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 Détour d'un couloir Du Kremlin [PV Moscou]

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Lituanie
Cendrillon balte - service à thé
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MessageSujet: Détour d'un couloir Du Kremlin [PV Moscou]   Sam 30 Mai - 1:43

En cette année 1860, l' hiver était bien installer sur Moscou. La couvrant d'un épais manteau blanc..., c'est tout ce que voyait Lituanie à travers le verre, son regarde fixant un point lointain, et quel point ? Vilnius... Ou même une autre ville peut importe là quelle du moment qu'elle était Lituanienne... Il avait eu pas mal de travail, c'est dernier temps qu'il ne pouvait pas prendre le temps de se reposer ne serait-ce que cinq minuscules minutes. Voilà soixante-cinq ans qu'il est ici... Pour un humain, cela aurait été long pour lui... Oui, c'était long, mais cela ne changeait rien à son espérance de vie...

Le brun croisa les bras soupirant, soixante-cinq ans à travailler pour Russie, il avait essayé de tenir tête bon nombre de fois, refusant catégoriquement tel ou tel besogne. Mais à la longue, il les avait quand même faites... C'est aussi au temps d'année loin de Pologne, il se demandait comment il allait... Enfin, il le savait railler de la carte, mais le connaissant son peuple n'allait pas l'oublier ainsi et un jour, il reviendrait. En attendant il se devait de rester fort, pour lui, pour SON peuple qui en avait besoin. Russie pouvait dire ce qu'il voulait le peuple ne se laisserait pas faire facilement, tout comme lui en fait... Il l'avait annexé de force lui retirant tout ce qu'il avait.

Maudit russe, maudit pays enneiger, il détestait tout ce qui était ici et tout ce qui lui rappelait qu'il était à son service, se rappeler que depuis sont arriver, il y avait déjà eu des problèmes à Vilnius avec certains étudient, des professeurs et une université en moins de deux ans... Alors devoir apprendre et accepter la culture russe comme si de rien n'était impossible pour lui. Et il était hors de question de se laisser faire ainsi. Même si il avait été forcé à aider lors de l'insurrection qui avait débuté le 29 novembre 1830 pour prendre fin en octobre 1831. Cela ne l'empêchait pas de détester Russie et son gouvernement.
Pourquoi enfin prendre cinq minutes à lui ? Hum... Disons qu'aujourd'hui même était une date marquante pour lui, Russie était en ville pour affaires et c'étais la première fois en autant d'année qu'il avait du répit et se retrouvait seul à se permettre de prendre du temps à songer

Une voix Russe résonnait tel un écho dans son souvenir, une voix qui n'avait pas y être qui n'aurait pas du y être. Une voix qui le ramenait à la réalité. Lituanie semblait avoir quitté son monde, revenant au temps présent. Il était là planté devant la fenêtre serrant le plateau contre lui. Un son de plus. Encore cette voix, il quitta la fenêtre pour poser son regard émeraude sur son interlocuteur. Un regard normalement plein de vies. Mais depuis son arrivé ici et au fil des années  il s'était éteint. Lituanie paraissait plus mort qu'autres choses.

Un second soupire puis il retourna à son observation dans le plus grand silence, il réalisait qu'il était si bien dans ses pensées qu'il fut presque attiré à y retourner et pour preuve, il avait retourné sa tête vers la vitre regardant la neige tomber lentement, ces milliers de petits flocons de glace passant ainsi s'empilant un sur les autres lui rappelaient subitement les secondes qui passaient.
À voir la couche de neige, il lui vient la drôle d'idée d'imaginer chaque cristal représenter une seconde qu'il a passée dans ce manoir, que ce soit à travailler ou à dormir. Peut-lui importait, c'était long et lent. Trop lent... Quand arrivera-t-il à la fin de cette domination ? Peut-être pas maintenant, mais un jour. Un jour, il sera à nouveau libre et ce jour-là, il ira directement voir Pologne...
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Moscou
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MessageSujet: Re: Détour d'un couloir Du Kremlin [PV Moscou]   Jeu 4 Juin - 22:36


Détour d'un couloir du Kremlin
Un vent glacial balayait la grande place, semblant pousser hors du chemin les passants qui encombraient les rues. Il commençait à se faire tard, le soir tombait doucement au-dessus du lit des nuages – quelque part en un endroit proche, un clocher sonna six heures. On voyait çà et là de pauvres malheureux cherchant à se réchauffer auprès des brasiers que les cochers des troïkas gardaient le plus souvent pour eux. Par un mois d’hiver si rude, nul ne s’attardait en extérieur parmi ceux qui avaient un chez-soi, et la poudreuse, quoiqu’elle fut déblayée en des tas adossés aux murs des bâtiments, tombait encore trop pour ne pas recouvrir les avenues. Aux flocons blancs se mêlaient volontiers les nuages cotonneux et les fumées des usines ; et la neige ne suffisait pas à étouffer la cacophonie ambiante d’une ville qui survivait dans sa misère.

Des pas précipités, un souffle saccadé qui peinait à suivre le rythme de la démarche et le froid de l’hiver : le givre brûlait toutes les gorges, et il était douloureux de voir ces quelques autres fourrures de bourgeois quand on avait soi-même qu’une vieille écharpe en laine qui s’effilait de part en part. Aleksandra affrontait le froid, courbée en avant comme pliée en deux sous le poids de ses soucis, ou de sa longue chevelure qu’elle avait négligemment détachée comme dans l’espoir de se réchauffer sous leur couverture. Elle tenait d’une main gantée les pans de son manteau, tandis que l’autre était enfouie dans l’interstice des chauds tissus. Ses lèvres étaient glacées, gercées, entrouvertes pour laisser échapper sa respiration haletante qui s’évaporait en fumées.

Après un temps de marche, elle parvint à rejoindre la chaleur de l’un des palais du Kremlin – chaleur toute relative par ailleurs, puisque les murs de pierre semblaient volontiers laisser entrer l’air glacial de ce mois de février 1860. Toujours est-il que le vent s’arrêtait aux parois, et que la Moscovite put enfin reprendre son souffle, et tirer son exemplaire des Moskovskiye Vedomosti*. Tandis qu’elle marchait, ses yeux balayaient le journal et ne prêtaient pas la moindre attention à son entourage. Le Kremlin était bien vide, en comparaison de ce qu’il avait été autrefois – mais fort heureusement n’était pas encore désert. On avait appris, cependant, à ne pas importuner la maîtresse des lieux, qui lentement se laissait sombrer dans la condition de son peuple : la perte de confiance envers l’Empereur, l’épuisement, la pauvreté, la faim, la dépravation et en conséquence de tout ceci, la dépression.

Néanmoins ce jour-là il se trouva qu’elle avait une visite impromptue. Elle ne s’était pas souciée de savoir si quiconque de spécial devait se rendre à Moscou aujourd’hui, aussi quelle ne fut pas sa stupeur de trouver au détour d’un couloir, alors qu’elle relevait à peine les yeux, une tête connue – une tête qui n’était ni mortelle, ni moscovite, ni même russe, une tête qu’elle n’avait vue depuis bien longtemps d’ailleurs. Elle s’arrêta net, ne sachant ni que dire, ni que penser. Lituanie – quel était son nom déjà ? Elle n’avait pas pris la peine de penser à son existence depuis bien longtemps, à vrai dire il n’était plus aucune existence qui lui importait vraiment alors. Elle replia le papier humide et s’aventura de son côté.

« Литва* ? » appela-t-elle avec une certaine réserve – sa voix qu’elle n’avait pas encore utilisée aujourd’hui et qui avait souffert du froid s’était faite éteinte et enrouée, et elle n’était pas entièrement assurée qu’il ne s’agissait pas là d’un humain qui lui ressemble. Le brun paraissait fasciné par le paysage au dehors, et n’avait pas réagi à son appel. Elle approcha de quelque pas, tout en tenant une respectueuse distance, et appela une seconde fois dans l’espoir de capter son attention, avec un peu plus d’assurance et d’impatience.

Cette fois elle perçut un regard, qui d’ailleurs la négligea profondément. Elle ne sut d’abord si elle devait s’en vexer, si elle devait souffrir d’être si peu importante dans son propre Kremlin, dans le cœur même de sa ville, dans son domaine. Elle se demanda également si elle ne faisait pas erreur – ou si elle n’hallucinait pas tout simplement. Il y a quelques années à peine on l’avait bien crue folle, il n’aurait pas été étonnant qu’elle se soit noyée dans des images familières à force de perdre tous ses appuis. A peine le regard s’était-il posé sur elle qu’il revint se fixer sur la vitre, ou plutôt ce que l’on pouvait voir au travers elle. Que faire ? Elle était tentée de s’en aller, de le laisser là, après tout il n’y avait plus rien qui en valait la peine entre ces murailles, l’on pouvait bien laisser le public y circuler. Seulement, son air d’étranger ne lui plut pas particulièrement, associé à ce vent magistral qu’il s’était permis de lui glisser.

Qu’y avait-il au dehors de si passionnant à voir ? A ses yeux, rien que de hauts remparts blancs sales, des pavés usés et retournés, des bâtiments tous plus laids les uns que les autres, des hommes et des femmes frigorifiés comptant leurs kopecks, de maigres chevaux battus par le fouet, et une neige qui tombait drue pour ensevelir toutes ces horreurs. Les cathédrales elles-mêmes semblaient avoir terni sous son regard – et de toute façon elle se sentait trop peu méritante pour se permettre de penser à Dieu sans d’immenses regrets en ce temps-là. Après un bref coup d’œil à ce triste paysage, elle retourna son attention vers le Lituanien – elle était tellement certaine qu’il s’agissait de lui ! – et, lentement, lui dit en ces mots teintés du plus profond sarcasme : « Tu contemples la misère humaine ? ».


~

Moskovskiye Vedomosti : litt. "les Nouvelles de Moscou", un quotidien.
Литва : Lituanie
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