Alliance pour rejoindre la Triple-Entente. La guerre a été par la suite déclarée par l’Autriche-Hongrie. Un mois s’est écoulé. La bataille d’Isonzo est entamée.

Veneziano soupira. Il n’aimait pas toute cette violence. On lui avait demandé de conduire les troupes pour cette opération et il aurait de loin préféré se cacher dans une boite de tomates en attendant la fin de tout cela. Les armes, c’était pas vraiment son truc. Il était assez bête et maladroit pour tirer sur quelqu’un de son armée. Pourquoi étaient-ils tous obligés de se battre alors qu’il était bien plus facile de se rassembler et d’essayer d’en discuter tranquillement ? Avec des pasta, ça serait encore plus facile. Mais étrangement, personne ne partageait le point de vue de Feliciano. Les autres pays avaient tellement plus de facilité à prendre les armées que lui. Ils faisaient cela de manière tellement automatique et Veneziano se contentait d’agiter en vain son petit drapeau blanc que personne ne semblait remarquer ou ignorait volontairement.

Feliciano se sentait idiot avec son fusil entre les mains. Il savait à peine s’en servir. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il fallait appuyer sur la détente. Le reste, c’était un peu plus dur et un peu plus flou pour lui. Il lui fallait toujours du temps pour recharger. Il faisait constamment tomber ses munitions et lui faisait perdre un temps qui s’avérait être précieux sur le champ de bataille. Un temps qui pouvait lui coûter une balle meurtrière. Bien évidemment, il était une nation alors il ne mourrait pas aussi facilement qu’un être humain lambda. Mais cela ne voulait pas dire pour autant qu’il ne disparaitrait peut-être pas un jour. Comme tous les autres pays, Veneziano ne souhaitait pas que cela lui arrive un jour mais hélas, les guerres peuvent avoir ce genre d’issue. Son premier amour avait disparu de cette manière…

L’italien prit une profonde respiration en serrant son fusil contre lui. Il n’écoutait que de manière plus que distraite les ordres qui étaient en train d’être donnés. Son esprit était concentré sur un moyen de fuir le champ de bataille et de se trouver une cachette jusqu’à ce que tout soit terminé. D’autant plus qu’aujourd’hui, ils devaient affronter les troupes austro-hongroises et Veneziano n’en avait pas la moindre envie. Ayant passé son enfance sous la tutelle de Roderich, Feliciano ne gardait pas que de bons souvenirs de lui. Après tout, il se faisait souvent punir à cause de ses maladresses et il avait manqué bons nombres de repas. Le plus dur à vivre fut aussi l’absence de ses précieuses pasta… Toutefois, il appréciait l’autrichien lorsqu’il jouait du piano et le laissait  l’écouter. La présence d’Elizabeta avait également su le rassurer durant toutes ses années. Elle s’était toujours montrée très gentille avec lui. Elle l’avait même laissé essayer certains de ses costumes et cela l’avait beaucoup amusé. Il s’agissait de souvenirs qu’il ne pourrait jamais oublié.

Faire la guerre était déjà difficile alors avec ces deux pays-ci, ce le serait encore plus.

Les instructions concernant la bataille avaient toutes étaient données et les hostilités allaient débuter. Veneziano avait également reçu pour ordre de ne pas prendre la fuite en abandonnant un drapeau blanc derrière lui. Chose qui était toujours plus facile à dire qu’à faire. Feliciano serrait nerveusement son fusil contre lui et manqua malgré tout de l’échapper à plusieurs reprises. Son rythme cardiaque augmentait de plus en plus sous l’effet du stress. Ses yeux parcouraient l’espace à la recherche de la moindre échappatoire toutefois, il n’eut pas le temps de trouver sa précieuse sortie de secours et fut entrainé vers le front à contre cœur. Tremblant de tout son cœur et retenant de son mieux son envie de pleurnicher. Et lorsque les coups de feu commencèrent à résonner, la panique de l’italien ne fait qu’augmenter soudainement.
Veneziano guetta la moindre opportunité qui se présenterait à lui pour prendre la fuite. Il n’avait vraiment pas envie de se battre. La violence lui faisait trop peur. Dès que l’occasion passa à portée de main, l’italien ne manqua pas de la saisir et s’éloigna des combats sans attendre. Il esquivait de son mieux les tirs ennemis et ses alliés trop occupés à combattre, et certainement très habitué à cette réaction de la part de Feliciano, et parvint après un temps qui lui parut interminable à se mettre à l’écart. Il se cacha derrière un arbre et se recroquevilla complètement sur lui-même. Serrant son fusil contre lui à défaut d’avoir autre chose à étreindre pour se rassurer et se sentir en sécurité. Les cris, les détonations et explosions étaient loin de le réconforter et ne faisait qu’augmenter son angoisse. Il n’était pas très fier de déserter le front alors que des hommes se battaient pour la nation qu’il représentait mais il n’arrivait pas à faire autrement. Certains allaient mourir et lui ne pensait qu’à sauver sa peau. Il se recroquevilla un peu plus sur lui-même, honteux. Ne jetant qu’un coup d’œil à droite à gauche pour vérifier que personne, allié ou ennemi, ne venait à venir vers lui pour le sermonner ou le faire prisonnier. Il échappa un profond soupir et cacha son visage dans ses genoux.

« Ve… Vivement que cette guerre se termine… »

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MessageSujet: Re: De nobis fabula narratur | Hongrie   Mar 4 Fév - 21:52

Elizabeta regardait d'un œil terne les soldats aller de droite à gauche, reprenant son souffle derrière un arbre quelconque, momentanément à l'abri des balles et de la violence. Elle avait préféré aller elle-même sur le front, dirigeant l'armée Austro-hongroise sur-le-champ de bataille, avec l'aide des missives de Roderich qui l'aidait à gérer tout ça. Mais encore, ça, ce n'était qu'une bataille. Et les batailles, les guerres, en tant que nation, elle baignait dedans depuis qu'elle n'était qu'une gamine.
Non, ce qui l'embêtait réellement c'était son adversaire.
Italie Veneziano.
Feliciano Vargas.

L'idée même d'affronter l'Italien arrivait à la faire grincer des dents. Elle l'avait presque élevé, elle avait veillé sur lui. Et aujourd'hui, elle devait se battre contre lui. S'il n'avait pas quitté la Triple Alliance aussi, rien de cela ne serait arrivé. Qui sait, ils seraient peut-être même en train de bavarder autour de gâteaux. Car si on partait avec l'idée du '' et si '', peut être qu'à l'heure qu'il était, il n'y aurait pas de guerre du tout. Peut être qu'ils seraient tous autour d'une tasse de thé, chez Autriche ou n'importe où. Oui peut être. Mais Hongrie était bien consciente que les '' et si '' ne marcheraient pas, de toute manière. On ne pouvait pas dire ça. Car la réalité était belle et bien là, elle avait des troupes à diriger face à celles d'Italie. Elle avait voulu venir, maintenant il fallait assumer. Blesser Italie, peut-être que non, du moins elle ne le voulait pas vraiment. Mais mener les troupes Austro-hongroise à la victoire, ça oui.

Les coups de feus qui s'intensifiaient de plus en plus la ramenèrent à la réalité. D'un geste mécanique, elle replaça une mèche derrière son oreille et, après avoir observé la bataille de loin, se saisit d'une arme à ses côtés. Le geste était automatique, mais pourtant révélateur. Elle brûlait d'envie de se jeter là-dedans, et ce désir s'intensifiait dès qu'elle voyait un de ses hommes tomber. Rester ici la rendait nerveuse, mais on la retenait par tous les moyens. Un soldat lui fit même la remarque qu'elle devrait plutôt rester cachée, mais il ne réussit à récolter qu'un regard noir. Il avait de la chance, si la bataille n'était pas en train de prendre de plus en plus d'ampleur, elle se serait fait un plaisir de lui coller son poing en pleine figure. Soldat de sa propre armée ou non. Elle sentait bien que voir une femme sur le champ de bataille gênait, même s'il s'agissait de leur nation, mais elle s'en moquait pas mal. Elle voulait y aller, elle y irait.

Néanmoins, quelque chose la gênait, dans tout ça. Elle savait qu'Italie était là. Elle savait qu'il participait à la bataille. Oui bien sûr, tout ça elle le savait grâce à diverses sources. Mais elle ne le voyait pas. Non pas qu'elle avait envie de se battre avec lui, ni de le blesser, mais il avait disparu et ça c'était mauvais. La brune avait cru voir la mèche folle de l'autre nation, mais elle avait été détournée et, par la même occasion, l'avait perdu. Cependant, elle était certaine qu'il n'était pas si loin que ça. Elle le sentait. Peut-être était-ce une espèce d'instinct maternel, elle n'en savait trop rien et ne s'en préoccupait pas vraiment. La seule chose qui l'importait était de savoir où se situait la nation Italienne. Une légère angoisse de ne pas le voir apparue, mais elle la refoula bien rapidement. Elle ne devait plus le voir comme la petite nation qu'elle avait materné, mais comme un ennemi. Elizabeta ferma les yeux le plus fort possible, se répétant plusieurs fois cette même réalité. Puis, une fois qu'elle jugea que c'était bien ancré dans ses pensées, elle daigna les rouvrir et ce fût pour voir d'autres hommes tomber. Grincement de dents. Elle n'aimait pas ça. Mais vaincre l'armée ne lui apporterait rien.

La nation.
Elle devait trouver la nation.

Hongrie se releva lentement, se mettant à découvert quelques instants. Ses jambes semblaient peser des tonnes et son cœur se mettait à battre rapidement. Une balle perdue rencontra son épaule, la faisant grimacer, mais elle oublia assez rapidement la douleur. Elle devait trouver Italie. Par n'importe quel moyen, mais elle devait le trouver. Prenant une grande inspiration, elle se força à se calmer, se calant contre un arbre. Rapidement, elle parcourue des yeux la bataille qui se livrait quelques mètres plus loin. Des centaines de soldats. Plus même, des milliers. Mais elle était intiment persuadée que Veneziano n'était pas parmi eux. Mais où alors ? Elle reposa sa tête contre le tronc de l'arbre lui servant d'appuis. Puis la réalité la frappa. Les arbres. La forêt. La bataille se déroulait a proximité d'une forêt, en plus du fleuve de l'Isonzo. Elle s'était '' cachée '' ici, mais avait vu deux ou trois soldats italiens en plus des siens. Des jeunes qui avaient soudainement peur de la mort. Italie était peureux, lui aussi, ce n'était même plus à prouver. Cette végétation était une bonne cachette. Alors, pourquoi pas ? Après tout, si elle se trompait, elle pouvait toujours revenir sur ses pas. Elle se promit que si elle revenait bredouille, elle rejoindrait ses soldats. Elle souffla un grand coup et attrapa un soldat près d'elle. Armée de son air grave, elle sera son bras et approcha son visage du sien pour qu'il l'entende bien. Elle lui demanda (ou plutôt lui hurla), d'aller prévenir le maréchal Boroëvić afin de le prévenir qu'elle suivait la nation Italienne. Elle le poussa ensuite, ne prenant même pas le temps de vérifier s'il accomplissait son devoir ou non et se saisit de son arme avant de s'engouffrer entre les arbres, murmurant pour s'encourager un : « On y va ma fille. ».

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MessageSujet: Re: De nobis fabula narratur | Hongrie   Sam 22 Fév - 21:56

Veneziano échappa un profond soupire. Cela faisait un bon moment qu’il était désormais caché et qu’il n’avait pas bougé. Il se contentait de rester dans son coin à trembler, pleurnicher et se lamenter tandis que les soldats tombaient au front pour leur patrie. Il avait honte. Honte mais tellement peur. Entre le fait de se battre vaillamment et celui de rester caché, il préférait de loin la seconde solution. Elle était lâche et facile mais tellement plus protectrice. Tellement plus rassurante. Avec elle, il ne serait pas blessé. Pas comme les soldats ayant choisi la poudre et les armes pour défendre leur nation lâche et poltronne. Ils mouraient pour une nation dont il n’y avait pas vraiment à être fier. Ou du moins, ils pouvaient être fiers de leur pays, mais moins de son représentant qui les abandonnait une fois sur le front.

Feliciano regardait nerveusement autour de lui. Personne ne semblait venir par ici. Il tira alors de sa poche un mouchoir blanc et ramassa rapidement une branche avant de confectionner un drapeau blanc en cas d’ennui. L’italien passa son arme dans son dos et ramena ses genoux contre sa poitrine avant d’agiter faiblement son drapeau devant lui. Il se concentra sur le mouvement du tissu qui le plongea dans une profonde réflexion avant d’en être tiré violemment par une détonation que son instinct de survie italien jugeait beaucoup trop proche. Veneziano mit moins d’une demi-seconde pour bondir sur ses jambes avant de prendre la fuite. Il s’éloigna un peu plus du front et se dissimula derechef derrière un arbre. Il jeta un coup d’œil bref et effrayé en arrière pour s’assurer que personne ne l’avait vu ou suivi. Il poussa un soupir de soulagement. La bataille avait été entamé il y a peu et il avait l’impression qu’elle durait depuis des jours.

L’italien fixa son drapeau blanc avec peine. Pourquoi les gens ne pouvaient-ils pas vivre en paix sans constamment chercher à agrandir leurs territoires ou à vouloir soumettre les autres à leur puissance ? C’était tellement plus agréable de s’installer autour d’une table pour manger des pasta en rigolant tous ensemble… Chose beaucoup plus agréable et tellement moins coûteuses qu’une guerre. En quoi était-ce si difficile à comprendre ? Un billet d’avion ou de train a moins de valeur qu’une armée de  blindés ou toute une flotte aérienne. Un sourire a tellement plus de valeur que toutes ses balles mortelles. Une valeur différente et bien plus précieuse que celle de l’argent. Veneziano soupira et fixa le sol en serrant son fusil et son drapeau blanc contre lui. Son visage s’était imprégnait de peine et de tristesse au détriment de la peur qui continuait malgré tout de le hanter et qui ne manqua pas de reprendre sa place de dominante lorsque de nouvelles détonations se produisirent près de lui. Feliciano bondit soudainement sur ses jambes avant de se remettre à courir. Prenant sans attendre la direction opposée au front. Toutefois, la réalité de ce dernier ne tarda pas à le rattraper. L’italien avait beau courir vite, le monde réel était, lui, bien plus rapide. La balle perdue qui vint caresser son bras gauche pour y laisser une marque brûlante.

Veneziano échappa un cri de douleur et accéléra le rythme de sa course. Il lui fallait une meilleure cachette. Mais où la trouverait-il ? Ses idées étaient trop bouleversées pour parvenir à trouver une quelconque solution. Chose que fit alors son instinct pour lui et sans qu’il ait réellement le temps de réaliser, il se retrouva cacher en haut d’un arbre. Lorsqu’il réalisa son exploit, il échappa son drapeau qu’il essaya de rattraper mais une nouvelle part de réalité vint le frapper. Une balle perdue vint percer la paume de sa main qu’il ramena aussitôt contre lui, à l’abri, tout en retenant par un miracle inconnu un cri. L’italien posa, après une seconde éternelle, son regard sur sa main. Ses yeux s’écarquillèrent et l’envie de vomir vint le saisir. Il ne tarda pas à y céder. Sa respiration était saccadée et son corps tremblait. Le fusil dans son dos lui paraissait peser des tonnes. Il chercha son drapeau du regard et vit que celui-ci s’était taché de son sang. Un profond malaise vint l’imprégner. Sa peur ne faisait que croitre à une vitesse exponentielle et Feliciano avait de plus en plus de mal à penser de manière ordonnée et rationnelle.

Après de longues secondes de flou total, l’italien pensa enfin à tirer des bandages des poches de sa veste afin de panser sa main. Toutefois, de nouveaux coups de feu à proximité le firent sursauter et les bandages rejoignirent le drapeau taché au sol. Par un réflexe qui lui avait été jusque-là inconnu, Veneziano attrapa le fusil se trouvant dans son dos et se mit en position de tir sans réfléchir. Sa position était d’ailleurs parfaite. Il lui fallut un temps de réaction pour le remarquer et perdre ensuite tous ses moyens. Son geste qui avait été si précis et efficace était devenu tremblant et hésitant. Le sérieux et le vide qu’il avait fait dans son esprit ne dura qu’une fraction de seconde avant de rendre sa place au bouleversement et au chaos. Un bruit bien plus près que les précédents attira son attention et il pointa son fusil dans la direction de celui-ci sans attendre. Son visage était marqué par la terreur et la douleur. Sa respiration était toujours aussi courte. Et il réalisa que son instinct, au lieu de le sauver, l’avait condamné. Il se sentait incapable de descendre de l’arbre et était donc une proie facile pour n’importe qui. Ses yeux étaient rivés du côté de sa terreur et examinaient de manière nerveuse les alentours. De manière certainement trop précipités également. Feliciano serrait son fusil de ses mains mal assurées. Il voulait prendre la fuite comme il savait si bien le faire. Toutefois, s’il n’était pas capable de descendre de cet arbre, sa seule échappatoire était de se faire sauter la cervelle. Bien évidemment, l’italien n’oserait jamais faire une telle chose car elle était jugée beaucoup trop effrayante à son goût. Son doigt vint lentement se poser sur la gâchette sans pour autant la presser et un frisson vient parcourir son échine…

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MessageSujet: Re: De nobis fabula narratur | Hongrie   Mer 26 Mar - 21:32

Le souffle étrangement court, une certaine angoisse lui tordant les entrailles, la nation Hongroise avançait en tenant fermement son arme. Elle était à l’affût du moindre bruit, de la moindre trace humaine, si bien que cela virait presque à la paranoïa. Dès qu'un bruissement se faisait entendre, elle se retournait en un volte face, braquant le canon de son fusil dans la direction du bruit. Mais rien. Italie lui restait hors de porté. Mais il ne pourrait pas fuir éternellement, après tout.
En un certain sens, elle était nerveuse à l'idée de trouver l'Italien. Qu'allait-elle faire, à ce moment-là ? Lui tirer dessus ? Le menacer ? Le blesser d'une quelconque façon ? Ou fallait-il opter pour une approche plus calme, plus... diplomate. Elle devait se décider, et vite. Ils étaient en guerre. Mais l'idée de violenter Feliciano ne lui plaisait pas, mais alors, pas du tout.

Un cri retentit, pas si loin que ça. Elle se retourna d'un bond face à son entente, reconnaissant parfaitement la voix de l'Italie. Elle l'avait élevé, bon sang. Elle avait entendu sa voix d'enfant devenir une voix '' d'adulte ''. Et elle n'avait pas besoin d'une quelconque aide pour la reconnaître. C'était lui, il n'y avait aucun doute.

Appuyant avec force sur ses pieds, histoire de se donner l'illusion d'avoir plus de vitesse, elle écarta branches et herbes hautes, faisant de son mieux pour éviter les branches tout en restant à l'écoute d'autres sons dans le même genre que le cri. Mais plus elle cherchait, plus il lui semblait que les coups de feu s'intensifiaient, que les hurlements des soldats se rapprochaient. Se rapprochait-elle elle-même du front, ou bien était-ce la bataille qui prenait de l'ampleur ? Ce genre de pensées se bousculaient dans sa tête, alors qu'elle n’arrêtait pas de courir, suivant des bruits, réels ou non. Au final, elle ne savait plus trop.

Elle resserra avec force son arme entre ses mains pleines de coupures de ronces ou de branches cassées, et, écartant un buisson d'un geste rageur, se retrouva face au canon d'un autre fusil. Plus par réflexe qu'autre chose, elle braqua à son tours le sien, reprenant difficilement raison. Seulement après, elle songea que son geste était stupide, et qu'elle venait de risquer de se faire plomber en moins de deux. En relevant légèrement les yeux du canon face à elle, elle croisa le regard paniqué d'Italie. Ses dents grincèrent, alors qu'elle tapotait nerveusement (mais sans force) son doigt contre la gâchette.

Puis, après plusieurs longues secondes de silence, elle déclara : « Pose ton arme à terre. Maintenant. », d'une voix qu'elle voulait froide mais qui, au final, était moins fière que voulu, et plus incertaine. Ses yeux verts cherchaient ceux de l'autre nation, alors qu'elle essayait tant bien que mal de retrouver la motivation qui guidait ses pas quelques temps auparavant. Mais non, rien. Elle était plus figée qu'autre chose. Elle eut une pensée pour Roumanie, se disant qu'il se foutrait sûrement d'elle si il la voyait comme ça. Elle, la grande Hongrie, qui se retrouvait dépourvue de tout courage devant la nation faiblarde qu'était Italie. Car oui, pour elle, il n'avait rien d'une grande nation, il était resté le petit garçon qui venait écouter Autriche jouer du piano et réclamer des pâtes pour le repas.
Le jeune homme face à elle, qui était-ce, alors ?
Et bien le même garçon, qui avait grandit, bon sang. « Fais toi une idée, merde. ». Ça faisait combien de fois, qu'elle se le redisait pour elle-même, dans sa tête ? ...Et depuis quand elle se la jouait nostalgique, d'ailleurs ? Ce n'était définitivement pas son genre.

C'est avec cette pensée qu'elle raffermit sa prise sur le fusil entre ses mains, et qu'elle se décida d'arrêter de tapoter la gâchette pour poser définitivement son doigt dessus, sans pour autant presser quoi que ce soit, se contentant de garder en joue le brun face à elle, chassant les images d’antan qui auraient pu faire dévier ses décisions. D'une voix cette fois-ci sèche, elle déclara : « Ne fais pas l'imbécile et ne lutte pas. ».

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MessageSujet: Re: De nobis fabula narratur | Hongrie   Jeu 29 Mai - 22:41

Un canon se braqua dans sa direction tandis que ses bras tremblaient, peinaient à maintenir l’arme en position et que ses yeux s’étaient écarquillés sous l’effet de la surprise. Son doigt caressait la détente avec hésitation jusqu’au moment où son regard en croisa un autre qu’il connaissait bien. Son doigt se détendit aussitôt et s’éloigna un peu de la gâchette. Même s’il l’avait voulu, au plus profond de lui, il était incapable d’ouvrir le feu sur celle qui l’avait élevée dans sa jeunesse. Comment aurait-il pu lui faire du mal après tout ce qu’il avait vécu tous les…
L’ordre de la jeune femme qui vint briser le silence installé entre eux ne manqua pas de le faire sursauter et de le ramener à cette cruelle réalité qu’était la guerre. Les mains de Feliciano desserrèrent leur étreinte autour de l’arme et ses yeux devinrent plus craintifs. Jamais la demoiselle ne lui avait parlé sur un tel ton par le passé. La guerre change les Hommes paraît-il. Aurait-elle changé la personnalité de la nation hongroise au point de lui faire oublier leur passé commun ? Au point de lui faire oublier les bons moments passés ensemble ? Tous ses instants de rire, de gaité et de réconfort… Tout cela s’étaient-ils envolés ? Le jeune homme ressenti un pincement au cœur à cet idée et ne put pas cacher la peine qui vint alors l’habiter, baissant le regard en le détournant brièvement.

Toutefois, lorsque la jeune femme répéta son ordre de rendre les armes, il eut un sursaut et lâcha celle-ci par maladresse tout en se recroquevillant sur lui-même comme il put. Ses yeux, emplis de peur, se posèrent sur le canon de l’arme dirigé sur lui et il ne parvenait à la quitter du regard que très difficilement. Ses yeux remontaient le long du canon pour se poser dans le regard de la jeune femme. La crainte ne cessait de croitre en lui et le moindre de ses muscles étaient  en proie aux tremblements. Il était tétaniser et incapable de faire quoi que ce soit. Le simple fait de réfléchir ou d’avoir ne serait-ce que la moindre pensée lui était rendu impossible. Il ne cessait de céder du terrain à la terreur. Le silence entrecoupé de détonation semblait créer entre eux une tension sans égale. Feliciano voulait dire quelque chose. Mais quoi ? Que devait ou pouvait-il dire dans une telle situation ? Ce silence était oppressant mais l’idée de le rompre était encore plus stressante. Il fallait choisir les mots avec soin et à cet instant, le vocabulaire de l’italien se retrouvait réduit à zéro. La douleur de ses blessures s’était pratiquement effacée sous l’effet de la tension. Sa main percée et ensanglantée était venue constituer une faible protection lorsqu’elle se positionna devant lui. Italie était réduit à l’état de proie, piégée et à la merci de son chasseur.

Ses yeux revinrent sur l’extrémité de l’arme à feu et finalement, il leva les bras. Que pouvait-il faire à part cela ? Ses bras tremblaient autant que le reste de son corps et ses lèvres finirent par s’entrouvrirent lentement pour laisser de manière presque imperceptible :

« E-Elizabeta… »

Son prénom. C’est tout ce qu’il avait eu la force de prononcer. Que pouvait-il de plus ? Il était là, planté en haut de cet arbre, arme braquée sur lui. La main détenant la puissance de feu était si familière et se voulait si étrangère en montrant froide en ces temps de guerre. Pas de pitié pour son ennemi durant ce genre de période, n’est-ce pas ? D’autres mots vinrent à ses lèvres et il les laissa alors sortir sur le même ton que le prénom de la jeune femme, ne le faisant que de manière un peu plus forte pour se faire entendre. La voix, elle, était toujours aussi hésitante et effrayée.

« V-vee… J-je… je veux bien me rendre mais… tu peux m’aider à descendre ? Je…je suis coincé… »

Le regard de l’italien ne cessait de s’emplir de peine et de crainte. Il n’était pas en position de faire quoi que ce soit et il n’avait rien qui lui permette d’agir. Son arme et son drapeau se trouvait désormais au sol et il ne savait absolument pas comment s’y prendre pour descendre. Il aurait besoin d’aide quoiqu’il fasse. Il n’était déjà pas capable de s’en sortir en étant valide alors avec une main en sang, ce n’était pas la peine d’y penser. La douleur se rappela alors à lui et il regretta d’avoir fait tomber les bandages qu’il compter utiliser pour protéger et recouvrir sa blessure. Italie avait toujours su qu’il n’était pas fait pour les guerres et à chaque nouveau conflit, il en était un peu plus certain…

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