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 L'awesome Preußen vous fait enfin l'honneur d'arriver!

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Prusse
L'awesome n'a pas de rang, il est au dessus .
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Messages : 45
Date d'inscription : 27/10/2013
Age : 890

Tout sur une nation. ♪
{ Nom Humain.: Gilbert Beilschmidt
{ Fiche de relations.: http://thats-the-earth.forumactif.org/t208-l-histoire-ne-se-construit-jamais-seul-elle-se-batit-avec-sa-famille-mais-surtout-ses-ennemis
{ Fiche de présentation.: http://thats-the-earth.forumactif.org/t84-l-awesome-preussen-vous-fait-enfin-l-honneur-d-arriver

MessageSujet: L'awesome Preußen vous fait enfin l'honneur d'arriver!   Dim 27 Oct - 2:24











Preußen
Prusse . Gilbert Beilschmidt  . Masculin . Europe . Allemagne/ Amerique/ Angleterre/ Autriche/ Berlin Est/ Berlin Ouest/ France/ Espagne/ Germanie/ Hongrie/ Italie du nord/ Italie du Sud/ Japon/ Lettonie/ Lituanie/ Pologne/ Russie/ Saint Empire Romain Germanique  . Prusse . L'awesome n'a pas de rang, il est au dessus . Un gentil Russia et une gentille Moscou m'en ont parlé lors d'un hetalia day . Aucun  . J'aime le rouge et donc la décoration . Je le donnerai quand je connaîtrais mieux . normalement 7/7 . Bière -n'a pas compris le truc je le sens- .

. Ce en quoi je suis unique .

 Comment ça, tu veux savoir à quoi l’awesome moi ressemble ? Parce que tu ne le sais pas encore ? Ou est-ce seulement une technique afin d’avoir une photo de moi ? Kesesesese ! Je le sais, l’awesome moi est tout simplement parfait alors comment ne pas vouloir le contempler ! En un mot, je suis awesomement parfait. Was ? Tu insistes pour que je te décrive exactement ce à quoi je ressemble ? Ah, tu ne veux pas seulement voir la perfection tu veux aussi l’entendre !  Soit, l’awesome moi va te faire l’honneur de te décrire son apparence ! Mais par où pourrions-nous commencer…  
Bon, faisons dans l’ordre logique ! Contrairement à la plupart des germaniques, je ne suis pas blond aux yeux bleus. Mes cheveux sont courts et tirent plutôt sur un blanc argenté, une très jolie couleur n’est-ce pas ? Je les laisse d’ailleurs libre la plupart du temps contrairement à West qui les plaquent en arrière afin de laisser s’accentuer les reflets argentés avec la lumière. Mes yeux, quant-à eux, sont d’un rouge profond du plus bel effet, comme deux rubis. Enfin… Mes yeux ne sont pas entièrement rouge, on m’a dit que ça s’appelait une dichromie iridienne, c’est surtout pour renforcer mon awesomeness. Enfin, quoi qu’il en soit, tu auras surement compris avec cela, l’awesome moi est donc albinos, je n’ai jamais vraiment compris si cela était mal où non car, lorsque j’étais encore un enfant, certaines personne me vénéraient presque pour cela et d’autre en étaient effrayés, mais pour rien au mon je n’aurais changé ce fait, mon côté unique et awesome ne faisait que ressortir un peu plus ! D’ailleurs, mes cheveux blancs sont un caractère que je ne partage qu’avec une seule personne dans ma famille, ma charmante petite sœur Erika ! Presque aussi awesome que son grand frère, kesesesesese ! A part Erika et moi, je ne vois que le petit maître qui ne soit pas blond dans la famille, mais là n’est pas le sujet ! Revenons à l’awesome moi ! Mon visage est moins anguleux que le visage de West, partageant plus les traits fins de Siegfried, bien que mes traits soient tout de même moins fins, je suis entre les deux va-t-on dire !  Ma peau est d’un blanc très clair assez plaisant, comme de la porcelaine, mais ne vas pas croire que j’ai une peau de jeune fille ! Je laisse cela à Erika !
A part cela, du haut de mon mètre soixante-dix-sept, je suis l’une des plus grandes nations européennes ! Déjà que je ne passe pas inaperçue avec mon visage plutôt atypique, ma grande taille m’aide un peu plus à me démarquer des autres. Après tout, l’awesomeness, il faut que ça se remarque tu ne penses pas ? Je suis plus petit que West, mais ne t’y trompe pas, c’est bien moi le grand frère ! Cependant, avec la mal nutrition de l’époque où je n’étais encore qu’une jeune nation, j’ai moins grandit que Luddy, mais qu’importe après tout, je suis toujours awesome ! Je suis aussi un peu moins musclé que lui, cependant, les heures de sports que j’ai passé à sculpter mon corps se voient, et pas qu’un peu ! Ma musculature est belle et développé juste comme il le faut et je dois m’en dire plutôt fier. J’ai tenté de convaincre Siegfried de faire du sport aussi avec West et moi, mais ça n’a pas été très concluant… Il faudrait pourtant qu’il y pense, il est aussi fin que sa sœur ! Peut être même a-t-elle plus de muscles que lui… Enfin ne le disons pas trop fort, je ne sais pas ce que je risque en avançant cela.
 Que dire d’autre ? Ah oui ! Pour ce qui est de l’ordre vestimentaire, je porte habituellement un uniforme dont la veste et le pantalon sont de la couleur bleu de Prusse. Quel magnifique nom pour une couleur n’est-ce pas ? Il ressemble à la Luftwaffen Fliegerbluse mais ne l’est pas. Vous savez, je ne suis pas vraiment du genre à piloter un avion, je préfère garder les pieds sur terre surtout durant un combat ! En dessous, j’arbore une chemise ainsi qu’une cravate noir sur laquelle repose fièrement ma croix de fer. Elle ne me quitte jamais, c’est un symbole que je partage avec West, Erika et Siegfried, alors pour rien au monde je ne l’abandonnerai ! Il n’est cependant pas rare de me voir dans d’autres tenues un peu moins formelles. L’uniforme que j’eus alors que j’étais le grand Empire Prussien me manque malgré tout. Je suis surtout nostalgique des années passer avec Old Firtz et cet uniforme me rappelle ces moments passés avec lui. Enfin, je le porte encore de temps en temps je peux bien te le confier !  Kesesesesese !

. Ce qui me rend awesome .

 Was ? Tu veux en savoir plus sur ma personnalité maintenant ? Tu es bien curieux ! Tu as craqué sur l’Awesome moi c’est ça ? Ne t’inquiète pas, ce n’est rien, tu n’as pas besoin de nier kesesesese ! Enfin, je ferais bien une petite description pour te faire plaisir ! Je suis d’une nature combative, après tout, que pouvait-on attendre d’autre de la part d’une puissance militaire tel que l’Awesome moi ? Je suis né par le combat, je me suis toujours battu pour ma survie et, d’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu cet esprit combatif, toujours à chercher le combat, et surtout, à éviter le mariage. Le mariage ne me rendra pas plus fort, l’expérience oui. En plus, j’adore être seul ! Pourquoi l’Awesome moi devrait-il s’encombrer de qui que ce soit, la solitude est la meilleure des compagnies, kesesesese ! Comment peux-tu ne serait-ce que me croire d’un genre romantique ? Ce n’est absolument pas vrai ! Je me suis bien moqué d’Hongrie et du petit maître lorsqu’ils se sont mariés ! J’en ai tellement rit que j’ai fini par en pleurer ! Tu n’as quand même pas cru que j’avais pleuré à cause de la solitude ?! Ah, pardon ? Tu ne savais que j’avais… Oublie ! Oublie ce que j’ai dit ! J’adore simplement la solitude ! Un soldat n’a de toute façon pas besoin de compagnie à par celle de la victoire ! D’ailleurs, en bon soldat, je suis extrêmement sérieux et ponctuel, méthodique et sévère lorsqu’il le faut. Comment crois-tu que mes petits frères et ma petite sœur soient devenus de tels acharnés au travail ? Ils tiennent évidement de l’Awesome moi ! Demande donc à Lettonie si tu ne me croies pas ! C’est vrai qu’on ne le dirait pas au premier abord mais je suis un travailleur au fond, car il faut bien aider nos chefs avec tout ce qu’on a ! La loyauté envers mes chefs est d’ailleurs l’une de mes valeurs ! Enfin… Il y en a bien un auquel je n’ai pu donner ne serait qu’un semblant de loyauté, mais c’est différent, et ce n’est pas réellement mon chef ! Ce scélérat s’était même servi de l’image d’Old Fritz pour avoir une meilleure image ! Rien que cela, je ne le pardonnerais jamais car, à l’inverse, Old Fritz restera toujours le Roi auquel j’ai voué la plus grande loyauté, il a fait de moi tout ce que je suis, ce que j’étais, a su me faire devenir un empire si puissant… Evidemment avant comme après, d’autres ont fait de grandes choses pour moi et je leur en suis reconnaissant, mais Old Fritz est spécial, et j’espère que de là où il est, il me voit, et qu’il est fier de moi. D’ailleurs, Old Fritz avait l’habitude de me tapoter gentiment la tête pour me féliciter, depuis, j’adore le faire aux autres ou lorsque l’on me le fait, c’est une chose bien agréable.
J’ai l’impression de me perdre un peu, ce n’est pas bien ordonné tout cela, ce n’est pas digne de l’Awesome moi qui rédige et classe tout ! Tu ne me crois toujours pas ?! Mais qu’est-ce que tu as à ne pas vouloir croire que je suis travailleur et ordonné ! Tu sais, depuis que j’ai été créé, je tiens un journal ! Il y a d’ailleurs tellement de volume à présent qu’il me faut tout une pièce rien que pour eux ! A côté de cela je suis aussi très doué pour les tâches ménagères et le jardinage ! Il faut dire que depuis que je ne suis plus une nation, j’ai beaucoup de temps libre donc tout le loisir d’apprendre…
Ah ! L’Awesome moi a oublié de mentionner une chose bien importante ! Tu savais évidemment que je fus l’incarnation des Chevaliers Teutoniques ? Cela fait de moi quelqu’un d’assez croyant, même encore des nos jours bien que ce soit beaucoup moins fort qu’à l’époque. Mais vous savez, l'ordre Teutonique existe encore! Bien qu'un certain homme que je n'apprécie guère contrairement à Siegfried l'ait dissout en 1938, mais il fut évidemment recréé en 1947, c'est bien pour cela que je suis restée malgré tout pieu. Ne te moque pas mais, lorsque j’ai découvert qu’Hongrie était une fille en touchant sa… Sa… Enfin, bref, en me rendant compte qu’elle était une fille, j’ai longuement demandé pardon à dieu pour le pêché que j’avais fait. Pardon qu’il m’a accordé, à ma joie. Il m’arrive encore de prier de temps à autre, mais beaucoup moins que lorsque j’étais enfant, mon peuple a changé et moi avec.
Que puis-je encore te dire d’autre… ? Ah, si ! J’aime bien ce qui est mignon ! Enfin, aimer… J’apprécie… Je ne suis pas non plus une petite fille ! Mais c’est mignon alors des fois… Hum ! J’aime aussi énormément ma famille ! La famille est une chose très importante à laquelle je tiens énormément. West, Siegfried et Erika qui sont encore à mes côtés et que je protègerai comme je le peux avec tout ce que j’ai, mais aussi le Saint Empire Romain Germanique que je n’ai pas su protéger… Ils forment tous ma très chère famille. Je suis très fier de Ludwig qui est devenu un pays tout de même puissant malgré tout ce qu’il a déjà enduré alors qu’il est encore si jeune, il s’est toujours relevé et est désormais un pilier de ce qu’ils appellent « l’union européenne ». Je n’ai jamais vraiment compris à quoi cela servait, un pays se gouvernent et se bat seul ! Sinon c’est une colonie. Ou alors cela fait comme l’union des pays germaniques et devient un pays englobant tous les anciens. Je suis aussi très fière d’Erika et Siegfried qui sont la puissante capitale de l’Allemagne désormais ! Ils ont vu bien des choses, ils ont même été ma capitale avant d’être celle de l’Allemagne tu sais ! Et malgré les siècles, ils ne perdent de puissance bien au contraire, je suis vraiment fière d’être leur grand-frère ! En parlant d’Erika et Siegfried, ils jouent tout comme moi d’instruments de musique ! Je me plais beaucoup à les écouter jouer et même à jouer avec eux. Je pense que ce que je préfère, c’est lorsque l’on joue des morceaux composés par Old Fritz. Oui, car Old Fritz était un formidable flutiste et composait des œuvres, en tant que flutiste, je ne peux pas ne pas jouer ses morceaux ! D'ailleurs, Old Fritz était un grand admirateur de la France, c'est une des raisons pour lesquelles je parle couramment français.
Je pense avoir fait le tour de ma merveilleuse personne. Je peux simplement rajouter que je suis un bon vivant, j’adore manger de bonnes choses et boire de temps à autre. Certains me disent aussi arrogant, prétentieux et fier, mais ils ne savent juste pas ce que c’est que d’être l’Awesome moi, je suis la perfection incarnée simplement, ce n’est pas de la prétention que de le montrer. Enfin, je ne me régénère plus comme les autres nations, je ne sais pas depuis quand c’est ainsi puisque je me blesse peu, mais il semblerait que je n’ai plus cette capacité à guérir vite. Je ne sais si cela veut dire que je suis en train de disparaître ou de mourir, ce qui serait normal après tout puisque je suis une ancienne nation, mais je le cache à tout le monde, personne parmi les nations n’est au courant, alors pourrais-tu garder le secret ? Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que je peux te faire confiance. Quoi qu’il en soit, personne ne le sait et je désire encore moins que ma famille soit au courant, je ne veux pas les inquiéter.
Après cela, je crois avoir tout dit de ma personnalité, j’espère que ça t’a plu ! En même temps, c’est l’Awesome moi qui te parle alors cela t’a forcément plus ! Kesesesesese !

. C'est moi, et alors ? .

Ce que j'aime : Moi, Old Fritz, sa famille, Gilbird, la musique, la bière, les wursts et les membres du bad touch trio, les choses mignonnes

Ce que je n'aime pas (ou prétends ne pas aimer) : la solitude, Russie, Hongrie, Autriche, Pologne et Suisse

En bref : Arrogant (parait-il?), affectueux avec ceux qu'il aime, fier
. Il était une fois, le fier aigle noir, l'awesome Preußen .


« La nature qui a préparé certaines patries et construit des berceaux pour les peuples, n’a pas prévu la Prusse. Il n’existe en effet ni race ni région géographiquement prussienne : l’Allemagne est fille de la nature, mais la Prusse a été faite par des hommes. »
Ernest Lavisse

Attends, tu me demandes maintenant mon histoire? Mon Awesome histoire? Ce n'est plus de la curiosité à ce point tu le sais? Et ça va prendre beaucoup de temps aussi!... Ça ne te dérange pas? Moi non plus figure toi! Bon alors assis toi bien et écoute moi, je vais te raconter mon Awesome histoire, celle de la Prusse
Tout d’abord, sache que je ne me suis pas toujours appelé Prusse, mais patiente quelques instant et tu découvriras d’où me vient mon nom.
Je fus d’abord connu en tant qu’Ordre de la Maison de Sainte-Marie-des-Teutoniques, plus connu sous le nom d’ordre des Chevaliers teutoniques, et, alors que Conrad de Mazovie et le moine cistercien Christian ainsi que son ordre des chevaliers du Christ échouaient à nouveau face au Prussien baltique, ils firent appel à mon ordre pour ce qu’ils appelèrent la conquête de Prusse.
Sous les ordres du quatrième grand maître de l’ordre, Hermann von Salza, nous commençâmes de ces contrées qui me paraissaient si lointaine puisque j’étais, depuis ma création, en Terre sainte, à Saint-Jean-D’acre. Mais le grand homme que fut Hermann von Salza m’avait dit que qu’il me donnerait des terres et ferait de moi, un grand pays. En arrivant près à la frontière des Borusses, les « presque Russes » rien que le nom me donne des frissons, ou Prussien, Hermann von Salza avait posé sa mains sur mon épaule et m’avait dit « Vient, Gilbert, ce pays est tiens ! ». Les croisades débutèrent, cependant Hermann mourut en 1239 en Italie alors que les batailles faisaient encore rage. Cet homme que j’admirais tant me laissant ainsi seul et j’avais peur mais je ne renonçais pas et continuait à me battre pour ce qu’il avait entrepris avec l’aide des Chevaliers Porte-Glaive et de l’Ordre de Dobrzyń. Les batailles continuèrent, nous réprimâmes trois révoltes du peuple natif et abattîmes ceux qui ne voulaient se baptiser. Cela ne prit fin qu’en 1283.
Forcé à quitter définitivement la Terre-Sainte en 1290, l’Ordre des Chevaliers teutonique établit son siège principal à Marienbourg, Prusse en 1309. Au cours du temps, nous avions étendu notre territoire. Notre domination s’étendait sur la Prusse, la Courlande, la Livonie ainsi qu’un grand nombre d’établissements de toute sorte essentiellement situé dans le Saint Empire Romain Germanique. D’ailleurs, en l’an 1300, tous les peuples baltes, Lithuaniens mis à part, étaient sous notre autorité. Valdemar III, roi du Danemark, nous vendit la province d’Estland et les villes de Nerva et Wassamberg. Puis, en 1398, le Grand-duché de Lituanie nous déclara la guerre que nous gagnâmes évidemment, sans oublier de lui subtiliser la Samogitie, liant de ce fait la partie nord et la partie sud de mes territoires, dominant toute la façade orientale de la mer Baltique. C’est ainsi que l’Ordre teutonique atteint son apogée à la fin du XIVème siècle.
Le déclin de l’Ordre  débuta malheureusement dès le début du siècle suivant, mon premier déclin. Lors de la guerre contre le royaume de Pologne-Lituanie, la défaite lors de la bataille de Grunwald en 1410 contraint l’Etat monastique à signe la première paix de Thorn l’année suivante qui me fit perdre de nombreux territoires au profit de l’Union de Pologne-Lituanie qui, de plus, contraint mon Etat à leur verser une forte rançon. La part de la population qui était prussienne prit cela pour un signe et se révolta contre l’Ordre, au milieu du siècle, demandant que passage l’aide du royaume de Pologne. Ce dernier déclencha la guerre de Treize Ans, de 1454 à 1466, au cours de laquelle, l’Ordre fut défait à Puck en 1462 et fut contraint à signer le second traité de Thorn en 1466. Celui-ci nous obligea à céder la Prusse-Occidentale ainsi que l’archevêché de Varmie au royaume de Pologne au sein duquel elle devint la province autonome de Prusse royal. La Prusse-Orientale, quant à elle, demeure sous notre domination mais nous devenons, par la même occasion, vassaux du roi de Pologne.
Dans l’espoir de stopper ce déclin, Albert de Brandebourg-Ansbach, de la famille souabe des Hohenzollern, une très grande famille, kesesesese, prit l’initiative de déclencher un nouveau conflit entre 1519 et 1521 lorsqu’il fut devenu trente-septième grand maître de l’Ordre. Cependant, la guerre se révéla désastreuse et, après une trêve de quatre ans, bien que le conflit semblait devoir revenir, Albert négocia alors avec Sigismond Ier de Pologne qui l’autorisait à se convertir à la religion luthérienne et à séculariser l’Etat monastique des chevaliers teutoniques. En revanche, les territoires que nous avions conservés après le traité de Thorn de 1466 deviendraient le duché héréditaire de Prusse, vassal du royaume de Pologne. Le traité de Cracovie fut signé le 5 avril 1525 et la capitale du duché de Prusse fut installée à Königsberg. Nous perdîmes alors les territoires du nord  au profit de ceux qui se considéraient comme les continuateurs de l’Ordre teutonique. Ils formèrent la Confédération de Livonie. C’est ainsi que je devins pour la première fois une entité Prussienne !
Les premières années furent prospèrent cependant, quelque chose me disait que ça ne durerait pas. Pendant les temps de plénitude que connut le petit duché, Albert de Brandebourg créa des écoles dans chaque ville, libéra les serfs et fit imprimer en allemand le catéchisme protestant. Il créa même l’université Albertina de Königsberg. Malheureusement, des conflits internes, tant religieux et politiques, eurent raison de sa santé, il décéda de la peste en 1568.  Son fils mourut d’aliénation profonde en 1618 sans héritier masculin, c’est donc son gendre, Jean III Sigismond de Brandebourg, l’époux de sa fille Anne de Prusse, qui lui succéda. La marche de Brandebourg et le  Duché de Prusse formèrent alors une dynastie union personnelle sous le nom de Brandebourg-Prusse.
Cet événement fut l’un des fait déterminant pour la famille Hohenzollern en 1618 avec le déclenchement de la guerre de Trente Ans qui opposa les Habsbourg du Saint Empire Romain Germanique et d’Espagne, aux Etats protestants du Saint Empire Romain Germanique, auxquels s’allièrent la Suède, les Provinces-Unis et la France principalement jusqu’en 1648. Cette guerre avait deux axes, l’un religieux avec l’affrontement du catholicisme et du protestantisme, l’autre politique avec l’affrontement entre la féodalité et l’absolutisme. En 1619, Jean III Sigismond mourut et George-Guillaume hérita de l’électorat. Brandebourg fut décimé sous son règne par la guerre puisqu’il fut le principal champ de bataille.
En 1640, son fils, Frédéric-Guillaume devint électeur et fut même surnommé le Grand Electeur, chose rare !  Huit ans plus tard, au sortir de la guerre, une partie des terres que je représentais, à savoir le Brandebourg, fut dévasté. La population totale du Brandebourg avait diminué de moitié, voir des deux tiers dans certaines régions. Je vis la population de mon petit frère et ma petite sœur presque décimée. 9000 Berlinois ont péris sur les 13000 d’avant-guerre vous rendez-vous compte ? Cependant, en compensation, lors des Traités de Westphalie en 1648, Frédéric-Guillaume obtint de nombreux territoires. Il conquit même la Poméranie orientale suédoise, mais fut forcé de la restituer… Suède ne sait vraiment pas perdre ! Frédéric-Guillaume obtint aussi l’affranchissement de la suzeraineté polonaise sur la Prusse par le Traité de Welhau de 1657. Je me suis senti revivre à cet instant, enfin libre !
Ce fut à cette période aussi que le Grand Electeur unifia tous les territoires, les soumettant tous à l’impôt permanant et instaurant une armée permanente de 30000 hommes qui devint la troisième plus puissante d’Europe, mais elle ne tardera pas à devenir la plus puissante ! Avec l’Edit de Potsdam, en 1686, de nombreux immigrants, dont une majorité de Français protestants fuyant leur pays après la révocation de l’Edit de Nantes,  vinrent vivre sur les territoires du Brandebourg-Prusse. Frédéric-Guillaume fut surement, à bien des égards, le fondateur de la Prusse moderne.
L’Histoire fut alors sur le point de prendre un nouveau tournant. L’un des plus grands tournants de mon Histoire !
En 1688, Frédéric III arriva au pouvoir. Protecteur des arts, il fonde en 1896 l’Académie des Arts, fait aggrandir le château de Berlin et ordonne la construction du château de Charlottenburg puis, le 11 juillet 1700, il fonde l’Académie des Sciences. C’est durant cette époque que je me rapprochai vraiment de mon petit frère et de ma petite sœur, Berlin Est et Berlin Ouest. Je ne les avais que très peu vu auparavant mais j’étais bien décidé à jouer mon rôle d’awesome grand frère comme je le devais ! Siegfried fut le plus assidue pour me voir mais… Comme on dit souvent, ça rentre par une oreille, ça ressort par l’autre ! Erika était beaucoup plus enclin à apprendre, bien qu’elle passait moins de temps avec moi que ne le fit Siegfried.
Frédéric III détenait déjà les titres de margrave, prince-électeur de Brandebourg et duc de Prusse, mais il aspirait à quelque chose de plus grand, le titre de roi ! Toutefois, selon les lois de l’époque, aucun royaume ne pouvait exister au sein du Saint Empire Romain Germanique, exception faite du Royaume de Bohème. Brandebourg faisant parti de l’Empire, aucun royaume ne pouvait donc naître. Cependant, il parvint à un accord avec Léopold Ier, roi de Hongrie, roi de Bohême, archiduc d'Autriche et empereur du Saint-Empire Romain Germanique, lui permettant de devenir roi en Prusse en échange d’une aide militaire du Brandebourg durant la guerre de succession d’Espagne. C’est une guerre qui opposait principalement la famille royale de France et celle d’Autriche, nous n’avions donc aucune réelle raison d’entrer dans ce conflit. Cependant Frédéric III passa l’accord et l’Empereur du Saint-Empire Romain Germanique accorda le 18 janvier 1701 le titre de roi en Prusse à l’électeur du Saint-Empire Romain Germanique. Frédéric III devint alors Frédéric Ier de Prusse, c’est ainsi que naquit le Royaume de Prusse.
Je me sentais si fort à l’époque, comme une nouvelle puissance et pourtant, je sentais aussi que le meilleur restait à venir. Ce nouveau roi avait tant à apporter et le rêve d’Hermann Von Salza était enfin réalisé, j’étais un pays, un royaume, une nation à part entière, c’est ainsi que je le vivais.
Alors que mon Royaume n’était qu’à ses balbutiements, les jeux d’alliances commencèrent avec comme tout premier, le Traité de la Haye, signé le 7 septembre 1701 qui inaugura la Grande Alliance qui liait notamment l’Angleterre, les Provinces-Unies et le Saint-Empire contre le Royaume de France. Le Royaume de Prusse y prit part et le 15 mai 1702, tous les signataires de la Grande Alliance déclara la guerre au Royaume de France, débutant la guerre de Succession d’Espagne qui dura jusqu’en 1714.
Cependant, revenons-en à Frédéric Ier de Prusse et à son règne. Pour obtenir son titre de roi, il fit valoir le fait que le duché de Prusse n’avait jamais appartenu au Saint-Empire, il n’y avait donc rien pour entraver le couronnement. Frédéric Ier se couronna lui-même roi en Prusse à Königsberg et fait de Berlin, la résidence royale. Il voulut devenir roi de Prusse mais n’obtint jamais ce titre que son petit-fils Frédéric II de Prusse, un grand homme dont je chérie encore le souvenir aujourd’hui, obtint. En 1702, il acquit de nombreux territoires notamment grâce à la succession de Guillaume d’Orange. En 1709, le roi ordonne la réunion des cinq villes de Berlin, Cölln, Friedrichswerder, Dorotheenstadt et Friedrichstadt pour en faire, sous le nom de Berlin, la capitale et résidence royale. J’étais tellement fière de Siegfried et Erika à ce moment-là, j’étais si heureux pour eux. Il prenait une place importante au sein de l’Europe désormais ! Entre 1709 et 1711, la grande peste décima 236000 personnes dans ce qui était le duché de Prusse, soit le tiers des habitants. Il mourut en 1713, laissant de lourdes dettes au Royaume et le pouvoir à son fils Frédéric-Guillaume Ier.
Frédéric-Guillaume Ier fut surnommé « Le roi-Sergent ». Je ne l’ai jamais vraiment aimé tout comme son père. Ils ont fait de grandes choses certes mais, ils ne me correspondaient pas dans un sens. De plus, cet homme avait des lubies bien étranges telles que celle qui le poussa à s’entourer de gardes géants venant de n’importe où. Je n’ai jamais bien compris pourquoi il avait fait cela. Il avait aussi créé une armée puissante. Très rigoureux, il avait imposé une discipline draconienne, le service était très dur si bien que pour la marche comme pour le tir, les soldats prussiens devinrent les meilleurs d’Europe ! Dès 1720, l’armée comptait 50000 hommes et vingt ans plus tard, elle en comptait 83000 dont 18000 cavaliers alors que l’Etat n’abritait que 2240000 âmes ! C’était une véritable machine de guerre, rien n’aurait pu lui résister mais, car dans toute histoire il y a un mais, il ne s’en ait jamais servi si ce n’est une fois lors de la guerre du Nord… Je n’ai jamais compris l’utilité de cela, les humains sont des créatures bien mystérieuses ! Je me rappelle encore m’être retrouvé tout penaud devant Erika qui fut la première à me demander à quoi cela avait bien pu servir.
Reprenons les événements marquant de son règne. Dès le début, il vit la fin de la guerre de succession d’Espagne et le traité d’Utrecht qui lui accorda la Haute-Gueldre et Neuchâtel. Il suivit une politique drastique visant à renflouer les caisses de l’Etat. Très prudent aussi dans sa politique extérieur, il ne voulut servir d’allié aux quadrilleurs restant cependant fidèle à l’Empereur Charles VI. Malgré cela, il rompit l’alliance avec l’Autriche pour se concentrer sur la guerre du Nord dans laquelle il s’engagea en 1715. C’est grâce à cette guerre qu’en 1720, Suède abandonne à mon Royaume la Poméranie occidentale ainsi que le port de Stettin avec le traité de Stockholm. Mon Royaume dû néanmoins verser 2 millions de thalers à la Suède. Ayant, au sortir de la guerre du Nord, des vues sur les duchés de Berg et Juliers, il s’allie, en 1725 à la France et l’Angleterre, bien qu’il détesta la France, par le traité de  Herrenhausen, mais se retracta aussitôt pour retourner auprès de l’Autriche qui lui promit des duchés en échange de son soutien à la pragmatique sanction. Je me souviens encore du sourire suffisant de Roderich à ce moment, j’étais comme son jouet et il s’amusait tellement ! Je ne pouvais pas le supporter !  Il créa en 1727 les premières chaires d'enseignement de Polizeiwissenschaft relatives à l'administration de l'État au sens large.
Je me souviens encore de ce qui se passa trois ans plus tard. Ce roi, qui méprisait les arts et les lettres, était très dur avec ses descendants. Son fils, le futur Frédéric II, était son contraire. Il aimait les arts, la musique et même la culture française ce qui me faisait parfois doucement rire. Pour peu, il m’aurait presque fait penser à ce cher Roderich si l’on mettait à part son goût pour la France. Malgré tout je m’étais déjà pris d’affection pour ce jeune prince qui n’aimait que la compagnie des hommes. Frédéric-Guillaume le traitait d’efféminé de par son goût pour les arts et ne cessait de l’humilier. Il l’avait déjà éloigné d’un de ses proches amis, Peter Christopher Keith, condamnant se dernier à l’exile. Mais en cette année 1730, tout bascula. Sa famille maternelle, la famille Hanovre, était monté sur le trône d’Angleterre et lui avait rencontré, deux ans auparavant Hans Hermann von Katte. C’est à deux qu’ils tentèrent de s’enfuir en Angleterre. Mais, rattraper avant d’atteindre leur but, ils furent accusé de haute trahison par la tentative de s’allier à l’Angleterre pour renverser Frédéric-Guillaume. La peine de mort les menaçait tous les deux, cependant, le jeune prince ne fut pas tuer mais, à la place, fut emprisonner. En guise de véritable punition, son père ordonna que l’on tue le jeune officier devant son fils. Hans Hermann von Katte mourut dignement, le 6 novembre 1730, devant la forteresse de Custrin et sous les yeux horrifiés de Frédéric II qui s’effondra avant que l’épée ne s’abatte sur le condamné. Je fus moi-même bouleversé par cet événement.
Après cela, et s’apercevant que rien ne résultait de son alliance avec l’Autriche. Frédéric-Guillaume refusa d’aider dans la guerre contre les Turcs. Il se rapprocha finalement de la France en 1739 avec le traité de la Haye. Il se veut qu’il ait dit en désignant son fils quelques mois avant sa mort « Voici celui qui me vengera ». Cependant, je me plais à croire et à raison, que Frédéric II ne fit rien pour venger son père mais tout pour sa gloire.


« Die Stärke der Staaten beruht auf den großen Männern, die ihnen zur rechten Stunde gebohren werden »
La force d'une nation est basée sur de grands hommes nés au bon moment »)
Frédéric II de Prusse

Nous voici enfin au règne de Frédéric II  de Prusse, Frédéric le Grand, der alte Fritz… Si je ne devais retenir qu’un homme de toute mon histoire, ce serait lui, je l’admirais tellement et l’admire encore aujourd’hui. Il ne reçut le pardon royal qu’en 1731 pour sa tentative de fuite et fut contraint à épouser une jeune princesse allemande qu’il n’aima jamais. Il avait accepté d’être marié, y voyant des intérêt non négligeable et espérant que son père le marie à une grande princesse telle que la princesse d’Angleterre mais il n’en fut rien et il fut bien déçu de celle qu’il dut épouser comme il le conta à sa sœur, sa confidente, dans une de ses lettres. Il peut alors enfin s’affranchir du joug de son père pour vivre dans un château à Rheinsberg où il s’entoura de philosophe et de gens de lettres. Ses relations avec son père se sont alors améliorer jusqu’à la mort de ce dernier qui proclama avant de mourir qu’il voyait en Frédéric son digne successeur. Je me revois encore m’agenouiller devant Fritz, prononçant son titre et son rang et lui qui me répondit de manière fière qu’il ferait de moi une nation forte en Europe et dans le monde.
C’est ainsi que, dès le mois de décembre 1740, soit quelques mois seulement après son couronnement, il débuta une guerre contre l’Autriche. Renversant l’accord que son père même avait signé, la Pragmatique Sanction, il fut désireux de profiter de l’apparente faiblesse autrichienne qui venait de voir monter sur le trône Marie-Thérèse d’Autriche. Vraiment, on n’a pas idée ! Qu’était-il donc passé dans la tête de Roderich pour accepter de mettre une femme au pouvoir ! Quoi qu’il en soit, cela donna une merveilleuse occasion à Fritz pour  agrandir le Royaume de Prusse et ainsi mettre la main sur les précieuses régions vitales de l’Autriche, la Silésie. C’est ainsi que débuta la guerre de Succession d’Autriche.
Sans déclaration de guerre préalable, Nous envahissions les régions minières de Silésie, région riche et peuplé d’un million d’habitants. Nous remportâmes rapidement les premières victoires avec nos équipements modernes pour l’époque comme des fusils qui permettaient de tirer cinq fois quand les opposants ne pouvaient tirer que trois fois. Nous envahîmes alors les forteresses de Glogow, Brzed, Neisse et Hiverne. Avec cela, nous avions presque doublé la population prussienne !
Bien sûr, nous ne fûmes pas les seuls à être contre cette Sanction Pragmatique et nous eûmes le soutien de plusieurs autres puissances européennes à commencer par la France qui, le 5 juin 1741, signa un traité d’alliance. Espagne ne tarda pas non plus à nous rejoindre. Comment cet awesome trio aurait pu perdre ? Surtout face à Autriche, Hongrie et Angleterre !  Enfin oui, excusez-moi, à l’époque c’était déjà le Royaume de Grande-Bretagne.
Notre Royaume, victorieux, gagna des territoires sur L’Autriche et nous signâmes alors une paix séparée, le traité de Breslau, avec lequel nous mettions fin à la guerre en échange de quoi, l’Autriche céda presque la totalité de la Silésie hormis trois districts. Mais avec cela, nous délaissions nos alliés qui se battaient encore, mettant entre autre la France dans l’embarras. De ce fait, Voltaire, que Frédéric II appréciait grandement, exprima apparemment l’énervement de la France dans la phrase « travailler pour le roi de Prusse » ! Non mais vous vous rendez compte ? Quel ingrat ! Au sortir de cette guerre, en 1748, un nouveau traité fut signé, celui d’Aix-la-Chapelle, qui confirma les possessions du Royaume sur le duché de Silésie. Si vous aviez vu l’expression d’Autriche à ce moment-là !
Pendant cette guerre, der alte Fritz fit construire le palais de Sans-Souci à Potsdam. Il fut bâtit entre 1745 et 1747 dans un style qui fut nommé le « rococo frédéricien », Frédéric disait lui-même parfois que ce lui mourrait avec lui. Tout y était fait selon ses goûts jusqu’à mettre le français en langue officielle de la cour. J’ai donc dû l’apprendre et ce ne fut pas sans mal. D’ailleurs, le vœu d’être enterré dans les jardins de Sans-Souci lui fut accordé qu’après  la réunification allemande. Je ne pus retenir mes émotions en cet instant, mais n’anticipons rien.
En 1756 éclata la guerre de sept ans, qui fut surement la conséquence logique de la guerre de Succession d’Autriche. Après cette dernière, les relations avec la France se sont considérablement dégradé, allant jusqu’à la rupture de l’Alliance entre les deux royaumes. Le rapprochement du Royaume de Prusse et avec le Royaume de Grande-Bretagne ne devait pas y être pour rien non plus. Autriche, n’aspirant de son côté, avec Marie-Thérèse d’Autriche, qu’à récupérer la Silésie, conclût une alliance défensive avec la France et avec la Russie qui lorgnait depuis quelque temps déjà sur la Prusse-Orientale.
Sentant un piège arriver, Frédéric II déclencha une guerre préventive contre l’Autriche, attaquant la Saxe, entraînant l’intervention de la France, de la Russie puis de la Suède. La Saxe tombera d’ailleurs entre nos mains, mais ce sera la seule offensive cette année, l’hiver approchant.
En 1757, Nous partîmes à la conquête de Prague que nous assiégeâmes, mais peu de temps après, se déroula la bataille de Kolin, l’une des plus grandes défaites connues par le Prusse au cours de la guerre de Sept Ans. Leopold Joseph von Daun récupéra Prague durant la guerre de Kolin, forçant les troupes prussiennes à se replier en Silésie. La position que nous avions était alors délicate puisque les Autrichiens arrivaient depuis le sud, l’armée française avançait depuis l’ouest et la Russie qui venait de s’imposer en outre à la bataille de Gross-Jägersdorf mais qui n’en profita pas pour envahir la Prusse orientale. Frédéric II décida alors de concentrer ses forces et d’attaquer ses ennemis un par un. Il se tourna d’abord vers les Français et les défit sévèrement à la bataille de Rossbach le 5 novembre. Ensuite, il regroupa son armée et repartit vers l’est où il écrasa l’armée autrichienne à la bataille de Leuthen, le 5 décembre.
En 1758, Après la victoire de Leuthen, Frédéric descendit vers le sud à la poursuite de l’armée autrichienne. Mais, entre-temps, les armées russes et suédoises passèrent à l’attaque. Frédéric fut obligé de revenir sur les territoires du Royaume pour y faire face. Son offensive contre l’armée russe connut son apogée à la bataille de Zorndorf le 25 août. Cette bataille ne donna la victoire à aucun des camps mais permit à Frédéric d’empêcher la jonction des Russes et des Autrichiens. Contre les Suédois, Frédéric connut un sort moins heureux en ne parvenant pas à prendre le dessus à la bataille de Tarnow, le 25 septembre. Le 14 octobre à la bataille de Hochkirch, la deuxième grande défaite prussienne de la guerre de Sept Ans, Frédéric est battu nettement par les Autrichiens avec le même maréchal qu’à la bataille de Kolin qui utilisa contre l’armée prussienne l’une des manœuvres favorites de Frédéric : l’ordre oblique.
L’année 1759 fut probablement la pire de la guerre. Les défaites s’accumulait et le Royaume était envahi de toutes parts. Alors que nous avions vaincu les Russes à la bataille de Kay afin de les empêcher de rejoindre les Autrichiens, la bataille de Kunersdorf survint, opposant nos troupes aux troupes austro-russes. Ce fut la pire défaite de la guerre, Frédéric fut blessé par deux fois et manqua de peu de se faire capturer sous mes yeux. J’étais totalement impuissant face à ce désastre et j’en voulais tellement à Autriche. J’avais cru pourtant à notre victoire car le début de la bataille avait été plutôt bon, mais la situation s’était dégradée et nombreux sont les soldats qui sont morts ici. Je me revois encore le dernier assaut, Fritz et ses généraux faisaient tout pour entraîner leurs hommes et, en grand roi qu’il était et malgré les blessures qu’il avait reçu, il se saisit d’un drapeau et demanda un dernier effort à ses troupes en s’écriant « Que tout brave soldat me suive ! ». J’avais même repris espoir en voyant cela, me disant que tout n’était pas perdu si ce grand homme se battait encore, mais hélas il n’en fut rien et nous perdîmes cette bataille. La Prusse était au bord de l’effondrement et Frédéric II envisagea même le suicide. Néanmoins, une mauvaise entente entre les généraux russes et autrichiens les empêcha de clore définitivement la guerre, tandis que Frédéric résistait toujours.
Après cette année désastreuse et surtout cette défaite cinglante, le Royaume continua sa résistance, mais concéda de nombreuses défaites et n’arracha que peu de victoire. Les armées russes et autrichiennes occupèrent même brièvement Berlin le 9 octobre 1760. A cette époque, j’avais peur, si peur et je souffrais terriblement. J’en étais même venu à penser que l’heure de rejoindre Germania et toute les nations disparues était venue.
En 1761, l’armée épuisée était réduite à environ 100000 hommes, Frédéric fut donc contraint de passer à une stratégie défensive.


« Ne perdez pas la foi en l’avenir de notre peuple, en la grandeur de notre patrie et en la victoire de notre cause ».
Adolf Hitler

Puis vint 1762. Cette année qui semblait être ma dernière, celle où le glaive de l’histoire semblait devoir tomber. L’armée possédait tout au plus 60000 âmes prêtent malgré tout à se battre pour le royaume et le Royaume de Grande-Bretagne menaçait d’arrêter ses subventions. On ne peut vraiment pas compter sur ce lâche d’Arthur ! Quand il trouve son avantage il vient, puis quand il n’en a plus, il nous lâche en plein milieu d’une guerre effroyable ! Cependant, coup du sort, la tsarine Elisabeth de Russie mourut durant cette année, laissant son descendant Pierre III de Russie monter sur le trône. Ce fut un véritable miracle pour der alte Fritz et moi qui nous voyions déjà vaincus puisque ce successeur était un admirateur de la Prusse et particulièrement de son roi. Il signa alors immédiatement un traité de paix et laissa l’Autriche isolée.
Un nouveau souffle de vie s’insuffla en nous devant ce retournement inespéré et l’armée prussienne repoussa l’armée autrichienne de Silésie après la bataille de Freiberg. Ce fut vraiment un dénouement miraculeux pour nous dans cette guerre. C’est ainsi que le traité de Hubertusburg fut signé le 15 février 1763 mettant fin à la guerre de Sept Ans. Par ce traité, Nous affirmâmes notre suprématie sur la Silésie mais dûment rendre la Saxe. En repensant à cette guerre, je me dis que je ne devais pas être le seul à terriblement souffrir de cette dernière, Saint-Empire Romain Germanique devait tellement souffrir lui aussi…
Le Royaume sortît épuisé de ce conflit, ayant perdu jusqu’à 10% de sa population, cependant, sa suprématie en Europe fut affirmée et son modèle militaire devint un exemple à suivre.  Puis, en 1772, eut lieu le premier partage de la Pologne entre la Russie, l’Autriche et le Royaume de Prusse. Le Royaume obtint alors la Prusse royale sauf Dantzig et Thorn ainsi que la partie nord de la Grande-Pologne. C’était normal après tout que nous récupérions le premier territoire puisqu’il se nommait Prusse ! Et, de ce fait, la Prusse orientale et le Brandebourg ont une continuité territoriale.
Quand il entendit parler du vœu de l’Autriche d’échanger les Pays-Bas autrichiens contre la Bavière, Frédéric II fit une alliance avec la Saxe contre l’Autriche et envahit le Royaume de Bohême dans une guerre qui fut surnommée « la guerre des pommes de terre ». Il envahit d’ailleurs la Bavière et se plaça à la tête de la confédération des princes électeurs contre l’empereur, affirmant ainsi son intention de se substituer à la famille Habsbourg comme chef de l’Allemagne.
Ce si grand roi mourut cependant le 17 aout 1786. C’était un humain, la mort était inévitable, mais c’était un homme si brave qui avait crié à ses soldats lors d’un assaut : « Kerls, wollt ihr denn ewig leben? » (« Canailles! Voulez-vous donc vivre éternellement? »). J’aurais tellement voulu qu’il vive éternellement ! Mais il mourut à sa table de travail au palais de Sans-Souci, dévoué corps et âmes à le Prusse jusqu’à son dernier souffle.  Alors qu’il aurait mérité des obsèques grandioses, il écrira dans son testament qu’il désire être enterré à Sans-Souci sans splendeur, sans pompe et de nuit, cependant son testament ne fut pas tout de suite appliquer et son successeur ordonna qu’on l’enterre auprès de son père à Postdam. Puis, après la Seconde Guerre Mondiale, elle retourna dans le berceau de la dynastie, le château de Hohenzollern non loin de Stuttgart. Un débat eut lieu après la réunification allemande sur l’avenir de sa tombe car sa mémoire fut souillée par un odieux personnage dont je parlerai plus tard qui s’en servis à des fins de propagande. Cependant, lors du 205ème anniversaire de sa mort, en 1991, son cercueil fut exposé dans la Cour d’Honneur du Palais de Sans-Souci, recouvert d’un drapeau des Hohenzollern et escorté par une garde d'honneur de la Bundeswehr. Après la tombée du jour, le corps fut déposé, selon ses dernières volontés, près de ses lévriers, sur la terrasse du vignoble du château, sans splendeur, sans pompe et de nuit…
Ce fut grâce à lui que la Prusse pu devenir l’une des cinq grandes puissances européennes du XVIIIème siècle aux côté de la France, de l’Angleterre, de l’Autriche et de la Russie. Il ne se considérait pas comme de droit divin mais comme serviteur de l’Etat. C’est surement grâce à lui que l’unité allemande se fit autour de la Prusse et non de l’Autriche. Je lui dois tellement… Der alte Fritz…
Sa grandeur fut saluée d’ailleurs par Napoléon qui, en 1807, visita sa tombe à Potsdam et dit à ses officiers présents :
« Messieurs, si cet homme était encore en vie, nous ne serions pas ici. »
C’est ainsi qu’un grand homme devint un part de l’Histoire.
Mais il faut passer malheureusement maintenant pour continuer notre avancée dans le temps. Son successeur fut Frédéric-Guillaume II, qui n’était bien sûr pas le fils der alte Fritz. Il dépensa beaucoup, laissant le gouvernement à son cabinet. Il supprima la liberté religieuse et intellectuelle puis gaspilla la puissance militaire de la Prusse. Sous son règne, Langhans construit la porte de Brandebourg à Berlin en 1791. Il hérita cette même année d’Anspach et de Bayreuth. Les finances épuisées, il signa avec la France, le traité de Bâle où il cédait les territoires rhénans de l’ouest dont il se souciait peu, bien plus intéressé par les territoires polonais. Sous son règne eut en effet lieu deux nouveaux partages de la Pologne. Du deuxième partage de la Pologne, il retira notamment les villes de Dantzig et Thorn ainsi que le reste de la Grande-Pologne. Lors du troisième, il obtint une partie de la Mazovie, Varsovie et Bialystok. Il laissa derrière lui un Royaume de Prusse s’étendant sur 300000km², où vivaient 8700000 habitants, mais qui était endettée de 47 millions de thalers, dont l’armée était affaiblie et l’administration en désarroi.


« Diplomatie ohne Waffen ist wie Musik ohne Instrumente »
La diplomatie sans les armes est comme la musique sans les instruments »)
Frédéric II de Prusse

Succéda, en 1797, Frédéric-Guillaume III. Il diminua les abus et améliora la situation financière mais ne réforma pas l’armée et n’innova rien en matière de politique étrangère. La neutralité du Royaume envers la France valut, en contrepartie de la session des possessions de la rive gauche du Rhin, un agrandissement territorial de 9500 km² et 500000 habitants en 1803. Cette neutralité demeura durant la campagne d’Autriche qu’entrepris Napoléon qui fit occuper la Hanovre et fit entrevoir l’espoir qu’un jour il ferait parti du Royaume de Prusse. Peu de temps après Austerlitz, ce fut effectivement le cas en échange de Clèves, d’Anspach et Neuchâtel, ce fut le sujet du traité de Schönbrunn le 15 décembre 1805. Le 15 février 1806, une alliance formelle fut conclue entre l’Empire de France et le Royaume de Prusse. Seulement, plutôt que de conserver cette alliance, mon roi donna l’ordre d’attaquer l’Empire de France. Je ne compris pas moi-même pourquoi il eut fait ça… Et devant ce qu’était devenue ma puissante armée, même l’awesome moi ne croyait pas en la victoire du Royaume. Les batailles commencèrent et les défaites arrivèrent vite, dont deux grandes Iéna et Auerstaedt en Octobre 1806.  Les troupes étaient disparates et n’opposaient pas de réelle résistance. Cette débâcle permis à Napoléon d’entrer dans Berlin le 27 Octobre. La seule réelle résistance fut sur les rives de la Baltique, où le roi s’était réfugié. La bataille d’Eylau, la prise de Dantzig et enfin l’écrasement des armées prussiennes et russes à Friedland terminèrent cette guerre. La paix de Tilsit du 9 juillet 1807 ôtait au Royaume la moitié du territoire, perdant toutes les possessions à l’Ouest de l’Elbe et un bon nombre de territoire de ce qui était la Pologne. Le pire fut éviter, mais la crainte de perdre la Silésie était grande, Napoléon aurait pu relancer les hostilités entre les Hohenzollern et les Habsbourg et même rayer les Hohenzollern de la liste des dynasties européennes ! Il m’avait déjà retiré mon titre de grande puissance… Mon Royaume était réduit à l’état de vassalité.
Durant cette époque, j’ai beaucoup souffert, mais ce qui me brisa réellement fut la disparition de mon frère… Mon petit Saint-Empire Romain Germanique… Lui qui avait dû souffrir si longtemps des guerres entre Roderich et moi, il s’était éteint le 6 août 1806. J’en ai beaucoup pleuré, mais me dit que c’était surement mieux que ce qu’il endurait, il avait rejoint les anciennes nations, Germania, Britannia, Gaule ou encore Rome. Cependant le temps continuait sa course, inlassablement.
Après la crise de 1806-1807, le Royaume ressortit complètement régénéré. L’effondrement de l’empire napoléonien avait grandement aidé et le Royaume s’était modernisé. Tout cela fut l’œuvre de Hardenberg et Stein et de leurs réformes, d’ailleurs, ce dernier fut mis à la tête de l’administration civile en 1807. Aux villes, on concéda une certaine autonomie administrative, on améliora le régime des corporations, on simplifia le système administratif; enfin on promit au pays une représentation élective. L’effet des réformes fut considérable et, tandis que Napoléon faisait régner la tyrannie sur les peuples germaniques, les hommes d’Etat prussiens devinrent les défenseurs de ces derniers. Cependant, le roi n’osa pas profiter de la guerre d’Espagne pour attaquer Napoléon et les lettres de Stein furent livrées à Napoléon, révélant ainsi les plans antinapoléoniens. C’est ainsi que Napoléon imposa par le traité du 8 septembre 1808 une indemnité de 140 millions et la limitation de l’armée à 42000 hommes. Stein révoqué fut remplacé par un  ministre réactionnaire et francophile qui fut rapidement congédié faute de réussite dans son travail, le roi rentra à Berlin, où il était entouré de baïonnettes françaises.
Plus tard, dans le soulèvement contre Napoléon consécutif à la destruction de la Grande armée en Russie, le Royaume eut le rôle directeur. L’ordre de la croix de fer fut créé le 10 mars 1813 et le roi lança un appel au peuple le 17 mars puis déclara la guerre à la France. Le tsar et lui fixèrent pour but d’affranchir les pays germaniques du joug français, menaçant les princes de dépossession s’ils ne les suivaient pas. Les troupes du Royaume et de Russie furent d’abord repoussées à Lützen et Bautzen, mais le fort désire de Napoléon de conserver L’Illyrie, Varsovie et le Hanovre décida L’Autriche à se battre à nos côtés contre la France. En y repensant, cette période me fait bien rire ! Moi, l’awesome Prusse avait pour alliés ses pires ennemies, Ivan et Roderich ! Même Arthur était de notre côté… Enfin, c’était surtout pour être contre Francis. Quoi qu’il en soit, notre coalition vainquit la France dans le bataille de Leipzig et l’armée du Royaume continua de se distinguer en 1814, et plus tard dans la bataille de Waterloo en 1815 au côté des Anglais. Au terme de cette guerre, la coalition sortit grandement vainqueur et aux sorties du Congrès de Viennes, le Royaume acquerra pratiquement la totalité de la Rhénanie et de la Westphalie, la moitié de la Saxe, la Poméranie au nord de la Peene, et récupéra une de ses provinces polonaises. Le Royaume avait maintenant des frontières directes avec les trois grandes puissances qu’étaient la France, la Russie et l’Autriche, mais avec ce gain de territoire, et particulièrement les territoires rhénans, l’économie en outre fut renforcée.
Le système politique se rapprocha un peu plus du système actuel allemand et le Zollverein, une union douanière, fut conduit le 1er Janvier 1834 avec les Etats germanique enchevêtrés dans les territoires prussiens, préparant ainsi l’unité politique.
En 1840, Frédéric-Guillaume IV fut couronné et mena une politique plus libérale, proclamant par exemple une amnistié générale en 1846. La révolution de 1848 le prit cependant de cours. Voulant s’en servir pour prendre la tête d’une Allemagne réunifiée, excluant l’Autriche, il fut débordé à Berlin par l’insurrection et il dut convoquer une assemblée constituante. Celle-ci tenta de s’emparer du pouvoir, mais fut ajournée par le ministère de Brandebourg puis dissoute. Une alliance nommée «  l’alliance des trois rois » avec le Hanovre et la Saxe demeura stérile et le Royaume en fut exclu. Frédéric-Guillaume IV finit fou et son frère, Guillaume, prit la tête du pays, d’abord en tant que régent, puis que roi en 1861.
De nombreuses tentatives d’unification de l’Allemagne s’étaient vues conduites à l’échec, et se fut Guillaume Ier qui réussit cette prouesse, avec son ministre le prince de Bismarck. L’instrument premier de cette réussite fut l’armée prussienne, redevenue première d’Europe. Malgré la neutralité du pays dans la guerre d’Italie, l’armée fut mobilisée pour s’opposer à tout empiètement sur le territoire fédéral allemand. Le principal but de Guillaume Ier était de fortifier l’armée, ainsi, de nombreuses réformes virent le jour bien que l’opinion publique fut contre.
La guerre des duchés fut conduite de concert avec l’Autriche, avec qui le Royaume arracha au Danemark les duchés de Schlechwig et Holstein revenant respectivement à la Prusse et à l’Autriche. Cependant, le royaume finit par occuper le Holstein ce qui conduisit l’Autriche à mobiliser l’armée confédéral. Le Royaume se retira alors de la Confédération et déclara la guerre à l’Autriche en juin 1866. Ce fut la guerre décisive qui détermina la puissance qui dominerait l’unification allemande. Elle eut de nombreux noms comme la guerre allemande, la guerre fratricide allemande, la guerre d’Unification, la guerre germano-allemande ou encore la guerre de Sept Semaines, elle est aussi très liée à la troisième guerre d’indépendance italienne. Alors que l’Autriche formait une alliance avec les pays de l’Allemagne moyenne, le Royaume combattit aux côtés de l’Italie, qui voyait l’occasion de récupérer la région de Venise aux mains de l’Autriche, et de quelques Etats de l’Allemagne du nord.


" Getrennt marschieren, vereint schlagen "
(" Marcher séparément, frapper ensemble ")
Helmuth von Moltke

Parmi les batailles de cette guerre, deux furent marquantes : Langensalza et Königgrätz. La première fut une victoire sur le Hanovre, une victoire à la Pyrrhus… Enfin c’était une victoire qui permit le désarmement du Hanovre qui se soumit à la Prusse, c’est ce qu’il faut en retenir !  Elle fut l’occasion de montrer toutes les avancées technologiques dont disposait l’armée prussienne et donc, la puissance dont elle pouvait faire preuve. Le Royaume utilisa notamment ses  « Preußische Nadelgewehr » ou « fusils Dreyse » qui permettaient enfin à l’armée de tirer allonger et donc plus à l’abri, ainsi que 6 à 8 coups par minute. Le plan de cette bataille résidait dans le fait que trois armées prussiennes encerclent autrichienne dans les environs de  Königgrätz. Cette bataille, menée le trois juillet, fut un succès et l’armée autrichienne en déroute eu pour ordre de se retirer, mais la cavalerie prussienne les poursuivit.
Cette victoire contraignit l’Autriche à la capitulation et à son retrait de la Confédération germanique, qui fut dissoute de ce fait. Le Royaume annexa à nouveau de nombreux territoires et fonda la Confédération d’Allemagne du Nord. Le traité de Prague, statuant la paix, fut alors signé 23 aout 1866.
De cette bataille naquit le proverbe « Les Prussiens ne tirent pas si vite ! » qui pourrait avoir vu le jour soit par ironie sur la supériorité de nos fusils, soit, comme l’affirma un historien, du fait que la Prusse fusillait rarement les déserteurs, préférant leur infliger une correction plutôt que de les tuer. Cette expression m’énerva fortement. Non mais qui sont-ils pour se moquer de l’awesome moi ?!


« La Prusse n’est pas un État qui possède une armée, c’est une armée qui a conquis une nation ».
Mirabeau

Quoi qu’il en soit, cette bataille fut aussi le point de départ de la spirale qui conduisit à la guerre franco-prussienne de 1870. Suite à la création de la Confédération de l’Allemagne du nord en 1867, le premier ministre Otto von Bismarck souhaita annexer les états germaniques du sud pour créer un plus grand empire qui devrait changer l’ordre des puissances européennes. Cependant, le véritable élément déclencheur de cette guerre fut la candidature du prince prussien Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen au trône espagnol en 1870. Cette situation mettait la France dans une situation dangereuse car elle se sentait encerclée par ce qui aurait pu être une coalition germanique. La France s’opposa à cette candidature qui fut d’ailleurs retirée, mais lorsque la France demanda une garanti sur le retrait par l’intermédiaire d’un ambassadeur, le roi agacé confirma simplement la renonciation. Voyant ici un moyen de précipité l’unité des peuples germaniques, Bismarck réécrivit le télégramme du roi, laissa ainsi entendre que l’ambassadeur avait été congédié de manière humiliante. Cette manipulation brillante atteignit son but qui était d’inciter la France à déclarer la guerre à la Prusse afin qu’elle soit aux yeux des peuples germanique un agresseur et une ennemie de l’unité allemande. L’armée française était vieillissante, mal préparée et démoralisée de ses derniers échecs, c’était un calcul stratégique d’entrer en guerre avec elle à ce moment-là ! Les victoires se firent rapides et on peut notamment souligner la bataille de Sedan qui eut lieu le 1er septembre 1870 et qui amena Napoléon III à se rendre avec 39 de ses généraux. Nous envahîmes Paris le 18 septembre 1870 et après ça, la victoire était déjà entre nos mains. Entre temps, France était passée d’Empire à République… Troisième République… Je me suis bien moqué de lui ! Comment pouvait-il être déjà à la troisième république ?
Le 18 Janvier 1871, à Versailles, eu lieu l’un des plus importants moments de mon histoire. La proclamation du Deuxième Reich, l’Empire fédéral allemand. Mon roi était couronné empereur dans la galerie des glaces de Versailles et l’Empire était donc sous l’égide prussienne. L’Empire devenait la plus grande puissance européenne et Erika ainsi que Siegfried prenait encore un peu plus d’importance aux yeux du monde. Ce fut un moment très émouvant, j’étais si fier de mon petit frère et de ma petite sœur, si fier de mon roi et si fier de cet empire qui avait un nouveau représentant, mon petit frère Ludwig !
A partir de cet instant, mon histoire sera grandement liée à celle de West, mais ça reste tout de même mon histoire aussi ! Alors laissez-moi finir, kesesese !
Dix jours plus tard, la France demandait l’armistice. Un traité de paix préliminaire est signé à Versailles le 26 février 1871 et le traité de Francfort confirmera le précédant traité le 10 mai 1871. Par ce traité, l’Empire annexa l’Alsace et la Moselle ainsi que des territoires en Meurthe et dans les Vosges, la France dû verser cinq milliards de franc-or à l’Empire et le dernier soldat allemand ne quitta pas la France tant que la dette ne fut pas payée.
L’Empire n’avait plus à craindre cette ennemie qu’était la France, même si elle détenait un puissant empire colonial, elle était grandement affaiblie. De plus, sous l’impulsion de Bismarck en 1879, une alliance se forma entre l’Autriche-Hongrie et l’Empire qui fut nommée la Duplice. Je n’arrivai pas à croire de je devais faire une alliance avec Roderich et Elizaveta, on s’était toujours tapés dessus ! Mais puisque c’était pour West, je l’ai fait.
L’Empire rencontra cependant de graves crises internes, Guillaume Ier et Bismarck voient des ennemis du nouveau régime émerger, notamment des adversaires politiques socialistes qui se regrouperont et formeront le Parti social-démocrate. L’empereur subira deux attaques contre sa personne en 1878 suite à quoi Bismarck fera voter une loi interdisant les associations socialistes, sociale-démocrates et communistes, leurs membres seront même menacés d’exile. Bismarck avait raison de faire cela, ils étaient des ennemis du gouvernement ! Il fallait protéger ce nouvel empire !
Pour apaiser les revendications, Bismarck mena une politique sociale dont on peut souligner la loi sur l’assurance maladie adoptée en 1883.
Entre temps, l’Italie avait rejoint l’alliance germano-autrichienne, faisant de la Duplice, la Triplice en 1882. Secrètement, le Royaume de Roumanie s’était lui aussi associé à l’alliance par un traité signé en 1883 et renouvelé plusieurs fois jusqu’en 1914.
L’Empire allemand semblait devenir de plus en plus fort mais le fait qu’il se soit réunifié autour de l’Empire prussien, que l’Empire prussien y tient une place prépondérante, se voit avant tout sur le drapeau. En effet, il unit le blanc et le noir de la Prusse, l’Ordre des chevaliers teutoniques à l’origine, ainsi que le rouge et le blanc de la ligue hanséatique. Le fait qu’il soit battit de façon tricolore horizontal est dû à la politique de fer et de sang de Bismarck. L’étendard de l’empereur comportait même la croix de fer sur un fond or avec, en son milieu, l’aigle noir traditionnel. Sur les branches il y avait écrit « Gott mit uns », Dieu est avec nous. A l’époque, je le croyais moi aussi…



Dernière édition par Prusse le Mer 6 Mai - 1:46, édité 18 fois
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Prusse
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{ Fiche de relations.: http://thats-the-earth.forumactif.org/t208-l-histoire-ne-se-construit-jamais-seul-elle-se-batit-avec-sa-famille-mais-surtout-ses-ennemis
{ Fiche de présentation.: http://thats-the-earth.forumactif.org/t84-l-awesome-preussen-vous-fait-enfin-l-honneur-d-arriver

MessageSujet: Re: L'awesome Preußen vous fait enfin l'honneur d'arriver!   Dim 9 Mar - 3:40











Preußen

. Il était une fois, le fier aigle noir, l'awesome Preußen .


En 1887, la deuxième Triplice fut signée, avec les mêmes alliés. Dans le même temps, l’Empire allemand signa avec la Russie le traité de réassurance dans le plus grand secret afin de continuer à isoler la France.
Guillaume Ier mourut en 1888, laissa la succession à Frédéric III qui ne resta pas bien longtemps roi et céda bien vite la place à Guillaume II. En 1890, l’empereur Guillaume II veut gouverner par lui-même, conduisant Bismarck à sa démission, cet homme qui avait pourtant su faire de si grandes choses, et l’empereur nomme des chanceliers qui lui sont dévoués, tels Bethmann-Hollweg. Cette action était futile et inutile, Bismarck était un grand homme ! Il aurait dû rester à son poste tant qu’il le pouvait et non pas être entravé par un nouvel empereur en soif de pouvoir ! Bismarck avait réussi à redonner tant d’éclat à la Prusse.
D’ailleurs, il refusa de signer de nouveau le traité de réassurance avec la Russie dès 1890, ce qui fut une erreur. En effet la Russie, voyant qu’elle s’isolait, se rapprocha de la France, au détriment de l’Empire.
Guillaume II remplaça alors la realpolitik  de Bismarck par sa weltpolitik, un politique expansionniste dans laquelle l’Allemagne devait acquérir une puissance coloniale aussi grande que les puissances coloniales britanniques ou françaises. Cette politique mettait l’accent sur les politiques d’outre-mer plutôt que sur les jeux d’alliance européennes. Une alliance faillit naître entre l’Angleterre et l’Allemagne mais fut bien vite balayée par les intérêts bien trop divergents des deux pays, et heureusement ! Je n’aurais pas pu supporter cet Anglais qui nous menaçait de nous abandonner alors que nous avions des problèmes durant la guerre de sept ans ! La weltpolitik nous rapprocha cependant de l’Empire Ottoman, ce qui attira une plus grande méfiance de l’Angleterre, mais aussi de la Russie. Les crises marocaines, quant-à-elles, provoquèrent l’animosité de la France à l’égard de l’Empire car la France convoitait cette colonie depuis quelques temps déjà.
En 1896, la Triplice fut renouvelée, sans modification car tous les liens qu’avait tenté de tisser Bismarck avec l’Angleterre ou la Russie avaient été réduits à néant par la weltpolitik de Guillaume II.
Un des points centraux de cette politique fut aussi la constitution de la Hochsseflotte censée rivaliser avec la Royal Navy anglaise. A partir de là, une course à l’armement naval naquit entre les britanniques et l’Empire, en plus de la course à l’armement qu’il y avait déjà en Europe. Le temps des alliances européenne arriva et les deux grands bloque émergèrent réellement, la Triple-Entente composée de la France, de l’Angleterre et de la Russie principalement fut créée en 1907, puis la Triple-Alliance constituée de l’Empire allemand, de l’Autriche-Hongrie ainsi que de l’Italie qui perdurait depuis déjà des années. Bien sûr, on pouvait se douter que ce jeu d’alliance mettrait en péril la paix européenne si un conflit survenait entre au moins un des pays de chaque alliance et ce qui devait arriver arriva.
28 juin 1914,
Un nationaliste serbe assassina l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois.
Ce fut l’étincelle qui mit le feu aux poudres. L’Autriche-Hongrie déclara la guerre au Royaume de Serbie qui obtint le soutient de la Russie. Evidemment, nous n’allions pas laisser un de nos alliés se battre seul, alors l’Empire allemand vint appuyer l’Autriche-Hongrie dans les Balkans contre les Russes et supposant que ce conflit allait bientôt voir débarquer la France, le plan Schlieffen-Moltke fut mis en marche le 3 Aout 1914. Le plan consistait à attaquer la France à travers le Luxembourg et la Belgique pour contourner les forces françaises présentes à la frontière franco-allemande. Une fois cela fait, les troupes allemandes seraient revenues vers l’Allemagne par la France, prenant Paris au passage et encerclant les troupes françaises. Ce plan incluait une violation de la neutralité belge, donnant ainsi un casus belli à l’Angleterre au travers du traité de Londres.


« Il n'y a pas de plan d'opération qui puisse avec quelque certitude s'étendre au-delà de la première rencontre avec les principales forces de l'ennemi. Seul le profane s'imagine qu'une campagne peut se développer et s'exécuter suivant un plan primordial, conçu à l'avance, réglé dans tous ses détails et maintenu jusqu'à la fin. »
— Helmuth von Moltke.

C’est ainsi que commença la Première Guerre Mondiale.

Ce fut la bataille des frontières qui s’engagea entre le IIème Reich, et pas le troisième pas encore et je ne suis pas impatient de vous parler de cette horreur, et la France. Les troupes passèrent donc par la Belgique où une faible résistance leur fut opposée mais qui s’effaça très vite. De violentes batailles s’engagèrent aussi en Alsace où la France gagna du terrain. Cependant, l’action principale se passait en Belgique où l’Empire était victorieux. Le 27 Aout, un communiqué allemand clamait « L’ennemi en pleine retraite n’est plus capable d’offrir une résistance sérieuse » !  C’était la liesse générale, tous pensaient que nous avions déjà gagné, même Ludwig ! Mais lui ne connaissait pas encore la guerre, c’était normal. De mon côté, je n’étais pas convaincu. La guerre avait été trop rapide, ce ne pouvait être déjà fini.
Le 9 septembre déjà, un traité de paix prévoyant l’organisation d’une Europe allemande est approuvé par le chancelier, mais entre-temps, les troupes allemandes de l’aile droite subissent une contre-offensive à cause de leur négligence. En effet, ayant évité Paris, les troupes de la capitale eurent l’opportunité d’attaquer de flanc, c’est la bataille de la Marne dans laquelle, après plusieurs jours de lutte acharnée, le général en chef Moltke est obligé d’ordonner le repli général, reculant le front de 70 kilomètres au nord et signant l’échec du plan.
Dans le même temps, sur le front est, notre armée n’en menait pas large face à l’armée russe. Depuis le 21 Aout, les soldats du front est lançaient des signaux de détresse au général en chef. Ils avaient déjà reculé jusqu’en Prusse-Orientale et craignait de ne reculer plus. Moltke y dépêcha deux corps afin de les soutenir, plaçant  la direction du front de l’Est sous le contrôle du général Hindenburg avec Ludendorff pour le seconder. Ces derniers détruisirent rapidement l’armée de Samsonov lors de la bataille de Tannenberg, plus au sud, Hindenburg réalisera un autre coup de maître dans une contre-offensive sur la frontière de la Silésie où s’était retrouvée repoussée l’armée autrichienne.
Malgré tout, l’échec que fut le plan Schlieffen-Moltke, la déception était grande et dès septembre, Moltke fut remplacé à la tête des armées par le général prussien Erich von Falkenhayn qui chercha immédiatement à déborder l’aile gauche française en Picardie, mais les troupes françaises étaient cette fois-ci prêtes.
Au début du mois de Novembre, la Turquie rompit enfin avec les alliés et s’engagea aux côtés de la triplice. Au cours de ce même mois, une nouvelle offensive est lancée sur Calais, échouant au cours de la terrible mêlée des Flandres dans laquelle les forces françaises, britanniques et belges se coordonnent contre celles de l’Empire. Dans notre camp, comme chez les ennemis, les munitions vinrent à manquer et les tranchées s’établirent sur 750 kilomètres, de Nieuport à la frontière suisse.
La fin de l’année 1914 marquera un constat, la guerre allait durée. A partir de là, tout était possible, tous les plans étaient à établir, l’avenir se montrait incertain. C’est sur cette incertitude que débuta l’année 1915.
Dès les prémisses de cette année, bien qu’aucun plan ne soit encore réellement construit, une chose était sur dans les esprits des dirigeants de l’Empire, il fallait, de gré ou de force, arracher une paix séparée avec la Russie. « Il est absolument nécessaire d'en venir à une paix séparée avec la Russie » écrivit le Kronprinz Frédéric-Guillaume en février 1915 au grand-duc de Hesse, frère de la tsarine Aleksandra. Pour appuyer les démarches allemandes à Petrograd, Falkenhayn décida qu’une grande offensive devrait être lancée sur le front des Carpates durant l’année. Le Reich développa aussi une guerre sous-marine dès le début de l’année.
En Avril, l’Empire inaugura l’emploi des gaz dans les Flandres contre les forces françaises.
Le mois de Mai fut la scène d’un coup de théâtre, L’Italie déclarait la guerre à l’Autriche-Hongrie. Bien que l’Empire ne fut pas réellement touché pour le moment puisque l’Italie n’avait pas encore rompu avec, ce retournement affaiblissait tout de même l’un de ses alliés. Cependant, ce mois marqua aussi le début de l’offensive des Carpates.
La guerre sous-marine fut suspendue au mois de Septembre suite aux protestations américaines que provoquèrent le torpillage du paquebot Lusitania qui battait pavillon américain mais qui se dirigeait vers la Grande-Bretagne.
Le 25 Septembre, une offensive française fut lancée simultanément en Champagne et en Artois, secteurs sur lesquels des offensives avaient déjà été lancées séparément respectivement en Février et en Mai. Le bilan fut plus des flots de sang versés qu’autre chose cependant, ces offensives obligèrent Falkenhayn à alléger le front de l’est pour soutenir celui de l’ouest.
En Octobre, les forces austro-allemandes avaient déjà avancé de 500 kilomètres à travers la Pologne, sur une ligne allant des portes de Riga à la frontière Roumaine. Les troupes furent d’ailleurs accueillies plutôt favorablement dans les zones envahies, notamment par les juifs polonais que le tsarisme persécutait et par les Ukrainiens dont les Allemands flattent les aspirations d’indépendance.
Malgré tout, le plan échoua à cause de la fidélité du tsar à ses alliés. Par trois fois ce dernier refusa les propositions de paix allemandes, trois fois.
Dans le même temps, le 14 Octobre, l’Empire avait réussi à engager la Bulgarie de notre côté pour abattre la résistance en Serbie et avoir une liaison terrestre avec Constantinople. En outre, la Bulgarie voulait aussi récupérer la Dobroudja et la Macédoine, alors il lui était avantageux de s’allier avec nous.
En décembre, il en était décidé, la coalition de l’Entente devait être explosée ! C’est pour cela que le gouvernement se décida de jouer la carte de la révolution Russe avec Lénine, mais l’armée russe resta debout, comme inébranlable.
D’ailleurs, C’est durant cette année 1915 que le Reich décida de réellement installer l’occupation allemande sur les territoires conquis de Belgique et de France. Cependant, les populations ne semblèrent pas très coopératives, forçant l’administration allemande à se montrer plus dure avec de nombreux contrôles, des transferts de mains d’œuvre, des déportations de suspects et d’autres ingéniosités dont elle fit preuve. Ainsi, ces territoires occupés procurèrent de l’argent au Reich.
Sur ce, passons à l’année 1916, surement une des années les plus sanglantes de cette guerre. La Russie posait encore problème cependant, Falkenhayn avait trouvé un nouvel ennemie, la Grande-Bretagne, et il s’était dit que, pour l’atteindre, il ne fallait pas l’attaquer de front mais affaiblir sa meilleure alliée, la France. Drôle d’image de savoir qu’ils étaient si bon allié quand on sait qu’Arthur et Francis passent leur temps à se taper dessus ! Mais quoi qu’il en soit, c’est une lutte sans merci dans laquelle s’engagea le Reich face à la France. Dans le même temps, la bataille sous-marine sans restriction repris, après le succès qu’elle avait eu en 1915, cependant, Guillaume II et Bethmann-Hollweg montraient encore quelques réticences face à elle, conduisant l’amiral Tirpitz, chef de l’amirauté de Berlin, à sa démission.
21 février 1916, éclata l’offensive sur Verdun. L’armée allemande attaqua les défenses françaises sur les rives de la Meuse et avança avec succès. Cependant, le premier juillets, une offensive britannique fut lancée dans la Somme tandis que dans le même temps, les forces allemandes étaient bloquées aux abords de Souville et finalement repoussées  au cours de deux batailles qui eurent lieu en Novembre et Décembre. Tant l’offensive de Verdun que celle de la Somme devinrent de véritables boucheries dont personne ne ressortit vraiment vainqueur.
A l’est, le front bougea aussi, et l’armée Russe menaça la frontière Hongroise, contraignant le Reich à envoyer des renforts pour éviter l’effondrement du front austro-hongrois. Au même instant, la Roumanie déclare la guerre au Reich, compromettant l’approvisionnement en blé et en pétrole. Ce nouveau coup dur, en plus de l’échec de la stratégie d’épuisement conduisit le Kaiser à remplacer Falkenhayn par ceux qui avait été des héros à l’Est, Hindenburg et Ludendorff. Ces derniers opérèrent directement un repli sur le front français ainsi que d’un passage à la défensive au détriment de l’offensive afin d’économiser des troupes. Ils chargent ensuite Falkenhayn d’aller reconquérir la Roumanie avec une nouvelle armée tout juste créée. Il suffit alors de quelque mois pour que les troupes allemandes débarquent à Bucarest.
Les flottes de haute mer allemandes et anglaise, qui jusque-là ne s’étaient jamais vraiment affrontées, eurent leur première bataille le 31 mai 1916, la bataille navale du Jütland et, bien qu’elle fut un succès tactique de l’Allemagne, une évidence se posa : la flotte de haute mer allemande ne pouvait dominer son homologue anglaise, ainsi, l’emploi de sous-marin fut privilégié.
Enfin, le 27 Aout 1916, l’Italie rompit totalement avec l’Allemagne.
Dans un contexte bien plus envenimé qu’avant, l’année 1917 débuta avec son lot de retournements et d’imprévus.
Suite à la relance du plan de guerre sous-marine sans restriction, Berlin envoie à Washington le 31 Janvier une notification avertissant que tout navire marchand sera torpillé sans avertissement s’ils entrent dans la zone. Ainsi le 3 Février les relations diplomatiques entre le Reich et les Etats-Unis sont rompues et en Mars, ils interceptèrent un télégramme dans lequel le ministre des Affaires étrangères du Reich enjoignait son chargé d’affaires à Mexico de pousser le Mexique à déclarer la guerre aux Etats-Unis.
Cette enchaînement d’actions poussa les Etats-Unis à finalement nous déclarer la guerre le 2 Avril, se déclarant tout de même seulement « associées » de l’Entente et non alliées.
Durant cette année, l’Autriche-Hongrie tenta aussi de signer en secret un traité de paix avec la France. Cependant il fut mis en échec par l’Allemagne et par les exigences formulées par l’Italie vis-à-vis de Vienne. Cependant, ces tractations secrètes décidèrent le Reich à faire un geste pour conserver son allié dans la guerre. Le 24 Octobre, sept des meilleures divisions allemandes furent envoyées sur le front italien pour soutenir l’Autriche-Hongrie. Elles réussirent alors à refouler le front, offrant de ce fait une victoire à l’Autriche-Hongrie.
En juin, un nouvel ennemi fit surface, la Grèce. En effet, la situation encore flou de ce pays fut clarifiée par l’abdication du roi Constantin Ier, parent avec Guillaume II, qui fut remplacé par son fils Alexandre qui céda le pouvoir au premier ministre Venizélos qui déclara alors la guerre à l’Allemagne le 29 Juin.
Cependant, pour finir l’année sur une note d’optimisme, une avancée survint sur le front est. L’objectif de 1915 est enfin atteint, une paix séparée va être signée entre la Russie et le Reich. Avec la révolution qui grondait en Russie, l’abdication du tsar et la monté de Lénine, il faut dire que le pays n’était plus en état pour faire face à une quelconque attaque. La dernière offensive russe de Kerenski permis d’ailleurs, de par son échec, de récupérer des territoires. Cette offensive propulsa le parti bolchevik à la tête de la Russie qui engagea aussitôt les procédures d’armistice signé à Brest-Litovsk le 15 décembre.
Ainsi arrivons-nous à l’année 1918, la dernière de cette terrible guerre, bien qu’à l’époque nous ne savions pas qu’elle le serait.
Cette année commençait avec un calendrier impératif étant donné la proche intervention des Etats-Unis en faveur des Alliés. Ludendorff, qui dirigeait seul depuis l’an passé, pressa les politiques Russes afin de conclure entièrement la paix au plus vite pour pouvoir envoyer les hommes sur le front de l’ouest et ainsi battre la France. Mais les négociations, dirigées par Trotski du côté russe, se révélèrent plus compliquées que prévu, ce dernier ne voulant se plier aux exigences allemandes. Le 9 février, un traité passé avec l’Ukraine la sépare de la Russie et il faudra une action militaire pour que Lénine signe le 3 mars le traité de Brest-Litovsk qui retire 25% de son territoire à la Russie. Ainsi la Courlande et la zone balte tombèrent sous le contrôle allemand ainsi que l’Ukraine tandis que la Pologne fut partagée avec l’Autriche-Hongrie.
Le 21 mars, l’offensive contre la France débuta. Pas moins de 6200 canons bombardèrent les troupes anglaises du front entre Arras et l’Oise. Plus tard, l’infanterie, soutenue par 1000 avions de combat, s’élancèrent afin de repousser les britanniques vers la mer, tout en protégeant leur flanc des Français. Le 23 mars, Paris reçoit les premiers obus de la grande Bertha ! Les troupes alliées étaient alors séparées, les mettant en position de faiblesse, cependant, trente divisions françaises furent acheminées jusqu’à la Somme et notre avancée fut bloquée. Le 5 avril, l’offensive est suspendue pour reprendre de plus belle le 9, elle fut tout de même parée par les Français.
En Mai, c’est au tour de la Roumanie de signer un traité de paix avec le Reich. Avec ces avancées sur le front est, Guillaume II devint avide et voulu poursuivre sa percée vers l’Asie et mettre le Caucase sous l’influence du Reich, cependant, les divisions que requérait cette démesure manquèrent au front de l’ouest. Malgré cela, fin mai, un assaut qui fut lancé sur le front du Chemin des Dames fut un succès et en quatre jours, les troupes atteignirent la Marne. La victoire ne survint pourtant pas à l’ultime offensive sur Reims en Juillet.
A partir de là, la main passa au camp adverse. Les avances gagnées quelques temps plus tôt furent résorbées par les troupes alliées maintenant pleinement soutenu par 16 divisions américaines. L’avantage de l’offensive n’était plus notre et nous subissions celle des alliés. L’armée allemande elle-même faisait preuve de lassitude, signe qu’il fallait finir la guerre au plus tôt.
Début Octobre, la Bulgarie capitule et le rapport de force montre que nous somme en sous-effectif face aux troupes alliées. Le 9 Octobre, les Canadiens récupérèrent Cambrai et le 17 c’est au tour des Anglais d’arriver à Lilles. Le 25, les Belges récupérèrent Bruges mais les troupes n’abandonnaient pas encore sur la ligne Hunding-Stellung, le Reich ne pouvait se laisser vaincre ! Malgré tout, les troupes avaient reculé de 100 à 200 kilomètres alors, dès le 11 novembre, l’armistice fut signée à Rethondes.
Deux jour plus tôt, l’empereur avait abdiqué et l’héritier, renoncé au trône. Le chancelier, lui aussi avait abandonné son poste, donnant ses pouvoir à Friedrich Ebert. Ce jour-là, la République avait été proclamée à Berlin par Scheidemann, alors qu’elle avait été proclamée le sept à Munich.
Malgré l’échec apparent du II Reich ainsi que l’armistice signé, la France craignait encore l’Empire et exigea l’évacuation des territoires conquis d’Alsaces-Lorraine ainsi que de la rive gauche du Rhin, de Cologne, Coblence et Mayence. Les traités de Brest-Litovsk et de Bucarest furent annulés, les colonies d’Afrique évacuées, les troupes allemandes présentes en Russie regagnèrent le pays et les flottes tombèrent entre les mains des Alliés. En d’autres mots, l’Allemagne se retrouvait entièrement sous le joug des Alliés qui envisagèrent même de ravitailler l’Allemagne « dans la mesure reconnue nécessaire » ! Ils mordaient maintenant que nous étions à terre, nous étions enfin une proie facile pour eux ! Mais ils nous craignaient encore aux vues de toutes leurs mesures prisent à notre encontre je le savais. L’Allemagne n’était pas le seul pays de la Triplice à avoir souffert cependant, l’Empire Austro-Hongrois avait souffert énormément aussi, et avait même tout perdu. Rien ne subsistait vraiment de cet Empire à par la double monarchie des Etats d’Autriche et de Hongrie. L’assemblée de Vienne en vint même à demander son rattachement à l’Allemagne. Malgré la défaite, voir Roderich obliger de courber l’échine pour que son pays soit rattaché à l’Allemagne était bien plaisant.
Il d’écoulera ensuite de la conférence de la Paix ouverte à Paris le 18 Janvier 1919 le traité de Versailles… Ou plutôt le Diktat de Versailles comme nous l’appelions en Allemagne ! Ce traité n’était qu’un tissu de mensonges, un moyen pour les Alliés de se libérer de tous les torts en les rejetant tous sur l’Allemagne à l’endroit même où l’Empire allemand avait été proclamé! Non seulement toute la responsabilité incombait à l’Allemagne mais en plus, ni nos dirigeants, ni West et moi ne pouvions nous défendre, nous étions comme muselés et je détestais cela.
Le diktat de Versailles amputa l’Allemagne de l’Alsace-Lorraine au profit de la France, ainsi que de la Posnanie à la Baltique au profit de la Pologne, créant de ce fait le couloir de Dantzig qui isolait la Prusse-Orientale du reste du pays, ce qui me rendit malade pendant des jours entiers durant lesquels j’avais l’impression que l’on me déchirait de l’intérieur, comme si mon corps allait se séparer en deux entités distinctes. Pire encore, notre armée fut réduite, nous avions l’interdiction de construire de nouvelles armes et nous devions détruire nos fortifications ! Avaient-ils peur de nous à ce point ?
Comme si ce n’était pas assez, une dette de 20 milliards de marks-or fut imputée à l’Allemagne à « titre transitoire » puisque, évidemment, ce n’était pas assez ! Ce diktat n’était pas awesome du tout ! J’en gardais, comme West et la plupart des Allemands, un très grand ressentiment envers les Alliés et une colère sourde grondait en chacun de nous, n’attendant qu’à exulter. Surtout que je n’avais plus aucun rôle de premier ordre en Allemagne et n’était plus qu’un… « Land » comme m’appelait la constitution à présent… Je n’avais plus la puissance d’autre fois et cela me faisait mal. Au moins devais-je me consoler, j’étais le land le plus important d’Allemagne.
Les années qui suivirent furent plutôt difficiles. Le chaos régna en Allemagne au lendemain de la guerre et de nombreux troubles éclatèrent. Une certaine irritation était née envers la Prusse ce qui me fit beaucoup de mal mais, plus que cela, les Etats du Sud voulaient leur indépendance. En plus de cela, la montée du communisme, ou spartakisme comme ce mouvement fut nommé, mis à mal la République de Weimar. Par deux fois les Spartakistes tentèrent de prendre le pouvoir par la force, donnant lui à de sanglantes émeutes en décembre 1918 et janvier 1919. De nombreux Etats tentèrent d’établir un régime qui leur était propre mais la république vainquit ces troubles.
Le pays finit par sombrer dans une grave crise monétaire en 1923 et était, de ce fait, dans l’incapacité de rembourser sa dette à la France qui, avec le soutien de la Belgique, occupa la Rhur jusqu’en 1925. J’en retirai une grande rancœur envers France, il nous savait en difficulté mais ne faisait rien pour arranger les choses, aggravant même, peut être sans le vouloir mais tout de même, la situation en Allemagne, aidant à favoriser la montée du nationalisme. En cette année 1923, un certain Adolf Hitler, à la tête de son parti National-Socialiste, tenta un putsch qui se révéla infructueux à Munich. Personne n’y fit bien attention après tout, il fut enfermé juste après, il ne représentait rien… Enfin c’est ce que je croyais, mais n’avançons pas trop vite.
En 1925, Ebert, qui était le premier chancelier de la République de Weimar, mourut après avoir notamment rétablit la situation économique de l’Allemagne avec l’aide des Etats-Unis. Le maréchal Hindenburg, lui, devint président du Reich. L’Allemagne semblait enfin être dans une bonne voie, l’économie repartait, les relations avec les autres pays d’Europe allaient un peu mieux et, en 1926, nous entrâmes même dans la Société des Nations. Cependant, malgré tout ces changements, le grondement des voix contre la République ne se taisait point, restait tapit dans l’ombre.
L’année 1929, accompagné d’une crise d’envergure mondiale, frappa l’Allemagne de plein fouet, accélérant la chute du régime. Cette crise vit naître l’ascension du parti national-socialiste des travailleurs allemands, ou le parti nazi pour faire plus court, guidé par un certain Adolf Hitler. Dès cette année, le parti nazi eut ses premiers députés. En 1930, la crise ne s’affaiblissait pas et le parti nazi gagnait en notoriété avec 107 députés au Reichstag.
Le 22 avril 1931, une consultation préparatoire eut lieu en Prusse pour un référendum en vue d’amener la destitution du gouvernement régional dirigé par le Parti social-démocrate avec l’appui du Centre catholique, ce fut un succès notamment prise par les « Casques d’acier » et soutenue par la Parti populiste national, le Parti populaire allemand et le Parti national-socialiste. Cependant le 9 août, date du référendum, ce dernier échoua pour destituer le gouvernement régional Prussien, provoquant de nombreuses réaction chez les électeurs, notamment du Parti communiste, envers le Comité central pour avoir appelé à voter pour un « projet de droite plus réactionnaire ».
Un peu plus tôt dans la même année, le 8 mai pour être exacte, la France qui s’opposait à toute forme d’union germano-autrichienne coupa les crédits de ses banques aux banques allemandes et autrichiennes, causant de ce fait le début de l’effondrement financier en Europe.
L’année suivante débuta sur de nombreux discours aux portées bien différentes. Alors que le président Hindenburg réclamait que l’Allemagne dispose des mêmes droits que les autres nations, Le ministre de l’Intérieur et de l’Armée appelait à respecter l’autorité de l’Etat et à ne pas se laisser séduire par « le  but mythique » d’un « Troisième Reich » entretenant « l’illusion que, s’il était atteint, la misère qui pèse sur le peuple allemand pourrait être conjurée ». Il était vrai que les deux premiers Reich avaient fini d’une manière bien désastreuse, ayant été jusqu’à la perte de mon frère… Mais ce n’est pas le sujet ici, la dernière nouvelle de ce début d’année 1932 ne concernait pas tout le pays mais seulement un parti : Heinrich Himmler, membre plus qu’important dans la NSDAP, interdisait aux membres de la SS de se marier sans son autorisation, cette dernière n’étant accordée qu’après présentation d’un dossier prouvant que la future épouse ne présente pas de tares héréditaires et raciales. Ce parti semblait vraiment avoir pris beaucoup d’ampleur depuis peu de temps et ses idéologies me semblaient de plus en plus étranges, mais il ne dirigeait pas le pays donc le pays ne risquait rien, ou du moins, pas encore.
Les  nouvelles élections présidentielles approchant, les relations entre le gouvernement actuel et la NSDAP ne firent que se détériorer, tout comme la méfiance grandissait envers l’Allemagne de la part des autres nations notamment la France. La SA et la SS, groupes paramilitaires dépendant de la NSDAP, étaient au centre des problèmes, leurs dissolutions étant plus que souhaitées. Les élections se soldèrent par la réélection du président Hindenburg, qui eut notamment le soutient d’un grand nombre de communiste ayant peur d’Hitler, tête et candidat de la NSDAP, qui arriva juste après Hindenburg. Cependant, si l’ascension ne se fit pas durant les élections présidentielles, elle se fit durant les élections régionales qui eurent lieu la même année durant lesquels la NSDAP eut 30 à 40% de mandats en plus. Peu de temps avant ses élections d’ailleurs, des perquisitions eurent lieu dans des villes de Prusse à la recherche d’armes pouvant être détenues par les membres de la Ligue rouge des combattants du front. Tout cela parce que la SA et la SS avait eu pour ordre d’être dissous un peu plus tôt dans l’année ! Sinon, il n’y aurait pas eu de telles recherches croyez le moi !
Le 24 avril, la coalition socialo-cathocentriste était en déclin, le juriste Hanns Kerrl, membre de la NSDAP depuis 1923 avait une position bien plus favorable pour devenir chef du gouvernement du Land prussien, à condition de trouver des alliés. Les tractations entre partis pour former le nouveau gouvernement régional de Prusse n’aboutit cependant pas et, début mai, l’ancien gouvernement fut remis en place ou plutôt resta provisoirement en place, n’étant pas été destitué, début mai.
Le 26 mai, au Conseil régional de Prusse, suite au discours du communiste Wilhelm Pieck qui a traité les nazis de « meurtriers », un affrontement physique entre élus nazis et élus communistes fait huit blessés graves. Le 22 juin, le nazi Hanns Kerrl est élu président du Conseil régional de Prusse après de longues négociations, mais ne parvenant toujours pas à constituer un gouvernement, la coalition socialo-cathocentriste au pouvoir continue de diriger le Land, ce qui n’était pas pour me déplaire.
Les 10 et 11 juillet, des défilés provocateurs d’environ 1800 SA et SS confondus dans les quartiers périphériques de la ville d’Altona, près de Hambourg dans la province prussienne du Schelswig-Holstein, provoquèrent de graves incidents. N’avait-il donc que cela à faire ? Offenser la population, la provoquer pour la forcer à réagir ? Le 14 juillet, le préfet de police d’Altona-Wandsbeck, Otto Eggerstedt, n’arrangea rien en accordant aux SA et aux SS de défiler le dimanche 17 juillet à travers le « quartier rouge » d’Altona. Les communistes protestèrent mais leurs paroles restèrent vaines. La dernière réponse de la part des communistes avant le défilé se fit le 16 juillet. Ce jour-là, à Altona, l’organisation communiste paramilitaire clandestine « Ligue rouge des combattant du front » fait savoir qu’elle protègera le « quartier rouge » contre toute agression de la SA et de la SS. La direction du parti communiste appelle cependant à ne pas se servir d’armes à feu. Bien que ne partageant pas vraiment les idéologies communistes, surement du fait que ma population n’ait jamais massivement soutenu le communisme, je comprenais pourtant l’envie de cette organisation de protéger ce quartier. Ce défilé n’était encore une fois qu’une provocation de plus ! J’espérai pourtant que ces mouvements ne fassent pas de victimes. Malheureusement, l’inévitable ne pouvait que ce produire. La 17 Juillet à Altona, la manifestation autorisée par le préfet rassembla autour de 7000 SA et SS confondus, bien plus qu’à la dernière manifestation et, peu avant 17 heures, à un carrefour au centre du « quartier rouge », une section locale de SA qui vient de se livrer à des exactions contre la foule regroupée sur les trottoirs est prise pour cible. Deux SA seront tués par balle, trois autres ainsi qu’une jeune fille qui les accompagnait seront blessés, et, pour « rétablir l’ordre » si l’on peut le dire ainsi, la police tira au juger, faisant 17 morts dans la population. A la suite de cet « incident », afin de ne pas voir son image ternie, le préfet qui avait autorisé la manifestation nazi donna crédit à leur propagande qui lance la légende de « tireurs de toits bolchéviques » à la suite de laquelle une centaine de communistes seront arrêtés. Fin 1932, à la fin de l’enquête, ils ne seront plus que 11 en prisons et après une instruction qui dura 11 mois ainsi qu’un procès qui se déroulera du 8 mai au 2 juin 1933, 4 seulement seront finalement condamnés à mort pour « assassinat collectif » et décapités. Il faudra attendre les années 1990 pour que la justice allemande reconnaisse que l’affaire « Altonaer Blutsonntag », ou le Dimanche sanglant d’Altona, n’avait été qu’une machination. En outre, bien que ce soit des communistes qui aient effectivement tiré sur les SA en dépit de l’appel du 16 juillet, ce ne sont pas ceux qui ont été condamnés, de plus ce sont bien les policiers qui sont responsables des morts dans la population. Ce fut avec une grande surprise que la population apprit ensuite que la direction de la SPD adressa un télégramme au président Hinderburg pour qu’il fasse interdire les manifestations du « Front d’airain ». N’était-ce pas une manifestation nazie qui était à l’origine de tout ce désordre sur mes terres ?! Pourquoi alors n’était-ce pas leurs manifestations qu’on interdisait ? Il n’y avait aucune logique dans tout cela !
Le 18 juillet, suite aux évènements d’Altona qui firent 19 morts et 64 blessés, l’interdiction s’élargit  tout type de manifestation, au moins y avait-il plus de logique à cela. Le 19 juillet, La coalition socialo-cathocentriste qui dirigeait la Prusse sans réelle légitimité depuis le mois d’avril est jugée incapable d’assurer « la sécurité et l’ordre public ». Le chancelier Franz von Papen décida de prendre les choses en mains afin d’éviter que la campagne pour les législatives ne dégénère en guerre civile. Ceci n’était qu’un prétexte pour évincer les socialistes de Prusse qui selon une dépêche de l’ambassadeur de France tenteraient de passer un accord avec les communistes. Le 20 et le 21 juillet eut lieu le « Coup de force de Prusse » (Preuβenschlag). Soutenu par le président Hindenburg et la majorité du Conseil régional, le chancelier fit appel au général Gerd von Rundstedt, commandant de la place de Berlin, pour destituer le gouvernement régional de Prusse. Le chancelier s’autoproclama alors « Commissaire du Reich en Prusse » et révoqua de nombreux hauts fonctionnaires puis décréta l’état d’urgence. Dans ses commentaires sur le Preuβenschlag, la presse nazie déclara que « le sens historique de cet évènement est de rendre la voie libre pour notre mouvement et sa prise du pouvoir dans l’Etat ». J’eus beaucoup de mal à accepter ce soudain changement, surtout après les commentaires dans la presse nazie seulement je ne pouvais rien faire, rien faire non à par regarder les choses se faire.
Le 22 juillet, le parti communiste propose à la direction du parti social-démocrate de déclencher la grève générale contre le Preuβenschlag, cependant cette idée fut refusée et le parti social-démocrate appela même au calme afin de ne pas donner un prétexte à un ajournement des élections législatives prévues pour le 31. Le même jour, dans un discours à Kassel, le chef nazi du gouvernement régional du Oldenburg se félicite du Preuβenschlag. Le 26 juillet, l’état d’urgence proclamé le 21 juillet est levé en Prusse et, pour assurer l’ordre public, la police travaille en collaboration avec la SA ainsi que la SS. Le 31 juillet, les élections donnèrent finalement 230 députés au parti nazi au sein du Reichstag.
J’ai bien peur qu’à partir de ce point, je doive vous annoncer que mon awesome histoire s’est totalement confondu avec celle de mon cher petit frère Ludwig, déjà que depuis plusieurs années elle y était intimement liée, le Preuβenschlag m’ayant en quelques sortes privé de mon propre gouvernement régional, il m’a aussi privé de mon individualité et de mon autonomie au sein de l’Allemagne. A cette époque, je me sentais vraiment faible, plus que jamais même, j’en arrivais même à me demander si je n’allais pas disparaître comme Germania ou Saint Empire Romain Germanique, mais je n’étais pas encore prêt à laisser mes petits frères et ma petite sœur seuls…


« Nous voulons certes conquérir le pouvoir par la légalité, mais ce que nous ferons de ce pouvoir, une fois que nous en disposerons, cela reste notre affaire. »
De Goebbels

30 janvier 1933, après quelques années de bataille pour le pouvoir, Adolf Hitler fut nommé chancelier par Hindenburg bien que ce dernier éprouvait une certaine appréhension à cela. Dès le 4 février 1933, prétextant lutter contre la « menace communiste », les nazis obtinrent  du vieux président Hindenburg la promulgation d’une ordonnance autorisant l’Etat à interdire toutes réunions et publications qui menaceraient sa sécurité. Notamment en Prusse,  la police multiplia les arrestations surtout chez les partisans du communisme. Dans la nuit du 27 au 28 février, nouveau coup de théâtre, le Reichstag fut incendié. Un coupable fut trouvé, un communiste évidemment, accusé par les nazis étrangement. De plus, suite à cela, le président dû publier une ordonnance « Pour la protection du peuple et de l’Etat » qui instaura l’état d’urgence et donna les pleins pouvoirs au gouvernement d’Hitler. Sa culpabilité fut démenti bien longtemps après mais on ne sut jamais réellement qui avait réellement incendié le Reichstag, nous ne le saurons probablement jamais.
Après ça, les choses s’enchaînèrent très vite, répression systématique des personnes hostiles aux nazis, ouverture des premiers camps de concentrations. L’interdiction du parti communiste ainsi que le soutien des partis conservateur et catholique du centre permirent à Hitler d’obtenir la majorité au Reichstag et, le 23 mars 1933, le vote d’une « loi d’autorisation » assura les pleins pouvoirs à Hitler pour quatre ans et « légalise la dictature ». Peu à peu, les syndicats ainsi que tous les partis politiques non nazis se virent forcés de prononcer leur dissolution aboutissant le 14 juillet 1933 par la proclamation de la NSDAP en tant que parti unique en Allemagne. Moins d’une année au pouvoir et déjà tant de changement, jusqu’où tout cela allait-il donc aller.
14 octobre 1933, l’Allemagne se retira de la Société des Nations qu’elle avait rejointe après être devenu une république, un nouveau pas en avant pour la dictature surement.
Le 30 juin 1934 eut lieu la Nuit des longs couteaux durant laquelle Hitler se débarrassa d’un bon nombre des plus extrémistes du parti nazi, notamment les chefs de la SA qui lui devenaient gênant dans son ascension. Le 2 août 1934, le président Hindenburg décéda et c’est sans difficulté qu’Hitler prit sa place à la tête de l’Etat. Tout finit entre ses mains où celle de son entourage, la politique de sécurité tombait dans les mains d’Himmler, l’économie était conduite par Göring, mais plus que tout, la seule chose qui pouvait faire changer les choses dans tout le pays était l’approbation de ce « Führer » qu’était Hitler.
En trois ans, de 1933 à 1936, Hitler outrepassa toutes les limitations que le traité de Versailles avait mises en place sur la question militaire. Remilitarisation de la Rhénanie, constitution d’un axe Rome-Berlin avec l’Italie de Mussolini, renaissance d’une flotte allemande, recréation d’un service militaire obligatoire sont tout autant d’action qu’Hitler mit en œuvre.
Rien de véritablement notable ne se déroula en 1937 par contre, évènement très important, Erika et Siegfried fêtaient leur 700 ans, qu’est-ce que le temps passe ! Il paraît qu’une magnifique fête les a célébré, cependant je n’y était pas, je n’avais pas véritablement envie de voir certains des « invités » si je puis m’exprimer ainsi et si vous voyez de qui je veux parler.


« Insensés que nous sommes, nous voulons tout conquérir, comme si nous avions le temps de tout posséder ! »
De Frédéric II

Le Reich commença son expansion en 1938. Alors que cela faisait plusieurs années qu’elle tentait d’être faite, l’Anschluss eu lieu, Roderich devint une partie de l’Allemagne qui conservait Berlin comme seule et unique capitale. Je ne savais vraiment si Roderich partageait ou non les idées d’Hitler et du parti nazi et je dois  dire que nous n’en n’avons jamais réellement parlé étant donnait qu’il ne traitait plus des affaires politique avec moi mais avec Ludwig. De plus, je n’avais pas vraiment envie de découvrir la pensée de mon ancienne Némésis, ne voulant probablement pas risquer entendre qu’il adhérait à ces idées aberrantes que je réprouvais.
Jouant sur la crainte du communisme des pays occidentaux, Hitler obtint habilement les Sudètes avec les accords de Munich du 30 Septembre.
Plus le temps avançait plus je me rendais compte des positions de mes frères vis-à-vis du nazisme, et cela me faisait peur. Siegfried et Ludwig avaient complètement adhéré aux idéologies et prenaient même part certaines fois aux agissements contre la « race inférieur », comme ils se plaisaient à dire, que perpétraient les nazis. Je savais par contre qu’Erika était contre le parti, bien qu’elle faisait semblant d’en faire parti de son plein gré, cela me rassurait de savoir que je n’étais pas seul contre ce régime, mais je ne pouvais pas faire grand-chose à son encontre, quoi que je remplissais tout de même mes devoirs de résistant avec ardeur et grand désespoir je le sais de Ludwig et Siegfried. Ils fermaient alors les yeux sur mes agissements et je faisais de même sur les leurs, mais Hitler n’avait-il pas dit que, je cite, «quand un gouvernement conduit son peuple à sa ruine par tous les moyens, la rébellion de chaque membre de ce peuple devient non pas un droit mais un devoir » ? Pour une fois que j’appliquai ce qu’il disait, il ne devrait pas s’en plaindre.  M’enfin ceci était une petit parenthèse, reprenons le cours de l’Histoire.
Nous voilà en 1939, je pense que cette année est familière à tout le monde ici. L’expansion du Reich continuait, dès mars la Bohème-Moravie fut sous protectorat allemand, une fois cela fait, ce fut le couloir de Dantzig qu’Hitler voulu reprendre. Evidemment que je ne voulais plus être partagé en deux par ce couloir, mais je ne voulais pas qu’il le récupère, il ne pouvait en résulter que de mauvaise chose et je ne me trompais pas en pensant cela. 1er septembre 1939, Hitler envahit la Pologne, la Seconde Guerre Mondiale éclate alors.
Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, mes frères le font bien mieux que moi, c’est leur guerre et non la mienne alors je la ferais dans les grandes lignes.
Le 3 septembre, Francis, Arthur ainsi que leur pays déclarèrent la guerre à Ludwig et au Reich.  Le 8 novembre, j’eu vent qu’un attentat eu lieu à l’encontre d’Hitler, si j’avais pu, j’aurais bien aidé le brave homme qui avait commis cette acte héroïque mais je ne le pu malheureusement.
En 1940, l’agrandissement de cet « espace vital » dont Hitler parlait tout le temps continua, s’étendant sur la Norvège, le Danemark, les Pays-Bas, le Belgique ainsi qu’une grande partie de la France. Je n’arrivai pas à croire qu’il ait déjà fait capituler tant de pays, surtout Francis… Cependant, je n’arrivais à l’imaginer en accord avec son dirigeant. Comment s’appelait-il déjà… Oh que d’importance en faite ! Je ne voyais pas Francis obtempérer avec l’envahisseur. Cette même année, le IIIème Reich débuta la bataille d’Angleterre aussi qui prit fin l’année suivante, sans victoire du côté nazi.
D’ailleurs, en cette année 1941, Hitler brisa le pacte non-agression qu’il avait signé avec l’URSS et l’attaqua donc de ce fait. Je ne vous avais pas dit qu’ils en avaient signé un ? Vous savez, ce n’est plus vraiment mes affaires ces années là alors c’est vrai que je n’ai pas du le dire, c’était en 1939 si mon awesome mémoire est bonne. Ce n’était vraiment pas une bonne idée de trahir Ivan à ce moment là alors qu’Arthur donnait déjà du fil à retordre ! Mais bon, si cet homme voulait perdre plus vite, qu’il ne se gène pas, ce n’est pas lui qui souffrirai le plus derrière !
1942 fut le tournant de la guerre, les Alliés reprenaient le dessus, notamment dans le nord de l’Afrique où d’importantes batailles furent remportées par ces derniers. Hitler profita de cette année pour envahir la zone libre française. Et débuter la bataille de Stalingrad qui fut un échec pour la Wehrmacht dès février de l’année suivante. Elle dut en effet capituler le 2 février 1943. D’ailleurs dès septembre 1943, l’Italie qui avait été l’allié du Reich depuis le début de la guerre capitula face au débarquement des Britanniques et des Américains. En parlant de débarquement, le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie, portant un coup fort au Reich.
Pendant toutes ces années je n’avais arrêté les actes de résistance, recevant de temps à autre l’aide d’Erika, et j’ai cru qu’en 1944 tout cela allait aboutir. En effet, nous avions, avec Erika ainsi que des opposants d’Hitler dans la Wehrmacht, mis au point un plan afin de faire un coup d’état militaire contre le régime nazi, il était nommé l’opération « Walkyrie ». Cela faisait bien longtemps que nous y travaillions, le gouvernement qui remplacerait celui d’Hitler après le coup d’état était même déjà constitué. Laissez-moi vous le raconter.


« Il faut que l’attentat contre Hitler ait lieu à tout prix. S’il ne devait pas réussir, il faut quand même tenter le coup d’État. Car il ne s’agit pas seulement de l’effet politique, il faut que la résistance allemande, aux yeux du monde et de l’Histoire, ait risqué son sang pour un coup décisif. Tout le reste est indifférent »
De Henning von Trescow

20 Juillet 1944,  Forst Görlitz, non loin de Rastenburg, en Prusse orientale. La chaleur était étouffante comme à chaque été. Nous savions que ce jour-là Hitler prendrait part à une réunion se tenant dans son quartier général, le Wolfsschanze. J’avais réussi par chance à me rendre dans le plus grand secret là-bas, au côté de Claus von Stauffenberg et de son aide de camp qui eux pouvaient assister à la réunion, notamment grâce au nouveau grade qu’avait acquis von Stauffenberg. Ce brave homme, qui n’était résistant que depuis peu n’ayant compris qu’après les horreurs perpétrées par les nazis, avait été blessé au combat en Afrique, il avait perdu une main, deux doigts sur son autre main ainsi qu’un œil, de ce fait il ne pouvait donc tenir d’arme à feu. Nous avions du trouver une autre solution donc pour supprimer le Führer et avions donc statué sur l’utilisation de bombe.
La réunion, par habitude, se tenait dans un abri bétonné, cela jouait donc à notre avantage car le souffle de l’explosion aurait été contenue dans l’abri et aurait été, en quelques sortes, plus puissant. Cependant, ce jour, Hitler décida que la réunion aurait lieu dans un baraquement en bois, à l’intérieur duquel la chaleur devait être moins oppressante, cela aida surement à sa survie. Evidemment, ce que je vous raconte pour le moment n’est qu’un récit de ce que m’a raconté von Stauffenberg lorsqu’il m’a rejoint afin de rallier Berlin, je ne pouvais pas approcher Hitler comme je l’entendais, sinon il y aurait bien longtemps qu’une balle se serait logée bien gentiment entre ses deux yeux… Enfin que voulez-vous ? Quoi qu’il en soit, von Stauffenberg avait suivi une réunion de préparation et, à la fin de celle-ci, avait pris congé quelques instant afin d’armer les bombes, mais à cause de son handicape, il ne put en armer qu’une. Il revint pour la réunion et déposa sa mallette contenant la bombe au pied du Führer. Il avait pu le faire sans être suspect parce que, du fait de sa surdité, il avait été placé au côté d’Hitler. Prétextant un appel téléphonique, il quitta la salle bien rapidement. Depuis le centre des aides de camp, von Stauffenberg ainsi que son aide de camp virent l’explosion ravager les baraquements, il n’en fallait plus pour convaincre von Stauffenberg de la réussite de l’attentat et il ne manqua de le faire savoir aux autres restés à Berlin. Je devais avouer qu’à son récit, je crus aussi immédiatement en la mort d’Hitler. Mon sang bouillait littéralement dans mes veines, Hitler était mort et ce régime allait tomber ! Une fois à Berlin je m’empresserai de prendre les armes avec tous les autres conjurés et je renverserai de mes mains ce régime aux indénombrables ignominies, ces criminels n’étaient plus pour longtemps au pouvoir ! Nous avions réussi à prendre un avion pour Berlin où la confusion régnait déjà alors que Walkyrie se mettait en place. La nouvelle de l’attentat était bien parvenue là-bas à une vitesse folle mais le gouvernement ne savait rien. Hitler était-il mort ? Blessé ? Qui avait orchestré tout cela ? Personne ne savait vraiment.
Cette confusion aurait du nous profiter, elle était une magnifique occasion cependant, les communications entre Rastenburg et Berlin ne furent jamais coupées et le général Fromm, qui faisait parti de l’opération, appris bien vite qu’Hitler n’était pas mort. Ce traître ! A peine eut-il appris la nouvelle qu’il se retourna contre les conjurés ! Je le savais bien qu’il ne jouait pas franc jeu, nous n’aurions jamais du le mettre dans la confidence, dans l’opération ! Il chercha immédiatement à couvrir ses arrières et ordonna au plus vite l’arrestation de von Stauffenberg, Olbricht qui était l’un des cerveaux de cette opération, ainsi que de tous les collaborateurs qui auraient eu vent de l’opération. La plupart furent abattus sommairement, sans aucune forme de procès, après tout, les morts ne parlent pas c’est bien connu. Le général Ludwig Beck, qui devait devenir notre nouveau président, connu le même sort, ayant part deux fois loupé la tentative de suicide qu’on lui avait autorisé car il était tout de même une personnalité importante. A Paris, Vienne, Prague, des conjurés avaient fait mettre en état d’arrestation des milliers d’officier SS, croyant Hitler mort, et ils durent tous les libérer en apprenant le contraire. L’opération entière avait été un échec.
Dès le lendemain, Hitler affirma qu’une « clique d’officiers d’une stupidité criminelle » avait tenté de porter atteinte à sa vie et, se disant sauvé par la « Providence », il promit d’anéantir toute opposition subsistante. Une énorme vague de répression eut lieu dans les semaines qui suivirent, des milliers de personnes potentiellement dangereuses pour le régime furent arrêtés. Pas seulement des soldats, mais aussi des civils, parfois même la répression toucha les familles de certains conjurés, enfants, femmes, sœurs, frères, parents… Tous étaient touchés par la répression sans distinction. Les personnes arrêtés étaient bien souvent torturées avaient d’être jetées en pâture au tribunal du peuple où ils étaient humiliés. Bien souvent, la sentence était la mort, mais quelle mort… Il choisissait souvent la pendaison, trouvant d’astucieux moyens pour que l’agonie soit lente… Honteuse… Il n’y avait plus aucun respect pour les humains ayant trahit le régime. C’est d’ailleurs au cours de ces semaines que Rommel fut sommé de se suicider, c’était soit cela, soit un procès public et humiliant. Il choisit le suicide et, à l’égard de sa popularité, Hitler lui accorda même des funérailles nationales. Quelques autres conjurés eurent le temps de se suicider eux aussi avant d’être arrêter, c’était tant mieux. Certains échappèrent aussi à la mort… Mais ce furent bien peu. Je fus également… « Réprimander » si je puis dire cela ainsi, mais bon, il ne pouvait pas me tuer, j’appris par Erika que ni son nom ni le miens n’étaient mentionner dans les rapports, je me suis demandé quelques temps pourquoi, mais à quoi bon savoir ? Après cela, plus aucun acte de résistance allemande ne fut à dénombré, mais au moins avais-je l’espoir que celui-ci ait marqué l’histoire, prouvant que toute l’Allemagne ne suivait pas les idées du Reich ainsi qu’Hitler aveuglément. Je peux enfin reparler d’Allemagne… Car pour moi ce Reich n’est pas l’Allemagne, ce n’est pas le pays que j’ai voulu réunifier, non je refusais que ce Reich soit l’Allemagne à mes yeux... Hitler avait créé un monstre et non changer un pays, il avait même utiliser l’image de mon cher Frédéric II, der Alte Fritz… Ah non, l’awesome moi ne va pas commencer maintenant à insulter Hitler et son œuvre comme il le devrait ! L’awesome moi c’était dit qu’il ne le ferait pas, sinon nous n’aurions pas finit ! Continuons donc ! Je disais que je pouvais enfin reparler de l’Allemagne, la belle Allemagne, ces personnes qui se dressaient contre le nazisme, ils étaient bel et bien là et je suis sûr qu’ils ont marqué l’histoire avec cette opération !
Un dernière chose très importante s’est passé en 1944, le 25 août Paris est libéré par les Alliés, le Reich tombera bientôt c’était pour moi une évidence, et Ludwig ainsi que Siegfried tomberont de haut, entraînant avec eux Erika et moi.
Nous voilà arriver en 1945, l’année de la chute. Dès janvier, le Reich commençait à être envahi. Je ne quittai désormais plus la capitale, et j’attendais, j’attendais la fin de cette guerre. 16 avril, l’armée soviétique encerclait Berlin, il n’y avait plus d’échappatoire pour le Reich, il tomberait bientôt cependant… Cependant, je voulais me battre en cet instant. Non, pas pour sauver le Reich non, mais pour l’Allemagne, pour Berlin, pour mes petits frères et ma petite sœur. Cela m’était pourtant impossible, je n’avais aucune arme, alors comment aurais-je pu me battre ? Je savais qu’Erika et Siegfried souffriraient de cette bataille, mais Ludwig et moi souffrions déjà depuis que les frontières de Reich étaient tombées, nous souffrions tous… Et j’étais impuissant. J’étais devenu impuissant, forcé de laisser mes frères et ma sœur se battre, forcé de regarder Berlin tomber, tandis que tout ce que je pouvais faire était prier et c’est ce que je faisais. Là, dans la maison que nous vivions parfois tous ensemble, j’étais à genou à côté de mon lit et je priais, comme je le faisais alors que j’étais encore une toute jeune nation, lorsque je ne représentais encore que les Chevaliers Teutoniques.
Les jours passaient et les soviétiques gagnaient du terrain. Tout le monde était mobilisé, même des enfants ! Ils envoyaient des enfants à la morgue ! Pourtant, je n’étais toujours pas autorisé à prendre les armes. De quoi avait-on peur, que je me joigne aux soviétiques ? Même si je l’avais voulu, je n’aurais pas pu ! J’étais un ennemi pour les Alliés, un traître pour l’Axe, alors que devais-je faire ? Surement rien… Alors je continuai de prier. 30 avril, des soldats soviétiques entrèrent dans la maison, c’était là fin du Reich sans aucun doute, je leur opposai une faible résistance, probablement pour la forme, mais je n’en avais pas vraiment la force, et puis leurs coups étaient plutôt persuasifs. C’était la fin d’une horreur… Et le début de bien d’autres.
J’arrivai bien rapidement dans un camp de prisonniers où j’appris qu’Hitler s’était suicidé, quel lâcheté. Jusqu’au bout cette homme ne se sera attiré que mon mépris. Bientôt, Erika, Ludwig et Siegfried arrivèrent au camp, une triste joie m’envahit. Ils étaient certes avec moi, mais dans quelles conditions…
Le 8 mai 1945, reddition allemande. Dès septembre de cette même année jusqu’à octobre 1946 éclatèrent les fameux procès de Nuremberg ou de nombreux criminelles nazis furent jugés. En parallèle, Erika, Ludwig, Siegfried et moi furent jugés par les nations alliées, à chacun son procès. La sentence fut notre séparation, les Alliés avaient décidé de passer l’Allemagne entièrement sous leur contrôle et, tandis que la parti ouest, ainsi que Berlin ouest, tombaient sous le contrôle des Américains, Anglais et Français, l’est tombait aux mains de l’URSS. Cette condamnation était des pires cependant étais-je rassuré de savoir que personne ne disparaîtrait, je ne les perdais pas pour de bon comme Saint-Empire Romain Germanique, je les reverrais. La séparation n’en fut pas douce pour autant… Mais je n’y ai pas pleuré, je devais être fort pour mes petits frères et ma petite sœur, alors j’ai souri. J’ai souri en me séparant, disant d’un ton se voulant réconfortant « On se retrouvera » et mes larmes ravalées ne dévalèrent mes joues que plus tard, lorsque je fus seul.


« Les titres ne sont que la décoration des sots, les grands hommes n'ont besoin que de leur nom.  »
De Frédéric II

1947 fut l’année la plus dure que je n’eu jamais passé je pense. Le 25 février, Ivan m’emmena à une réunion du Conseil de Contrôle Inter-allié qui prenait place à Berlin. C’était bien la première fois qu’il m’emmenait à une réunion des Alliés, j’en étais très surpris et lorsque je lui ai demandé pourquoi il m’emmenait aujourd’hui, son regard enfantin glissa sur moi et, avec son indéfectible sourire aux lèvres il m’avait répondu que c’était un jour important pour moi, ou du moins que ça allait le devenir. Etrangement, j’avais extrêmement peur de ce à quoi je devais m’attendre et j’eu raison. Arrivé au lieu de la réunion, je retrouvais Alfred, Arthur et Francis. Si les deux premiers agissaient comme à leur habitude avec moi, j’eus l’impression que Francis fuyait mon regard pour une raison inconnue. Les Alliés m’avaient demandé de m’assoir en face d’eux. La pièce dans laquelle nous nous trouvions était plutôt spacieuse, les murs blancs accentuaient cet effet de grandeur. De plus, il n’y avait dans cette salle qu’une table qui me séparait d’Alfred, Arthur, Francis et Ivan, ainsi que les cinq chaises sur lesquelles nous étions assis. Tous les quatre, assis en face de moi, me fixaient sans mot dire puis se fut Arthur qui brisa le silence d’un ton formel. Une loi avait été promulguée portant dissolution de l’Etat prussien. Quelques motifs furent cités tel que le fait que l’existence même de la Prusse était considérée comme un obstacle à la paix et à la sécurité des peuples européens, la Prusse serait le berceau du nazisme et de la tradition militariste prussienne serait née ce qu’ils appellent l’Allemagne hitlérienne. A chaque nouveau mot, je me sentais perdre le peu de force qu’il me restait et dans ma tête, c’était le vide total jusqu’à ce que cette idée s’impose : Je n’étais plus rien.




Dernière édition par Prusse le Mer 24 Déc - 1:35, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: L'awesome Preußen vous fait enfin l'honneur d'arriver!   Jeu 7 Aoû - 23:34











Preußen

. Il était une fois, le fier aigle noir, l'awesome Preußen .


A cette idée, les larmes se mirent à dévaler mes joues sans que je ne tente de les retenir. Je revoyais les visages de tous les grands hommes qui avaient forgé mon Histoire. Hermann von Salza, Otto von Bismarck mais surtout Der Alte Fritz. Il y en avait beaucoup d’autres mais c’était surement les trois plus grandes figures qui avaient de moi ce que j’étais. Oui, ce que j’étais… Mais je n’avais pas su protéger leurs œuvres, ce qu’ils m’avaient laissé après leur mort, et j’en étais désolé. Tout ce que j’articulais entre quelques sanglots était des mots d’excuses envers eux. Je n’étais plus digne d’eux, j’avais tout gâché et réduis leurs œuvres à néant, ternit la grandeur qu’ils avaient donné à mon pays. Leur pays. Je ne pensai même pas à blâmer les nazis les véritables coupables, ils ne me virent même pas à l’esprit. Puis je pensai à Saint-Empire Romain germanique et Germanie qui avaient disparu avant moi, je me rendais compte que c’était probablement mon tour désormais. C’est alors Erika, Ludwig et Siegfried qui me vinrent à l’esprit, si je disparaissais maintenant, cela voulait dire que je les abandonnais… Je ne le voulais pas, je n’étais pas prêt pour cela, mais si l’heure de ma disparition avait vraiment sonné qu’allais-je donc pourvoir faire contre ? Rien. Comme lors de la chute de Berlin en 1945, j’étais toujours impuissant. Je ne sus vraiment combien de temps j’eu laissé couler mes larmes, tout ce dont je me souviens après fut que lorsqu’elles cessèrent enfin, nous quittâmes tous la salle en silence, sans force je m’effondrai dans la voiture qui nous reconduit la où je vivais avec Siegfried et c’est tout. D’ailleurs, lorsque je revis ce dernier, je n’eus même pas la force de lui sourire, de lui dire que tout allait bien, j’étais un empire, un aigle noir à l’agonie et je ne pouvais le nier. Durant toute l’année, j’attendis de tomber dans l’inconscience, de disparaître, et le fait que je me sentais faible n’aidait pas cependant, je fus surpris de voir arriver 1948 sans que je ne disparaisse. J’arriva alors à la conclusion que, l’Allemagne coupé en deux, l’est comme l’ouest avait besoin d’un représentant, tout comme l’est et l’ouest de Berlin. Donc, plutôt qu’une nouvelle nation n’apparaisse, je devais être devenu cette Allemagne de l’est, la République démocratique allemande telle qu’elle sera nommé en 1949, cela suffit à me redonner de l’énergie cependant, n’allez pas appeler l’awesome moi ainsi ! Ce nom n’est absolument pas awesome alors, tant que je vivrai, je serai Prusse Kesesese !
Ah, j’ai oublié de préciser que, dès le 28 juillet 1946, les Etats-Unis proposèrent un plan d’unification économique des zones d’occupation, dans le but de les aidés économiquement seulement, la Russie refusa bien gentiment cela et l’Allemagne de l’est n’eut pas le secours économique de l’Amérique contrairement à l’ouest.
Reprenons maintenant en 1948. Au mois de mars, le contrôle Inter-allié qui avait précédemment promulgué ma dissolution cessa ses travaux. Les tensions s’accroissent entre les Occidentaux et nous. La création d’une nouvelle monnaie par les Occidentaux pour l’Allemagne de l’ouest fit immédiatement réagir l’URSS qui mit en place le blocus de Berlin qui dura de juin 1948 à mars 1949 mais cela, Siegfried et Erika vous en parleront mieux que moi.


" Nous aimons tellement l'Allemagne que nous préférons qu'il y en ait deux..."
De François Mauriac

A cette idée, les larmes se mirent à dévaler mes joues sans que je ne tente de les retenir. Je revoyais les visages de tous les grands hommes qui avaient forgé mon Histoire. Hermann von Salza, Otto von Bismarck mais surtout Der Alte Fritz. Il y en avait beaucoup d’autres mais c’était surement les trois plus grandes figures qui avaient de moi ce que j’étais. Oui, ce que j’étais… Mais je n’avais pas su protéger leurs œuvres, ce qu’ils m’avaient laissé après leur mort, et j’en étais désolé. Tout ce que j’articulais entre quelques sanglots était des mots d’excuses envers eux. Je n’étais plus digne d’eux, j’avais tout gâché et réduis leurs œuvres à néant, ternit la grandeur qu’ils avaient donné à mon pays. Leur pays. Je ne pensai même pas à blâmer les nazis les véritables coupables, ils ne me virent même pas à l’esprit. Puis je pensai à Saint-Empire Romain germanique et Germanie qui avaient disparu avant moi, je me rendais compte que c’était probablement mon tour désormais. C’est alors Erika, Ludwig et Siegfried qui me vinrent à l’esprit, si je disparaissais maintenant, cela voulait dire que je les abandonnais… Je ne le voulais pas, je n’étais pas prêt pour cela, mais si l’heure de ma disparition avait vraiment sonné qu’allais-je donc pourvoir faire contre ? Rien. Comme lors de la chute de Berlin en 1945, j’étais toujours impuissant. Je ne sus vraiment combien de temps j’eu laissé couler mes larmes, tout ce dont je me souviens après fut que lorsqu’elles cessèrent enfin, nous quittâmes tous la salle en silence, sans force je m’effondrai dans la voiture qui nous reconduit la où je vivais avec Siegfried et c’est tout. D’ailleurs, lorsque je revis ce dernier, je n’eus même pas la force de lui sourire, de lui dire que tout allait bien, j’étais un empire, un aigle noir à l’agonie et je ne pouvais le nier. Durant toute l’année, j’attendis de tomber dans l’inconscience, de disparaître, et le fait que je me sentais faible n’aidait pas cependant, je fus surpris de voir arriver 1948 sans que je ne disparaisse. J’arriva alors à la conclusion que, l’Allemagne coupé en deux, l’est comme l’ouest avait besoin d’un représentant, tout comme l’est et l’ouest de Berlin. Donc, plutôt qu’une nouvelle nation n’apparaisse, je devais être devenu cette Allemagne de l’est, la République démocratique allemande telle qu’elle sera nommé en 1949, cela suffit à me redonner de l’énergie cependant, n’allez pas appeler l’awesome moi ainsi ! Ce nom n’est absolument pas awesome alors, tant que je vivrai, je serai Prusse Kesesese !
Ah, j’ai oublié de préciser que, dès le 28 juillet 1946, les Etats-Unis proposèrent un plan d’unification économique des zones d’occupation, dans le but de les aidés économiquement seulement, la Russie refusa bien gentiment cela et l’Allemagne de l’est n’eut pas le secours économique de l’Amérique contrairement à l’ouest.
Reprenons maintenant en 1948. Au mois de mars, le contrôle Inter-allié qui avait précédemment promulgué ma dissolution cessa ses travaux. Les tensions s’accroissent entre les Occidentaux et nous. La création d’une nouvelle monnaie par les Occidentaux pour l’Allemagne de l’ouest fit immédiatement réagir l’URSS qui mit en place le blocus de Berlin qui dura de juin 1948 à mars 1949 mais cela, Siegfried et Erika vous en parleront mieux que moi.
L’année 1949 fut celle où l’Allemagne se sépara véritablement en deux entités distinctes. Alfred, Arthur et Francis créèrent tout d’abord en mai ce qu’il appelait la République fédérale d’Allemagne avec pour capitale Bonn et, en réaction à cela, l’Allemagne de l’est sous l’emprise d’Ivan devint la République démocratique d’Allemagne avec Berlin est comme capitale.  Les Occidentaux refusèrent de reconnaître la République démocratique d’Allemagne comme un Etat mais l’URSS n’en avait cure, elle avait mis à la tête de l’Etat un communiste évidemment. Il n’y avait pas que notre dirigeant d’ailleurs qui était communiste, nous étions sous la tutelle d’un pays communiste, notre économie suivait un système communiste, notre parti social-démocrate était devenu communiste bref, nous étions communistes.
En 1950, l’un des symboles des Hohenzollern tomba, le château royal de Berlin, demeure principale de la famille royale, fut détruit. Ivan ne reculerait donc devant rien pour assoir sa position sur moi…
En 1953, une nouvelle politique de réarmement, couplée avec une forte industrialisation et une collectivisation bien trop rapide des terres agricoles aggrava la situation économique, comme le soulignait la pénurie alimentaire ainsi que l’augmentation des prix en Allemagne de l’est. Les ouvriers virent leurs privilèges s’amoindrir ce qui provoqua des grève dans certaines villes. Des mesures visant à améliorer la situation économique furent prises en faveur des paysans, des industries privées et d’autres secteurs mais aucune ne concerna les ouvriers, pire encore, leurs normes de travail augmentèrent. Ces derniers, normalement au centre des politiques communistes, se sentent abandonnés ce qui mena à une véritable révolte le 17 juin 1956 à Berlin. Mais plus qu’à Berlin, ce fut dans toute l’Allemagne de l’est qu’un souffle de rébellion contre ceux que les ouvriers n’estimaient plus comme étant communiste  souffla. Dans certaines villes, les prisons furent prises d’assaut et les prisonniers politiques libérés, les policiers furent désarmés, parfois même jetés en prison, et les armes furent volées. De tout mon cœur, oh oui de tout mon cœur et mon awesomeness je soutenais ces révoltes bien que je ne pouvais y prendre part. L’URSS réagit cependant très vite et réprima cette révolta avec violence tuant, blessant et arrêtant de nombreuses personnes. Le message qu’avait envoyé le peuple à travers cette révolte sembla malgré tout avoir fait réfléchir le gouvernement qui s’engagea en quelques sortes à réviser certaines mesures que le peuple pointait du doigt.
En 1955, le pacte de Varsovie, un dispositif militaire regroupant les puissances de l’est allié à l’URSS fut signé. Evidemment, la RDA fut signataire mais nos groupes militaires ne rejoignirent le dispositif qu’en 1956. Il fallait dire que nous n’en avions plus vraiment et que ce ne fut qu’en 1956 que la Volksarmee, l’armée populaire nationale, ne fut créée. D’ailleurs, cette armée avait été créée pour le pacte et sous une forte influence soviétique… Sinon, cela aurait été plus rapide qu’il nous protège avec leur propre armée ! Le service militaire fut alors de nouveau obligatoire et la Volksarmee compta bientôt 170000 soldats. En 1957, un accord fut signé avec l’URSS sur le stationnement de troupes soviétique en Allemagne de l’est. Toutes ces mesures devenaient réellement oppressantes, je me sentais piégé, de plus en plus.
En 1958, le cinquième congrès du Sozialistische Einheitspartei Deutschlands notre parti « socialiste » eut lieu. Durant ce congrès la résolution de prouver la supériorité du socialisme sur le capitalisme fut prise et pour ce faire, le niveau de consommation de chaque habitant de l’Allemagne de l’est devait dépasser celui des habitants de l’ouest, ceci aurait aussi du profiter à l’économie est-allemande et en améliorer la condition. Il était évident que cela n’allait pas marcher et finalement, cela amena même plus d’allemands à émigrer vers l’ouest mais ça, il ne vaut mieux pas le dire trop fort, il y en a que ça dérange encore. En novembre 1958 Khrouchtchev  « soutenu » par le gouvernement est-allemand lança un ultimatum pour que Berlin-Ouest, qui était en plein milieu de mon territoire, soit érigé au rang de ville libre et ils exigèrent des négociations. Khrouchtchev n’hésita pas à dire que Berlin-Ouest était une « tumeur cancéreuse » sur laquelle il proposa une « opération chirurgical ». Ces propos me mirent dans une colère sombre, bien que je me doutai qu’ils avaient eu un impact bien plus fort sur Siegfried du fait de sa relation avec Erika, on insultait tout de même notre sœur de tumeur ! Cette mention de tumeur ne fut d’ailleurs pas sans me rappeler un certain homme que j’appréciai peu et qui s’était suicidé il y avait de cela 13 ans, lui aussi avait parlé de tumeur infectant l’Allemagne, était-ce un présage de mauvaise fin pour l’URSS ? Je l’espérai. Walter Ulbricht, un membre important de mon gouvernement, déclara qu’il considérerait un nouveau pont aérien pour aider Berlin Ouest comme une menace militaire dirigée contre la RDA. Ils cherchaient à coincer l’ouest pour dominer d’une certaine manière tout Berlin, heureusement l’ouest ne céda pas et conserva Berlin Ouest. Ce fut tout de même un grand soulagement.
L’année 1959 ne vit rien de bien marquant, seulement des échecs de conférences sur ce qui était appelé le « problème allemand » tout comme l’année 1960. Cependant, un fait important est à relever en 1960. Au mois de Septembre de cette année le secteur est de Berlin est interdit aux Allemands de l’Ouest.


« Si un million de personne, en temps de paix, fuit leur patrie natale comme des voleur dans la nuit, laissant derrière tout ce qu’ils possèdent, la situation doit être insupportable. Une violation des droits humains, flagrante et continuelle, à lieu ici »
Ernst Lemmer.

Vint une nouvelle année,  un nouveau tournant majeur pour le pays. La crise ne faisait qu’aller crescendo encore et encore, notamment la crise alimentaire et, plus précisément, celle de la viande avec toutes les maladies qui se répandaient dans les élevages à présent unifiés au nom du communisme. Ces problèmes, ayant clairement à leur origine le communisme, n’empêchaient pourtant pas qu’une large campagne anticapitaliste et procommuniste de se faire. Quel dégoût pouvais-je avoir lorsqu’un homme me tendait un de ces tracts, vous savez ceux qui vantent des mérites inexistants et qui servent bien plus à allumer un feu de cheminée par ce froid d’hiver qu’à réellement convaincre quiconque d’adhérer aux idées explicitées. Mais qu’importe, je les prenais… Et les jetais dès que je le pouvais.
Le huit février, une révélation bien cocasse fut faite par le gouvernement, vous allez voir c’est drôle. Devant le chiffre croissant de personne fuyant l’Allemagne de l’Est, le gouvernement se sentait surement impuissant et, voulant accuser le coup, incrimina les trafiquants d’être humain et les chasseurs de tête d’être à l’origine de l’exode vers l’ouest ! Ah, vous savez, l’Allemagne de l’Est c’était un peu comme une jungle à cette époque-là, sortir dans la rue était extrêmement dangereux ! J’ai bien essayé de traîner dans les rues, tomber sur un trafiquant au coin d’une avenue, mais vous allez de nouveau rire, l’Awesome moi n’a trouvé personne ! Comme c’est dommage, j’avais vraiment un espoir ! Surtout quand le dix-sept février, un bulletin indiquant les statistiques des réfugiés étant parti à l’ouest annonçait que le nombre s’élevait à é 2.531.540 personnes entre 1949 et 1960 seulement, alors qu’il s’élevait à 438.760 entre 1945 et 1949, cinq fois plus de personnes avait fuit le pays depuis la proclamation de la République Démocratique d’Allemagne pour une période qui n’avait même pas triplé, n’y avait-il pas un problème évident ? Ou alors les trafiquants et les chasseurs de tête faisaient incroyablement bien leur travail ! A vous de juger.
Au premier mars, notre très cher chef de gouvernement, Walter Ulbricht, admet que la situation économique est « très compliquée », il exprima alors que l’ambition qu’une RDA totalement indépendante face à l’ouest ne pourrait se faire qu’avec l’aide total de l’URSS, il proposa même d’abandonner l’indépendance économique de la RDA pour la rattacher à l’économie soviétique, rien que ça ! L’union soviétique refusa cependant, ses économistes qualifiant la RDA de puits sans fond pour l’économie soviétique. Malgré cette économie en tout point vacillante, Ulbricht continuait de clamer que la RDA était à compter parmi les dix nations industrielles les plus puissante du monde, mais qui était assez fou ou assez aveugle pour y croire ? Surtout lorsque la production industrielle s’amenuisait ! Ajouté à cela une baisse alarmante des ressources alimentaire du pays ainsi qu’un système de santé dans un état catastrophique, le gouvernement fut bientôt obligé  de concéder qu’au moins 60% de l’exode vers l’ouest était de sa faute, deux neurones avaient du se toucher je vous le dis, ils avaient enfin compris qu’ils étaient en parti en cause dans l’exode vers l’ouest ! Mais ce n’est pas pour cela que la situation s’améliora, bien au contraire ! Le 20 mars, Ulbricht annonça que des sanctions seraient prise à l’encontre des citoyens de la RDA travaillent en RFA.
Le 12 avril, le Volkskammer approuva le code du travail basé sur celui soviétique. Il y était stipulé que toute personne en âge de travailler se voit attribuer le « droit au travail », ce droit était plus une obligation légale de travailler mais passons là-dessus. Le réel problème qu’étaient les heures de travail resta inchangé et le droit à la grève ne fut pas mentionné, le code du travail n’améliora en rien les conditions de travail des ouvriers, il était inutile.
Le 15 juin se tint une conférence internationale durant laquelle Ulbricht démentit sa volonté de construire un mur dans Berlin, mais demande la fermeture des centres de réfugiés de Berlin Ouest ainsi que la neutralisation de Berlin Ouest. Je pense que se fut la première fois que j’entendis vraiment parler de cette envie de bâtir un mur dans Berlin, j’avais déjà entendu quelques brides de conversation mais rien de concret, il n’y avait pas eu lieu de s’inquiéter. Mais, maintenant, j’étais tout de même moins sur qu’il n’y avait rien à craindre pour Siegfried et Erika, je n’avais aucune confiance en Ulbricht et ses démentis ne me convainquaient pas entièrement. Je ne ferais cependant pas part de mes craintes et Siegfried, il avait déjà bien des choses à faire plutôt que de penser à un problème pour le moment imaginaire. Ulbricht en profita pour saluer la demande de paix de l’URSS. Un pas en arrière fut de nouveau fait ce jour-là car les médias de RDA se mirent de nouveau à clamer que le gouvernement  n’était pas en faute pour l’exode vers l’ouest mais que la coupable était la République Fédérale Allemande. Les réfugiés furent même qualifier de traître au pacifisme de l’Etat allemand et comparés aux sympathisants du parti nazi du temps de son existence. Nous saurons donc tous que si nous voulons une vie décente dans un pays décent, nous somme comme des sympathisants au parti nazi, quelle logique !
Du trois au cinq aout eut lieu une conférence à Moscou des signataires du pacte de Warsaw et le sept aout, Ulbricht reporta le résultat de la conférence. Il annonça aussi que la fermeture des frontières de Berlin Ouest serait effective à partir du 12 et 13 aout. De longs frissons me parcourraient lorsque je pensais à cette « fermeture », que voulait-il donc faire ? Etait-ce le mur dont il avait été question quelques temps plus tôt ? Est-ce que Erika ou Siegfried était au courant ? Siegfried ne m’en avait pas parlé alors je supposais qu’il ne savait rien et surement était-ce mieux comme ça.
La suite des actions fut comme logique. Le huit aout, un large mouvement de troupes militaires se fit en RDA par le biais des routes et des trains. Le neuf aout, deux divisions d’infanterie motorisées sont appelées pour un « entrainement ». Dès que le signal serait donné,  l’une des divisions devra se positionner dans Berlin à 1000 mètres de la zone limitrophe entre Berlin Est et Ouest, l’autre devra se positionner sur la zone appelée « Outer Ring » de Berlin Ouest. Ce déploiement devait être utilisé en cas d’attaque depuis Berlin Ouest cependant, le signal donnant le départ de l’entraînement sonna dès l’après-midi du dix aout et, à la nuit tombée, les divisions quittent leurs baraquements afin de rejoindre leurs positions. La machine était en marche.
Le 12 aout, Walter Ulbricht invita tous les membres du conseil des ministres et du conseil de l’Etat dans la maison du conseil des ministres sur Lake Dölln qui se trouve à 80 kilomètres de Berlin. En retrait, je pouvais observer ces hommes qui constituaient le gouvernement et qui se questionnaient dans l’incompréhension la plus totale. Personne ici ne savait pourquoi nous étions tous ici, personne sauf celui qui nous avait tous convoqué ici. Cette incompréhension générale me donnait l’impression que le pouvoir échappait même au gouvernement lui-même. N’appartenait-il qu’à une seule personne dans ce pays ? Appartenait-il d’ailleurs encore à ce pays ? Nous n’avons su que bien plus tard dans la journée ce qui ce déroulait en réalité dans la capitale Est-Berlinoise.
Dans la soirée, l’ordre était donné : les frontières avec Berlin-Ouest furent fermées. Tout cela bien évidemment orchestré par Ulbricht ! Les divisions d’infanterie motorisé furent appelées à récupérer leurs positions, formant une seconde ligne de sécurité à 1000 mètres de la frontière, la première étant tenue par la police populaire. Tout s’enchaîna très vite à partir de là, le 13 aout à une heure trente du matin, le niveau d’alarme numéro deux donné à tous les départements de la police populaire de Berlin-Est, quelques dix milles hommes reçurent l’ordre de tendre des barbelés tout autour de la frontière. Il était tard, la fatigue me guettait et pourtant je n’arrivais à m’endormir, voulant suivre chaque avancer de l’horreur qui se produisait. Je ressentais une douleur sourde mais supportables m’envahir, c’était certes mes territoires qui étaient touchés, mais c’était Erika et Siegfried qui étaient touchés de plein fouet. Je me demandais ce qu’ils pouvaient bien ressentir en cet instant. Arrivaient-ils à dormir ? Souffraient-ils beaucoup ? Que ressentaient-ils ? L’inquiétude me serrait le cœur tandis que la nuit avançait, que ne donnerais-je pas pour être avec ma famille en cette instant. Je ne pu rentrer que le 14 aout chez moi, alors que la décision de construire les premiers pans de mur fut prise. Lorsque je recroisais Siegfried, il avait d’ailleurs un collier de chien autour du cou, je ne préférai pas en demander la raison mais tout de même, cela m’intriguait. Je me contentai de faire comme d’habitude, aller travailler, rentrer, manger, dormir et de temps à autre, parler à mon frère, ou du moins, plus que de banalités. C’est d’ailleurs en effectuant mon chemin entre la maison et mon lieu de travail que je pus constater l’avancer des travaux. Comme aux premières loges d’un spectacle funèbre, je me devais chaque matin que passer devant cette frontière désormais physique, ce maudit mur. Le 15 aout, ce sont les premières dalles de ciment qui sont posées dans de nombreuses grandes rues passant des Berlin Est et Berlin Ouest. Les jours suivants, l’ouvrage continua. J’entendis de nombreuses fois que des personnes tentèrent encore fuir vers l’ouest malgré le mur et avec plus ou moins de succès, comme un homme qui avait sauté depuis sa fenêtre, je ne sus pas s’il survécut, mais il était passé à l’ouest, certains ont tout de même de la chance. Mais c’est suite à ce genre d’évasion, et oui je parle bien d’évasion car la RDA est tellement l’une des pires prisons que le monde ait vu, que de nombreux habitants se situant près de la frontière furent contraints de déménager.
La réalité notre enfermement ne me frappa cependant réellement que le 24 aout. Quelle heure pouvait-il bien être, je ne m’en souviens plus exactement ce qui est malgré tout encore très clair, ce sont les faits. Je marchai le long du mur, serrant entre mes doigts ma croix de fer dont la chaine avait cassé sans raison. Je devais la changer me disais-je alors que mon regard croisa celui d’un jeune homme, poster dans le petit port Humboldthafen situé sur la Spree. Il ne semblait ni confiant, ni terrifié mais quelque part déterminé pour une raison qui m’étais inconnue. Je fis mine de détourner le regard, il fit de même et, lorsque je reposais le regard sur lui, il se jeta dans la rivière. Il nagea vers la frontière, tentant d’être le plus discret possible, pour ne pas être repéré. Je n’arrivai pas à le lâcher des yeux, il faisait ce que je rêvais le plus en cet instant, fuir à l’ouest vers Erika et Ludwig. Hypnotisé par cela, je m’approchai de la rivière pour mieux voir. J’entendis alors un soldat hurler un ordre, hurler de revenir en arrière. Mon regard se posa alors sur le soldat qui menaçait d’une arme le fugitif et mon regard s’agrandit lorsque le premier coup fut tiré. Un tire l’atteint, n’était-ce qu’un ? Je n’ai pas désiré compter. La foule s’était déjà bien amoncelée alors qu’ils récupéraient le corps inerte et que je regardais la scène, comme vidé de toute énergie. C’est à ce moment précis que je compris réellement, on avait beau construire un mur autour de Berlin Ouest, nous étions les vrais prisonniers de ce mur, car personne ne serait assez fou pour passer de l’ouest à l’est. Lorsque je me repris, j’eus tellement serré ma croix de fer qu’elle m’eut laissé des traces dans la paume de ma main, mais ces traces seraient vite disparues, pas comme ces images. J’appris plus tard que le jeune homme s’appelait Günter Litfin et qu’il n’avait que 24 ans, c’était la première victime des gardiens de la frontière à l’est, et surement pas la dernière.
Mais passons, nous voici le 31 aout. Savez-vous ce que nous pouvions voir à partir de ce jour en levant les yeux sur la porte de Brandebourg ? Le drapeau de la RDA ! Ne savaient-il pas que ce monument appartenait à Erika ? Se sentaient-ils obligés de le souiller avec une telle horreur ? Je pense que ce fut bien la dernière fois que je regardai le haut de ce monument avant la chute du mur, je ne voulais pas voir ce drapeau là-haut !
Le 3 octobre, je fus informé de, nous devons le dire, ce qui fut un coup de maître ! Un village tout entier s’échappa de la RDA dans la nuit du deux au trois alors que les troupes ordonnaient l’évacuation des zones frontalières. Un village tout entier, vous vous rendez compte ? Rien que cette idée me semblait me semblait folle mais m’emplissait de joie. Vous, oui vous qui nous enfermez, regardez attentivement, vous pouvez toujours trouver de nouveau moyen de nous acculer, nous ne nous laisserons pas faire !
La fin de l’année arrivait déjà et, une nouvelle fois, nous passerons les fêtes séparés d’Erika et de Ludwig avec Siegfried. Enfin... Même Siegfried, serait-il avec moi ? Ou contraint de passer les fêtes à Moscou ? Qu’en savais-je ? Le mur, lui, continuait de ce bâtir en tout cas, mais l’on pouvait encore apercevoir l’ouest pas endroit, et les Berlinois se pressaient là-bas afin ne serait-ce que pouvoir échanger un signe avec leur famille se trouvant de l’autre côté du mur. Et si j’y allais, pourrais-je y voir Erika ou Ludwig ? Je n’avais qu’un faible espoir.
En 1962, le 26 mai plus exactement, la plus grosse attaque contre le mur fut enregistrée. L’explosion fut tellement forte qu’elle créa un trou de plusieurs mètres dans le béton. Quelle fierté était-ce de voir que les Berlinois se dressaient aussi hargneusement contre ce mur de la honte.
Le 17 aout 1963, un nouvel espoir naquit. Le droit est donné aux Berlinois de l’ouest de venir visiter leurs familles vivant à l’est durant noël et le nouvel an pour la première fois depuis la construction du mur. Des laissé-passés sont donnés pour une durée de deux à trois semaines. Pas seulement en 1963 mais aussi les trois années qui suivirent. Durant ces quatre années, j’ai espéré voir Erika et Ludwig, ils me manquaient tellement… Mais chaque année cet espoir était déçu. Peut être était-ce trop demander que de vouloir voir son frère et sa sœur ? Enfin, il est vrai que notre cas était bien différent de celui des humains, c’était du moins ce que je me disais.
Le 9 Septembre 1964, les retraités d’Allemagne de l’Est sont les premiers à obtenir un droit de visite pour l’Allemagne de l’Ouest afin d’aller visiter leurs familles. Peu de personnes étaient encore concernées pour le moment mais c’était un début, petit à petit, plus de droits de visite seraient à dénombrer ! Mais pour le moment, tout Allemand de l’Est tentant de traverser le mur se faisait tirer dessus par les autorités est-allemandes tandis que les autorités ouest-allemandes et américaines leur venaient en aide une fois dans la partie ouest de Berlin. Un peu plus tard dans le mois, le 24, le second accord de passage est donc bien signé comme en 1963 mais, pas seulement pour les fête de fin d’année, mais aussi pour la toussaint 1964 ainsi que pour Pâques et la Pentecôte 1965.  Enfin, le 6 octobre, la République Démocratique d’Allemagne fêta ses quinze ans et, en l’honneur de cet anniversaire, une amnistie est donnée à 10.000 prisonniers dont des prisonniers politiques.
En 1966 est signé le dernier accord de passage, les dirigeants voulant de réelles négociations avec le Sénat de l’ouest. Le 13 aout de cette même année, une grande parade militaire eu d’ailleurs lieu à laquelle je fus forcé d’assister. Ce qu’on fêtait ? Les cinq ans du mur ! Qu’y avait-il donc à fêter là-dedans hein ? Rien du tout ! Et Walter Ulbricht, notre si cher dirigeant, ose clamer que l’Allemagne de l’Est, avec l’aide de l’Union Soviétique, a sauvé la paix en construisant ce mur cinq ans auparavant ?! Et puis quoi encore ! La seule chose qu’ils avaient réussi à sauver, c’était une population en Allemagne de l’Est. Sans ce mur, il n’y aurait surement plus grand monde par ici !
Le 20 février 1967, une loi passe quand à la citoyenneté est-allemande  qui remplace la citoyenneté conjointe aux deux côtés du mur jusqu’à présent. L’écart se creusait encore entre l’est et l’ouest…
Le 8 avril de l’année suivante, une nouvelle constitution entre en vigueur en République Démocratique Allemande. Cette dernière y est décrite comme un Etat socialiste de la nation allemande.
Le 20 décembre 1971 les négociations demandées en 1966 aboutirent enfin et un accord entre le Sénat et le gouvernement de la RDA ré-autorise les Berlinois de l’ouest à venir à l’est pour n’importe quelle raison, en un ou plusieurs fois, pour une durée maximale de trente jours par an. Autant vous dire qu’il fallait bien les choisir, ces trente jours !
Le 18 Septembre 1973, la République Démocratique Allemande est admise aux nations unies. Elle avait l’air de prendre de l’importance aux yeux des autres pays… Cela voudrait-il dire que les deux parties de l’Allemagne ne serait jamais rassemblées ? Un gros doute s’installa en moi à cette époque et cela n’alla pas en s’arrangeant lorsque le 7 octobre 1974, pour le 25ème anniversaire de la RDA, les mots « Allemagne » et « Nation allemande » furent retirés de la constitution est-allemande ainsi qu’un passage ajouté faisant état que la RDA serait pour toujours et irrévocablement liée à l’Union Soviétique. Rien qu’en lisant ses mots, je sentais de longs frissons me parcourir, dégouté rien qu’à l’idée que je puisse être sous le contrôle d’Ivan pour toujours, sans plus d’occasion d’être réuni avec Ludwig, Erika et Siegfried. Le temps où nous vivions tous les quatre me semblait si loin…
En 1975, pour la première fois, l’anniversaire de la RDA fut célébré comme des vacances nationales.
Le 23 mars 1976 entra en vigueur le pacte international relatif au droits civiques et politiques dont l’article 12 établissait clairement que « tout le monde doit être libre de quitter un pays, même le sien ». Ces quelques mots qui pouvaient sembler insignifiants, étaient tellement. Si seulement j’avais pu mettre cela sous le nez de mon dirigeant afin de l’obliger à ouvrir les frontières sans restriction ! Mais, ce n’était pas vraiment possible… Le 23 avril de la même année, le palais de la république fut ouvert à la place de l’ancien château royal. Autant dire que je ne cachais pas mon mécontentement lorsque je passais aux abords de cette immondice. Cet endroit avait abrité le magnifique château des Hohenzollern et maintenant, il y avait… Ce truc à la place. Définitivement, je n’appréciais pas ce bâtiment. Le 13 aout, un nouvel anniversaire. Quinze ans… Quinze ans que ce mur s’est dressé entre l’est et l’ouest, et de nouveau, un rassemblement militaire célébra cela ainsi que, grande nouveauté, une parade des groupes de combat des classes ouvrières, la fierté communiste, que c’est beau tout de même !
Le 7 octobre 1977 eut lieu des affrontements entre des jeunes protestants et la police. La foule chantait en répétition le slogan « Die Mauer muss weg ! », le mur doit partir. Je ne pouvais bien évidemment prendre part à ces affrontements, mais je l’aurais voulu. En opposition à cela, durant le même mois, la médaille des troupes de la frontière de la République Démocratique Allemande récompensant  les meilleurs services et dévotions personnels pour la sécurité de la frontière nationale est créée, avec évidemment un échelonnement bronze, argent puis or. Mais de quoi les récompensait-on donc, de retenir prisonnier leurs propres compatriotes ?! De tirer à bout portant lorsque l’occasion s’en présentait ? Ah non, pardon, veuillez m’excuser ! Dans leurs termes ce serait plutôt « Lorsqu’un traître à la patrie tente de s’enfuir vers l’ouest » ! Il fallait vraiment que l’on m’explique, pourquoi les décorait-on ? Quel honneur trouvaient-ils dans ce qu’ils faisaient ? Etait-ce une fierté que de savoir que l’on servait directement un gouvernement qui retenait tout son peuple en otage ? Non, vraiment, je ne comprenais pas. D’ailleurs, petite anecdote, en 1978, un soldat soviétique travaillant aux abords du mur a tenté de s’enfuir. Même les défenseurs du mur tentent de s’enfuir vers l’ouest vous vous rendez compte ? Il fut cependant exécuté sans plus de cérémonie, a quoi pouvait-on s’attendre d’autre ? Rien.
Le 1er janvier 1980, le pays devient membre du conseil de sécurité des Nations Unies pour deux ans. Quand on voyait la façon dont était établi l’ordre et la sécurité dans le pays, j’émettais de larges doutes quand à la légitimité de cette place, mais soit, de toute façon qu’on l’ait ou non ne changeait rien.
L’année suivante, un anniversaire funeste se tint, les vingt ans du mur, le 13 aout 1981. Une grande parade le célébra, mais qu’était-il vraiment arrivé depuis la construction du mur ? La division de Berlin en deux, des tentatives de passage réussies ou non, des morts et j’en passe. Je ne voyais pas vraiment ce que ce mur avait pu nous apporter de bénéfique. Il restait vrai que sans lui, Berlin Est et même l’Allemagne de l’Est se serait surement vidée de ses habitants mais, les enfermer avait-il été vraiment le seul moyen qui puisse être mis en place afin que l’on puisse trouver pour empêcher leur fuite ? Parlant de fuite, combien de fois n’avais-je pas rêvé passer moi aussi ce mur, au côté de ceux qui réussissent à atteindre l’ouest ? Me défaire de toute attache, ne plus penser à mes obligations simplement fuir vers l’ouest, retrouver Erika et Ludwig. Vingt ans…. Vingt ans que je ne les avais pas vu. Pour un humain cela devait tellement représenter, un enfant devenait un adulte, un adulte devenait une personne âgée. Mais qu’est-ce que représentait réellement cela pour une nation ? C’était insignifiant par rapport à l’âge que nous avions, pourtant… Ces vingt dernières années m’avaient paru si longues... Je me demandais encore, que ce passerait-il si je fuyais vers l’ouest ? Est-ce que ce serait abandonné les Allemands de l’Est ? Est-ce que je disparaîtrais que je ne serais plus le représentant de l’est, étant donné que je l’aurais fuit ? Siegfried m’en voudrait surement si je fuyais à l’ouest, je n’aurais d’ailleurs pas le courage de l’abandonner, je ne pourrais me résoudre à le laisser seul aux mains des Soviétiques. Je ne pouvais d’ailleurs pas non plus abandonner les Allemands de l’Est, ils étaient mon peuple désormais, et jamais je ne les laisserai derrière. Je refoulais ces dernières pensées loin dans mon esprit en allant me coucher ce soir-là, j’eus du mal à trouver le sommeil, mais il finit par m’emporter, tôt dans la matinée le lendemain.
En 1983, un nouveau mort fut à déplorer à cause du mur. Ce n’était ni le premier, ni le dernier me diriez-vous, mais il est de ceux qui nous marque pour certaines raisons. C’était le jour de noël, des restes de neige était encore visible çà et là dans les rues de Berlin, il n’en était pas tombé depuis quelque temps, ou du moins, pas assez pour qu’elle tienne. Il neigeait d’ailleurs très légèrement alors que je marchais. J’étais seul, le jour de noël, Siegfried semblait avoir beaucoup de travail, et Erika ainsi que Ludwig n’étaient toujours pas avec nous. Je marchais de nouveau le long du mur, comme si être près de ce mur me permettait d’être plus proche d’Erika et de Ludwig. Faisaient-ils de même de leur côté du mur ? Peut être leur demanderai-je quand nous nous reverrons enfin. Quoi qu’il en soit, je marchais le long du mur. J’aperçu un homme non loin, il semblait sur ses gardes. Il regardait partout, dans toutes les directions, je fis mine de ne pas l’avoir vu, mais l’observait cependant distraitement du coin de l’œil. Il s’élança soudainement vers le mur. Son évasion n’était pas des meilleurs, il avait surement simplement voulu s’échapper sans se préparer plus que cela. L’un des gardes du mur le cueillit alors en plein effort, d’une balle. Je vis l’homme tombé. Mort pensez-vous ? Oh non, loin de cela ! Il était vivant et saignait abondamment ! Mais, qui pouvait l’aider ? Si les soldats ne faisaient rien, personne ne pouvait intervenir, et personne n’intervint d’ailleurs… Ce rêveur, cet homme voulant simplement aller à l’ouest, mourut d’une hémorragie laissée trop longtemps sans soin. Cet incident resta secret, mais le tireur fut récompenser de la médaille de bronze des troupes de la frontière ! Mais où allait-on si l’on récompensait des meurtriers ?! Meurtrier dont, par ma passivité, je m’étais fait complice, car moi-même n’ai-je rien fait pour sauver la victime… Mais que pouvais-je faire vraiment ?... Non, je me cherchais des excuses, j’aurais pu le sauver, j’aurais du le sauver ! Mais une peur, une soumission à mon pays, à mon gouvernement m’avait retenue de tout acte. J’étais le complice de ces meurtres et cela m’anéantissait. Cette histoire était d’ailleurs non sans me rappeler une autre histoire qui s’était déroulée en 1962 mais dont je n’entendis que parler. Un cas similaire d’un jeune adolescent de 18 ans, mort des suites de l’hémorragie causé par une balle de la Vopo, non loin d’un check point américain. Le corps du jeune adolescent avait cependant du être évacué plus rapidement cette fois-là sous la pression américaine.
Reprenons cependant le cours de l’histoire. En 1986, un signe que le système se fatiguait se fit bien plus sentir qu’avant. Alors même que le mur fêtait ses 25 ans et que les troupes de sécurité de la frontière nationale fêtaient leurs 40 ans, le nombre d’officiers des troupes de la frontière nationale fuyant à l’ouest n’avait jamais été aussi haut. Même les défenseurs du système se mettaient à perdre leurs convictions et à vouloir rallier l’ouest. N’y avait-il donc pas plus clair signe de décadence ?
Vint alors l’année 1987. Elle marquait un anniversaire bien plus important que ceux de l’année précédente, Erika et Siegfried fêtait leurs 750 ans. Cela aurait du être une fête splendide où nous étions tous réuni ! Mais, plutôt que cela, Erich Honecker refusa l’invitation du maire de Berlin Ouest de venir justement dans la partie Ouest de la ville afin de célébrer les 750 ans de sa fondation. Cette nouvelle me fit serrer les dents, c’était un anniversaire réellement important qui concernait Berlin Est et Berlin Ouest ! Comment pouvait-il avoir refusé de faire une célébration collective ?!  La cérémonie officielle de la République Démocratique d’Allemagne pour les 750 ans de la fondation de Berlin eut lieu le 23 Octobre, toujours sans Erika ni Ludwig. Y avait-t-il eu plus triste anniversaire que celui si pour Erika et Siegfried ? Je ne le pensais pas. La même année, le 17 juillet, le gouvernement décida d’abolir la peine de mort, je dus bien avouer que ce fut l’une des rares fois où je leur tirai mon chapeau, les bonnes décisions que le gouvernement avait pris se comptaient sur les doigts d’une main ! De même, du 7 au 11 Septembre, Honecker se rendit en Allemagne de l’Ouest. C’était la première fois depuis la division de l’Allemagne en deux qu’un dirigeant de la République Démocratique d’Allemagne se rendait à l’ouest. Il n’emmena cependant, ni Siegfried, ni moi. Cela aurait pu être une si bonne occasion de revoir Erika et Ludwig pourtant…
Nous voilà enfin en 1989, une année de libération. Elle avait cependant semblé mal engagée puisque, malgré les signes marquant que le régime se fatiguait, Honecker clama le 18 janvier que le mur tiendrait encore dans cinquante, et même dans une centaine d’années. Le 5 février, alors que l'ordre de tirer sur les personnes tentant de s'enfuir avait été aboli, le Schiessbefehl, deux jeunes hommes de 20 et 21 ans tentèrent de s'enfuir mais se firent tirer dessus. L'un d'entre eux, Chris Gueffroy, mourut d'une balle dans la poitrine. Le second, Chistian Gaudian, fut mis en prison. La mort de Chris Gauffroy amena des protestations contre le Schiessbefehl et le mur de Berlin, le Schiessbefehl fut même qualifié de crime contre l'humanité. Ce fut le dernier tir mortel du mur de Berlin. Le rêve de Chris était juste d'aller en Amérique, et sa vie s’était arrêtée avant même de sortir de l’Allemagne de l’Est. Le trois avril, l’abolition de l’ordre de tirer sur quiconque tente de fuir vers l’ouest était officiellement mise en place et irrévocable.


« Ceux qui sont en retard dans l'histoire finisse par être punis »
De Mikhail Gorbatchev.

C’est en Septembre que le mur « commença à chuter ». Ce n’était pas le mur à proprement parler mais, dans la nuit du 10 au 11 septembre 1989, le gouvernement hongrois ouvrit sa frontière avec l’Autriche pour les Allemands de l’Est. Dans les jours suivant, ce furent des dizaines de millier d’Allemands de l’Est qui s’enfuirent en Allemagne de l’Ouest en passant par l’Autriche. C’était un pas en avant pour toute l’Allemagne de l’Est.
En Octobre, Honecker, sous la pression publique, est contraint de quitter le pourvoir et, à sa suite le 7 novembre, c’est tout le gouvernement communiste qui démissionne. Le vent du changement était là.
Le jour tant attendu arriva enfin. Le 9 Novembre 1989, le secrétaire du Comité central en charge des médias, Günter Schabowskin, donne une conférence à la presse internationale, diffusée sur les écrans de l’Allemagne de l’Est aux environ de 18 heure. Il devait s’exprimer sur la réglementation pour les passages vers Berlin Ouest cependant, quelques ambiguïtés firent leur apparition dans le discours auquel je devais assister, légèrement en retrait. Schabowski s’exprima ainsi « A partir de maintenant, les individus peuvent circuler librement sans devoir prouver qu’il s’agit de circonstances exceptionnelles ou familiales. L’autorisation est octroyée sur demande. ». A cette annonce, mon cœur, surement comme celui de la plupart des personnes écoutant le discours, loupa un battement. Venait-il juste de dire que l’on pouvait circuler librement ? Se rendre à Berlin Ouest et en Allemagne de l’Ouest sans avoir besoin de se justifier ? Venait-il simplement d’annoncer la fin du mur ? Mon cœur battait à tout rompre et, lorsqu’un journaliste demanda à partir de quand cette régulation était-elle en vigueur et que Schabowski répondit « immédiatement », je ne pus me retenir et m’enfuis discrètement de la salle. Personne ne m’eut remarqué, et c’était tant mieux. Il fallait que je trouve Siegfried, il fallait qu’on se rende au mur, il fallait que l’on retrouve enfin Erika et Ludwig !
A peine cette annonce faite, à peine m’étais-je élancé dehors, que j’entendais déjà partout « la frontière est ouvert ! », « La frontière est tombée ! ». Je courrais. Je courrais à travers les couloirs des bureaux tout d’abord pour retrouver Siegfried, puis sur le chemin menant à la maison où nous vivions. C’est sur ce chemin que je retrouvais Siegfried. Il semblait rentrer à la maison, comme si rien ne se passait ? Ne voyait-il pas l’effervescence autour de lui ? N’avait-il pas entendu la nouvelle ? Pourquoi rentrait-il ? Je l’attrapai par le bras et lui lançais un regard d’incompréhension. Dans son regard, je voyais qu’il ne comprenait pas non plus. J’étais déjà haletant, mais l’espoir me fit continuer de courir, j’enserrais sa main dans la mienne et entrainait mon frère dans cette course effrénée en direction de la Porte de Brandebourg. Au fur et à mesure de la course, je sentis comme une évolution dans la compréhension de l’événement par Siegfried. Au début, il me tenait fermement la main  et courrait légèrement moins vite que moi, encore en proie aux questions, aux incompréhensions, puis il se mit au même rythme que moi, desserrant légèrement ma main, comprenant doucement la situation. Notre chemin finit par une course entre nous deux, à savoir qui rejoindrait la Porte de Brandebourg en premier. De la joie. De la joie pure, c’était tout ce qui m’emplissait en cet instant. Nous arrivâmes bien rapidement à notre destination puis tentâmes d’accéder au mur, ce qui était difficile avec la masse compacte que formait la foule en cet instant. Alors que je tentais de me frayer un chemin, j’entendis une femme parler à un gardien de la frontière, lui disant "une fois, une seule fois dans ma vie, j'aimerais passer sous la porte de Brandebourg et aller faire un tour de l'autre côté. Je n’y suis jamais allée, est-ce si difficile ?". Ceci m’émut un peu plus. Nous accédâmes alors au pied du mur que nous escaladâmes aussi vite que nous le pûmes. Nous cherchâmes Erika et Ludwig parmi la foule amassée, nous criâmes leurs prénoms. Où étaient-ils ? Où étaient-ils donc ? Je n’en pouvais plus d’attendre ! Et soudain, ils étaient là, à côté de nous. Juste là, avec nous. Le bonheur d’être unis de nouveau, sans rien ni personne pour nous séparer. Au diable les conventions, seule importait l’intensité de l’instant présent. Je les serrais tous les trois dans mes bras, ils étaient tous là, tous enfin là. C’était l’un des plus beaux cadeaux que j’eus dans toute ma vie de nation. Et tout comme nous, c’était des milliers de Berlinois qui se retrouvaient en ce moment même. Des familles, des amis, c’était des moments de liesses qui resteraient à jamais gravés en nous. Nous n’étions plus des prisonniers à présent, nous allions avancer.
Le lendemain, tous les journaux d’Allemagne titraient « DIE MAUER IST WEG ! », le mur est tombé ! Les larmes me venaient rien que devant ce titre, et elles me viennent toujours lorsque j’y repense.
Il fallut cependant attendre presque un an pour que, le 3 octobre 1990, l’Allemagne soit réunifiée, les Alliés renonçant à leurs droits sur les territoires. Berlin et l’Allemagne était de nouveau d’un seul tenant. Plus de rideau de fer. Plus de mur. Cependant, malgré l’intense joie, une chose me vint à l’esprit, une bonne fois pour toute, je ne représentais plus une peuple ni un territoire. Et je me mis à y réfléchir. Nous avions traversé tellement d’épreuves, vu tellement de choses alors, si je les laissais maintenant, je savais qu’Erika, Ludwig et Siegfried ferait un excellent travail, même si je n’étais plus. J’avais tout de même un énorme pincement au cœur. Je ne voulais pas disparaître, mais surtout, je ne voulais pas les abandonner. Je ne leur fis cependant jamais part de mes doutes bien qu’ils aient pu comprendre que je n’avais plus aucun rôle étant donné que leur boss ne m’accordait pas tellement de valeur et ne me donnait aucun travail. Je passais donc mes journées à la maison. C’est un jour alors que je rangeais la maison que je me rendis compte d’une chose, je ne me régénérais plus comme les autres nations. En effet, alors que je nettoyais, je brisais sans le vouloir un verre et, en ramassant les morceaux, je me coupais. Ce jour-là, haussant les épaules, je me dis que cela se soignerait bien assez vite tout seul cependant, cela persista un long moment. Je l’ai bien évidemment caché à mes frères et ma sœur mais cela me fit vraiment peur, était-ce un signe d’une disparition dans un futur proche ? Rien que la pensée me fit frissonner. Cependant, rien ne ce passa, je restai en vie malgré le fait que je ne représentai plus de nation à proprement parlé. J’émis pour moi-même l’hypothèse que la conscience de la séparation Est-Ouest était encore forte et que cela me permettait de demeurer, car une identité Est-allemande et Ouest-allemande était encore fortement présente.
Beaucoup de monuments et de rues furent inaugurés dans Berlin en l’honneur des victimes du mur, je me rendis bien évidemment à chacune d’elle, car il ne faut pas oublier ce qui s’est passé, il ne faut jamais oublier.


"La muraille de Chine est un très bel ouvrage mais il y a déjà trop de murs entre les hommes"
De Mikhail Gorbatchev

Mon histoire n’est plus à écrire, elle est belle et bien finie, malgré le fait que je ne disparaisse pas, et je viens de te la raconter.  C’était ma vie, mon histoire, le journal de l’Awesome Preußen, kesesesesese!


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MessageSujet: Re: L'awesome Preußen vous fait enfin l'honneur d'arriver!   Jeu 1 Jan - 16:00

Alors alors.
Tout d'abord, tu as utilisé 48fois awesome et 11fois kesesese. :'D Modère l'utilisation du mot awesome comme tu l'as fait pour le rire. Ce qui entrera sûrement dans l'update du règlement pour les aru, honhon, à savoir "les tics c'est bien mais ça se soigne" /pan
Pour être plus sérieux, à part ça, j'n'ai rien à dire sur le physique et le caractère : c'est plausible, justifié, vivant grâce à la narration en je, pas de soucis de ce côté. \o/
Venons en au pavé historique que tu as osé pondre *kof* :') et dont je te remercierai peut être au bac d'Histoire-.
Bravo tu fais parti des pays dont l'Histoire échappe au trio du staff, donc la véracité de tes propos a été plus ou moins attesté par BE ( merci à lui et ses "j'ai pas souvenir d'avoir été choqué par quoique ce soit" et "ça avait l'air de bien coïncider" o/ ) et relu par ma sainteté ( qui a imaginé Prusse en none pendant un bon moment avec la phrase "Je fus d’abord connu en tant qu’Ordre de la Maison de Sainte-Marie-des-Teutoniques" ). Le point de vue de Prupru est bien utilisé dans l'Histoire, ça permet parfois de casser le rythme ( genre "blabla dates, guerres, et paf Prupru sort un petit truc drôle" ). Le coup des citations pour changer de période c'est du déjà-vu mais làààà y'a une certaine logique entre les citations choisies et ce qui est raconté après, c'est pas juste du remplissage donc yay !
(+) Le premier post qui se termine par "Sur les branches il y avait écrit « Mit gott uns », Dieu est avec nous. A l’époque, je le croyais moi aussi…" et après l'autre post "A chaque nouveau mot, je me sentais perdre le peu de force qu’il me restait et dans ma tête, c’était le vide total jusqu’à ce que cette idée s’impose : Je n’étais plus rien." C'EST DRAMATIQUE BON DIEU-! C'est classieux, mais tellement pk la vi que j'ai rit, pardon. Amour, Gloire et Prussieeeens ! Si toi aussi t'es awesome mais que la vie te traître comme un chien. o/ .. Herm je divague. ( Vague. ) Bon par contre tu m'as achevé à la fin, trop de drame, j'ai versé ma larme. Ca rime c'est cadeau.
Pour ce qui est du plagiat, ce mot n'est pas utilisable ici car tu as su t'attribuer le texte de tes sources, sûrement en les croisant eh ?, et surtout en reformulant. GG. :'D
Mais sérieux, un texte justifié c'est beau à lire. /pan/

En bref : tu es mort !
.. Srsly pourquoi on se tape un zombi au conseil ? D: .. Bon, soit, tu es validé.

Y'a plus à dire mais je ne vais pas commenter toute l'Histoire non plus, la lecture m'a suffit. c': C'était tellement long que ma co a lâché-.
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L'awesome Preußen vous fait enfin l'honneur d'arriver!
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