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 L'aigle et l'Ours contre le Führer : Opération Walkyrie. [Berlin-Ouest / Prusse]

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Berlin Ouest
Peluche tankiste à la bière
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Date d'inscription : 23/07/2013

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{ Nom Humain.: Erika Hohenzollern
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MessageSujet: L'aigle et l'Ours contre le Führer : Opération Walkyrie. [Berlin-Ouest / Prusse]   Ven 29 Mai - 18:38

Il faisait noir, du moins, je c'est ce que je pensais. Et cette nuit dans laquelle on m'avait plongé n'était pourtant pas aussi calme que celles que j'avais vécu dans ma ville, Berlin, dans ma jeunesse. Le bruit des talons cloutés des bottes s'entremêlait avec cet allemand que je connaissais que trop bien, car il restait ma langue. On m'avait arrêtée par surprise lors de ma sortie de la mairie à la suite d'un coup d'état raté, d'un putsch avorté où les forces armées berlinoises, équipées avec soin par moi-même furent utilisé. D'un violent coup de poing, un officier SS m'avait assommée et par je ne sais quel moyen lui et les deux autres hommes qui l'avaient accompagné m'emmenèrent dans une salle à l'emplacement inconnue, et qui est aujourd'hui sûrement aussi debout que la chancellerie du Reich.

À mon réveil, je me trouvais menottée, les poignets liés dans mon dos, et assise sur ce qui au touché paraissait être une chaise. J'avais la sensation d'être physiquement seule dans cette salle, mais les voix m'en faisaient douter. Soudain, on me rendit la vue et le claquement d'une lourde porte de fer suivie cette action aussi rapide et précise que la balle d'un fusil pénétrant la chair humaine. Il n'y avait qu'une seule lumière, celle se trouvant au-dessus de ma tête. L'éclat jaune qu'elle produisait était à peine suffisant pour me laisser distinguer les murs de cette salle aux petites dimensions, voire pour la première fois trop petites pour moi. Ce même éclat vacillant me laisser le loisir effrayant de croire que les hommes qui m'avaient enlevé se trouvaient partout : derrière moi, dans les coins de la salle, même devant moi, mais à moitié tapis dans cette cécité partielle que m'imposait l'ampoule qui illuminait davantage le haut de ma tête que le reste de cette pièce. Le claquement de la porte m'avait pourtant prévenu de leur départ, mais je sentais qu'ils étaient là, tout proche, prêts à surgir du néant pour m'engloutir avec eux et me faire passer cet ultime jugement qui allait définir si je croyais réellement en leur dieu autoproclamé ou non. Ce jugement dernier allé revenir au lieutenant du Dieu de l'Allemagne, saint Himmler qui allait décider si je devais rester auprès de son dieu, dans ce paradis en ruine, ou si je devais allé dans l'enfer des camps de concentrations rejoindre tous ceux qui s'étaient opposé à cette soi-disant marche vers un Reich de Mille ans. Ô Himmler n'était pas fou. Il n'allait pas m'imposer le même sort qu'aux autres conjurés car savait que Berlin sans moi n'était plus Berlin. Il n'allait pas me faire juger dans un château lugubre de cette vieille Allemagne qu'il avait perverti jusqu'à la moelle en lui arrachant les derniers lambeaux de cet empire pour lequel j'avais créé et tué. Non, il allait faire comme avec ces animaux que l'on utilise à une tâche et qui, malgré leur nouvelle condition, refusent d'adopter les habitudes liés à leur nouvelles "liberté". Il voudrait transformer de force le cheval de cavalerie, puissant, fier, et surtout taillé dans le roc pour charger l'ennemi, un cheval de guerre en sorte, en un simple cheval de parade comme on trouvait dans ce Moyen Orient que j'ai longtemps côtoyé. Étant trop ancrée dans une période de l'histoire où l'Allemagne se faisait appeler le IInd Reich, il allait faire en sorte que je devienne une marionnette sans désir, sans volonté et brisée par le régime de cette Allemagne affublée du nom de IIIème Reich.

Il n'y aurait donc aucun jugement pour moi. Il n'y aurait aucune annonce publique. Il n'y aurait sûrement aucune larme versé car les cadres du parti ferait en sorte d'expliquer avec un zèle déroutant mon absence à mes frères qui leur sont fidèles tels les chiens que le dictateur éduque avec loisir. Seul Prusse, dont la résistance face au régime est exemplaire aurait remarqué mon absence par le fait que j'ai cessé de donner des nouvelles et des informations à propos des actions des membres du NSDAP. Oui, il allait me briser, il n'allait pas chercher à me ménager un seul instant car il me savait coupable d'avoir aidé les conjurés en précisant le rôle de chaque ressource, en mettant en relation les bonnes personnes en étouffant toutes fuites éventuelles. Il connaissait mon niveau d'implication dans ce putsch avorté et savait à quel point je baignais dans la trahison au régime. Mais intérieurement, moi qui m'était fait trahir par mon peuple et par conséquent connaissait l'erreur de suivre un régime dans sa chute quel qu’en soit le prix, je savais qu'en tentant de sauver l'Allemagne des griffes acérées d'une dictature meurtrière, je lui étais restée fidèle. Je n'aurai donc aucun ressenti en crachant à la figure des personnes qui m'interrogeront que j'ai voulu tuer Hitler, que j'ai aidé de À à Z tous les conjurés et que j'ai menti jusqu'ici à propos de tout ce que j'ai pu dire durant toutes ces années de double jeu auprès du régime, mais de jeu sincère envers la puissante armée allemande. J'allais sûrement quitter Berlin pour un moment et abandonner cette nature impérialiste qui était la mienne pour devenir une marionnette embrigadée de force. Je n'aurai alors plus l'occasion de déverser tout mon venin sans subir les pires traitements, il me fallait donc profiter de l'opportunité que l'on me donnait d'être moi-même une dernière fois.

Après donc un long moment à essayer de comprendre, et ce en vain, où l'on m'avait emmenée, je pris un temps pour regarder si j'allais bien, si j'avais encore un peu de ressource pour tenir un interrogatoire qui risquait de ne pas déroger à la tradition de la SS. Mon uniforme était à peine défait, j'avais encore tout de cet uniforme de la Werhmarcht qu'un couturier de Berlin avait longuement du ajuster à ma taille et selon l’exigence d'un officier de l'ex-empire allemand ne voulant en aucun cas laisser de côté une seule de ses décorations si chèrement gagnées certaines fois. Décorations qui avaient quitté ma poitrine. Il ne restait plus que le vert de l'étoffe et quelques fils dorés qui tenaient des tressages eux-mêmes absent. Les deux croix de fer, celle autour de mon col et l'autre sur mon flanc furent elles aussi retirées. De fait, je me retrouvais là, seule, sans aucune marque de mon grade dans l'armée ou de mon importance pour Berlin. Je n'étais qu'une jeune fille lambda, opposante au régime, avec la circonstance atténuante d'appartenir à l'armée.

La lourde porte de fer se fit de nouveau entendre.
Un jeune homme en uniforme SS bien ajusté se plaça devant moi. Nos yeux se fixèrent longuement au point qu'il put, sûrement comme moi pour ses yeux bleus-gris, discerner chaque nuance de bleu de chacun de mes iris tendant vers le bleu roi. Il n'avait pas pris de chaise et resta debout devant moi silencieux, à me regarder dans les yeux puis à inspecter le reste de mon corps. Quant à moi je continuais à fixer son visage avec un regard sombre. Son regard croisa de nouveau le sien et là il se baissa légèrement et lu un papier d'une voix claire et précise :

"Le Führer est mort" vous l'avais su?

-Je crois que vous faites erreurs le milicien. Adolf Hitler n'est malheureusement pas mort.

- Vous être donc au courant de ce qu'il s'est passé au QG du Führer.

- Et comment, j'ai fait partie des premiers au courant, et j'ai été parmi les premiers à exploiter cette nouvelle.

- Vous êtes consciente Mlle Erika Hohenzollern que vous avouez, devant un officier de la SS que vous avez fait partie d'un complot en vue d'assassiner le Führer? Demanda le jeune aryen en se redressant et en faisant les cent pas devant moi.

- Je pourrais même vous dire que c'est moi qui ait fait armer les troupes de la capitale avec des armes performantes en prévision d'une telle éventualité. Je pourrais même vous "avouer" que j'ai été l'une de ceux qui ont conçu cette bombe qui aurait dû tuer votre dieu fou."

Un bruit de claquement se fit entendre dans la salle. La main gantée du SS venait de s'abattre violemment contre mon visage, y laissant une large marque rouge.

"Si vous enleviez vos gants, l'effet serait beaucoup plus violent, je peux vous l'assurer, dis-je en lui faisant un léger sourire moqueur.

- Je refuse de me souiller les mains sur le visage d'une femme ayant voulu tuer notre Führer.

- Ah oui, c'est vrai. J'avais oublié que vous préférez, vous les chiens de garde d’Hitler, avoir vos mains couvertes du sang des peuples non allemands.

- Cessez donc de vous complaire dans une attaque stupide contre les seules méthodes qui libèreront notre Reich de la perversité juive et des impuretés. Il s'adosse à un mur, alluma une cigarette et étonnamment m'en proposa une. Vous avez beau être une opposante au régime, vous restez la représentante de notre capitale bien aimée. Une cigarette?

- Non merci, j'ai arrêté de fumer à la fin de la Grande Guerre.

- Ce pourrait-il que vous ayez cessé d'être pangermaniste au même moment?

- Le pangermanisme n'implique pas l'éradication d'une minorité religieuse.

- Raciale.

- C'est votre Führer qui vous a mis ça dans la tête. L'antisémitisme est vieux et l'Empire en souffrait également. Mais jamais il ne fut instrumentalisé de la sorte.

- Peut-être... Mais revenons-en aux faits. Vous avouez être coupable de la tentative d'assassinat sur le Führer Adolf Hitler et par conséquent de la mort de .... .

- Je m'avoue entièrement coupable de ces faits et prend en partie la responsabilité des événements qui ont suivi la déclaration de mort de votre Führer.

- Maintenant je pense que votre expérience vous indique qu'elle sera ma prochaine question.

- Même si vous menacer ma vie et me faite souffrir le martyr, même si vous m'arracher toutes les dents et tous les membres, même si vous me briser mentalement, je ne vous donnerez aucun nom. Vous m'avez entendu aucun! Et en plus de cela, je crains qu'avec mes frères qui sont des membres importants du parti, vous ne pouvez pas vous permettre de trop m'amocher sans risquer leur colère.

- C'est vrai. C'est pourquoi nous vous maintiendrons ici tant que vous n'aurez rien dit. Peut-être que la faim ou la soif vous déliera la langue. Mais je vous conseille d-"

Il fut interrompu de l'exposer de ma souffrance future par un jeune SS qui accouru à lui, le salua rapidement par cet insupportable "Heil Hitler" et avant même que l'officier ait pu lui répondre, il lui tendit un papier où je pu distinguer non sans mal le tampon de la mairie.
L'officier se mît à grogner en lisant et relisant le document. Mais de toute évidence le contenu ne lui plaisait pas et quitta la pièce d'un pas lent en relisant encore le papier. Cependant il rentra avec la même démarche et quitta son papier juste le temps de me renverser assez violemment et m'abandonna dans une position elle que mon visage ne pouvait se décoller du sol à cause du poids de mon corps, maintenu immobile à cause de la chaise.

"Veillez à ce qu'elle reste ainsi. Elle a beau parler comme un tigre, elle n'en reste pas moins un chat" dit l'officier SS au jeune homme. Ce dernier acquiesça et se posta à côté de moi, silencieux, avec cette rigidité germanique que moi-même je ne pouvais lui reprocher. Dans cette position plus qu'inconfortable, douloureuse pour mes genoux, mon dos et mon visage sont la couleur blanche habituelle avait dû laisser place à un rouge révélant l'accumulation de sang, la violence de la gifle et du précédent choc, je ne pouvais m'empêcher de laisser échapper quelques bruits sourds révélant ma douleur. Cette dernière n'était pas insurmontable. J'avais déjà vécu bien pire en termes de souffrance. Mais elle restait une posture qui à la longue appuyait sur chacune de mes articulations, forçait sur mon dos rendant ma respiration de plus en plus difficile... Le jeune SS restait immobile, ses bottes impeccables à quelques centimètres de mon visage douloureux.

"Vous savez comme moi que si vous nous donnez les noms de vos co-conjurés, nous pourrons faire en sorte que vous ne soyez plus dans cette affreuse position.

- J'ai enduré... Bien pire... Alors plutôt mourir que salir mon honneur et celui... De ceux... Qui sont fidèles à la vrai Allemagne. Je commençais à tousser à cause de la raréfaction de l'air dans mes poumons, la position rendant ma respiration de plus en plus difficile.

- Ce n'était qu'une proposition... "

Conclut-il avant de se dresser et de dire, avec une détermination qui montrait qu'il parlait à un gradé de haut rang, cet insupportable "Heil Hitler".
La réponse fut tout aussi formelle, mais dévastatrice pour moi. Cette voix, je la reconnaissais entre mille. J'avais beau avoir un bourdonnement dans les oreilles à cause du sang qui s'accumulait dans mon crâne, je savais qui était le propriétaire de cette accumulation de sons. Il demanda au jeune SS de me redresser et de défaire mes liens. De sa part, je n'en attendais pas moins. Mais qu'allait-il faire ensuite. Il restait un cadre du parti extrêmement important, et l'un des plus fidèles à Hitler lui-même. Même s'il était venu après avoir été mis au courant par je ne sais quel moyen, il n'allait pas rester sans rien faire.

Une fois libre, je pu enfin me masser ce visage douloureux et rougis par les chocs. Il demanda au jeune SS de sortir et d'aller dire à son officier qu'il le retrouverait dans la soirée à la mairie pour une discussion. Il ajouta avant que le SS ne sorte que tout ce qu'il avait vu ici ne devait sous aucun prétexte être révélé à qui que ce soit, l'idée même de pouvoir le dire à quelqu'un pourrait faire l'objet de sanctions peut enviables. Le SS déglutit, salua et sortit en fermant la lourde porte de fer derrière lui.

"Schwester... Qu'est que tu... Mon frère se mît à genoux devant moi et voulu prendre entre ses mains dégantées mon visage pour regarder les dégâts sûrement. Ma fierté mal placée me fit le reculer avant de me laisser faire... Sachant pertinemment que sans son intervention, mon état aurait été pire.

- Tu sais parfaitement ce que j'ai fait... Ne fait pas comme si tu ne savais rien.

Son visage s'assombrit, mêlant frustration, inquiétude et une pointe d’énervement. Il se releva, ajusta cet ignoble uniforme noir qu'il adorait et remit ses gants. Puis il ouvrit la porte de fer, prit des mains d'une personne que je ne pus voir correctement tous ce qui m'avait été enlevé depuis mon arrestation et me donna tout, dans une fermeté qui s'était de plus installé entre nous deux depuis son entrée dans la SS, mais à cette instant cachait maladroitement une inquiétude, une culpabilité…

-Rhabille-toi Schwester. Je n’ai pas envie que tu restes plus longtemps ici. Je t’attends dans une voiture de l’armée."

Sa voix avait pris un ton froid mais maladroit, laissant transparaître une chaleur. Cependant son regard transperçait le regard noir que je lui lançais. Bien qu'il m'ait épargné une souffrance longue et insupportable, je n'allais pas le remercier. L'honneur? Non le dégoût pour cette milice politique à laquelle il a adhéré. J'attendais qu'il sorte pour en faire de même, arrangeant mes vêtements tout en marchant, passant dans une salle d'eau pour examiner rapidement mon visage légèrement meurtrie et mettre correctement toutes mes décorations, dorures et autres broderies. Tout cela fait, je fus enfin en mesure de retrouver l'extérieur. Le vent du soir envahissait mes poumons et y prenait la place de cet air vicié des cellules. D'ailleurs, les cellules de quel complexe? La question me traversa l'esprit lorsque je vis plusieurs miradors et patrouille le long des longs grillages. Je vis le nom de l’une des casernes à l’extérieur de Berlin sur l’écriteau, tout près du camp de Saschsenhausen. . Mon visage se déforma laissant partir un petit rire nerveux : au moins ils n'avaient pas perdu de temps...
Je pris place à l'arrière de la voiture, à côté de ce frère silencieux, qui laissa ses yeux se diriger vers moi un court instant avant de reprendre leur lecture. La voiture démarra et il finit par rompre le silence.

"Ton visage va mieux? Me demanda-t-il en lâchant ses documents des yeux.

La marque rouge de la main et l'impact du sol était encore bien visible sur ma peau, mon dos me faisait encore souffrir tout comme mes genoux. Mais je n'avais pas envie de lui répondre. Il s'inquiétait pour moi, mais j'avais beau m'inquiéter de ce qu'il devenait, il ne changeait rien. Je n'avais donc aucune raison de lui permettre de diminuer cette inquiétude.

Schwester...

Il essayait de me faire parler, un mot lui aurait suffi le connaissant... Mais rien ne sortis de ma bouche. Je préférais regarder le paysage nocturne défilé derrière la vitre, comme si ce noir m'attirait davantage que celui qui en portait sans modération à côté de moi.

Le trajet se passa sans encombre particulière, tout comme notre entrée à la mairie où les gardes ne réagirent même pas en me voyant. Personne ne semblait s'être interrogé à propos de ma soudaine absence. Certe elle n'avait durée qu'une journée, mais il n'était pas dans mes habitudes de ne plus donner de nouvelles aussi soudainement. Siegfried ne me lâcha pas d'une semelle, même une fois dans mes appartements. Il avait dû inventer une histoire justifiant qu'il soit constamment en ma présence. Enfin inventer… avant la guerre il ne l’aurait certainement pas fait. Nous étions si proche que personne n’osait nous déranger lorsque nous étions ensemble. Mais maintenant, il fallait tout justifier….
Je ne prêtais pas attention à mon frère qui prit une chaise et se mît à une table en acajou verni pour finir sa paperasse. Je faisais comme s'il n'était pas là défaisant mon uniforme, soupirant en voyant les hématomes. Une volonté de ne pas le voire qui se maintint jusqu'à ce qu'un des documents qu'il avait fini de remplir attire mon attention. C'est avec un regard intrigué par ce "rapport d'interrogatoire" que j'en ai commencé la lecture, sans demander à mon frère qui semblait plutôt enclin à me faire lire tout ce qu'il remplissait.

Tous ces documents, quel qu'ait été leur destinataire convergeaient vers l'idée que je n'étais liée au putsch qu'en un seul point : j'avais armée les forces de Berlin en accord avec les ordres du Führer et ces forces ont été manipulées comme moi par les membres du putsch. C'est pourquoi, afin de s'assurer qu'une telle manipulation ne puisse avoir de nouveau lieu, je me voyais affectée à la direction militaire de Berlin exclusivement. Toutes les autres fonctions seraient assurées par mon frère qui me céderait toutes ses fonctions liées à la défense et à la militarisation de la ville, sauf celles liées à la SS évidement. Cette répartition assurerait donc une concentration optimale des capacités de chacun sur sa nouvelle fonction. Toute trace de Prusse avait disparu des documents qu’il devait remettre. En tout cas la comparaison avec les documents originaux me le faisait remarquer.
En une journée, malgré toutes les évidences de mon implication dans un putsch qui aurait pu faire changer le cours de la guerre, mon frère m'avait fait passer de conjuré à victime. Cette nouvelle n'allait pas forcément plaire à Prusse qui lui-même n’apparaissait plus nulle part.
Car c'est ensemble qu’au court du moi de Juillet 1943, alors que je revenais Dresde où Speer m'avait envoyé pour le rassurer sur l'application de ses consignes pour l'industrie, que le Colonel Claus von Stauffenberg nous contacta à propos de ce que l’on connait aujourd’hui comme l’Opération Walkyrie.

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Prusse
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MessageSujet: Re: L'aigle et l'Ours contre le Führer : Opération Walkyrie. [Berlin-Ouest / Prusse]   Lun 17 Aoû - 7:13

Der Adler und der Bär gegen der Führer :  Operation Walküre
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    Comment en était-on arrivé là ? M’impliquer dans un tel plan avait du être une erreur, une grossière erreur, la plus grande erreur que j’eu faite en tant que résistant et pourtant ce n’était pas comme si je la regrettai car le résultat aurait put être grandiose et sauver enfin l’Allemagne des mains de cet homme si dangereux pour cette belle Allemagne que j’avais créé de mes mains et avais élevé jusqu’à son arrivée.  Non, ce que je regrettai, c’était la chance méprisable de cet homme qui survivait miraculeusement aux tentatives d’assassinat. Il n’avait qu’été blessé durant la précédente guerre ? Il aurait du y crever ! On n’en serait pas là aujourd’hui  après cela. Les fous ne mourraient-ils donc point ? Mon Seigneur pourquoi protégiez-vous cette créature ? Enfin… A quoi servait donc de ruminer ma colère désormais, plus rien ne pouvait être fait.

    Mes yeux glissèrent sur les murs de ma cellule qui me semblait bien grande pour une geôle, mais le fait que j’y sois seul devait jouer pour beaucoup aussi. Un ricanement m’échappa, ils avaient donc encore le luxe de pouvoir isoler des détenus malgré tout ceux qu’ils enfermaient ? Ou bien en exécutait-il tellement que les prisons se vidaient en quelques instants ? Devais-je donc me sentir flatter d’avoir cette pièce pour moi seul alors que d’autres devaient surement être entassé par dizaine dans des pièces similaires ? Quoi qu’il en soit, il fallait que je pense à remercier mon prochain visiteur de cette délicate attention !  Enfin, j’aurais de loin préféré ne point être isolé, le temps aurait surement semblé moins long.

    Dire que quelques heures auparavant j’étais encore au Bendlerblock au côté de mes camarades de guerre à les voir à la tête d’une nouvelle Allemagne où Hitler et ses sombres cerbères n’étaient plus. Nos rêves furent malheureusement douloureusement écrasés lorsqu’en ce jour à 17h30, une funeste nouvelle échappa des lèvres du Generalfeldmarschall Keitel, Hitler n’était pas mort. Dans la précipitation, nous l’avions fait enfermer avec celui qu’il avait prévenu, le commandant en chef Fromm dont les positions vis-à-vis de notre opération étaient désormais bien trop flou à notre goût. Claus von Stauffenberg avait bien évidemment remis en cause cette nouvelle, il avait lui-même entendu l’explosion, lui-même vu de ses propres yeux la fumée s’échapper du trou béant dans le mur de la « Tanière du Loup » ! Comment pourrait-il avoir survécu à cette explosion alors que la bombe était si proche de lui ? Malgré tout, cette nouvelle me faisait frissonner, un mauvais pressentiment me hantant à cause de cette nouvelle. Cependant, qu’elle soit vraie ou fausse, nous ne pouvions la laisser filtrer à trop de monde, au risque de voir des obstacles de plus surgir !

   Nous ne pûmes cependant les éviter, Fromm n’ayant mis que peu de temps à propager la nouvelle et sortir de sa cage. Ceux du Bendlerblock qui n’avaient, pour le moment, exprimé aucune opinion par rapport à l’opération prirent alors les armes sans aucune forme de procès pour nous faire tomber. Nous eûmes tôt fait de chuter sous les armes. Je me rappelais encore de l’expression suffisante et satisfaite de Fromm devant nous alors qu’il hurlait des ordres aux officiers. Il ordonna quatre exécutions immédiates, celles du général Olbricht, des colonels von Stauffenberg et Mertz, de même que celle du lieutenant von Haeften. Un jeune soldat s’étonna que je ne fisse partie de la liste des exécutions immédiates aux vues de ma proximité avec von Stauffenberg durant l’opération et puis, après tout, je n’étais « qu’un civil » et il n’y aurait de compte à ne rendre à personne pour ma mort. Fromm se tourna vers ce jeune soldat et, le fusillant du regard, lui dit ces mots : « Justement c’est un civil, et comment serait vu le fait qu’un civil ait pu s’infiltrer ici en plus de cette tentative de… Coup d’Etat ? Une imprudence ! Une négligence ! Allons-nous donner une autre preuve d’incompétence ? Et puis, nous devons savoir qui il est pour savoir qui punir ! Il doit bien avoir une famille que nous devrons punir, il faudra donc lui faire cracher son identité ! En attendant, il faut lui faire quitter les lieux sans que personne en dehors d’ici ne le remarque. »

    Croyait-il réellement que j’allais lui dire quoi que ce soit ? Il avait bien du courage… Ou bien trop confiance en lui. Quoi que s’il essayât de faire quoi que ce soit à l’encontre de Ludwig ou Siegfried il allait se heurter à bien des problèmes qu’il finirait surement par être accusé de trahison à force d’essayer de les faire tomber ! Je m’inquiétais bien plus pour Erika, j’espérais qu’elle ait eu le temps de se mettre à l’abri… Qu’est-ce qu’il m’avait pris de la laisser aider sur ce coup !  Quel grand frère incapable je faisais, j’aurais du l’en empêcher ! Ce n’était pas la première fois qu’elle aidait évidemment, ni la première fois qu’on encourrait des risques… Mais d’aussi gros risque c’était bien la première fois qu’elle en encourrait avec la résistance ! J’aurais réellement du l’en empêcher… Bien qu’elle ne m’aurait surement pas écouter. Un petit sourire pointa au coin de mes lèvres en pensant à quel point nous étions tous bornés dans cette famille, pas un pour rattraper l’autre. Soudainement, je sentis mes forces partir et le noir peu à peu envahir ma vision. Je n’aurais su dire ce qu’ils m’avaient fait tant j’étais perdu dans mes pensées. Je perçu cependant que l’on m’empoigna au niveau de la nuque peu de temps avant que je perde totalement connaissance et discerna avec mal Fromm en face de moi qui me dévisagea avant de dire placidement :

« Vous m’excuserez mais les animaux font toujours moins de bruit une fois endormi, même les rats, et je vous jure de retirer de votre visage ce sourire qui est votre. »

J’eus tenté de lui répondre mais rien ne sortit et, ultimement, je sombrai dans l’inconscience.

    Lorsque je me réveillai, j’étais dans cette cellule, seul. La première pensée qui traversa mon esprit fut encore de me demander comment s’en était sortie Erika. Etait-elle en sécurité ou elle aussi en prison ? Pourvu qu’elle ait pu fuir… Malheureusement ce n’est pas de si tôt que j’aurais des nouvelles car tant que j’étais ici, il était hors de question que je demande quoi que ce soit. Mon cœur se serra en pensant que je ne saurais pas ce qu’il lui arrivait maintenant et lui arrivera après. Espérons simplement qu’elle ne sera pas trop malmenée si elle se fait attraper. Je pensai ensuite à tous mes autres compagnons. Pour certains, je savais qu’ils n’étaient déjà plus mais pour les autres, au mieux iraient-ils en prison au pire seraient-ils eux aussi exécutés.  Je secouai la tête, ce n’était surement pas la meilleure des solutions que de penser à cela maintenant. Il semblait qu’ils n’avaient pas pris la peine de me lier les poignets, surement le feraient-ils lorsqu’ils décideront de m’interroger ou de m’exécuter. J’aimerai bien voir leurs têtes en voyant que je continue de respirer même avec un plomb dans la tête ou dans le cœur. Enfin, peut être valait-il mieux que cela n’arrive pas. Je me relevai donc et marchait dans ma cellule. Il n’y avait aucun moyen de voir à l’extérieur et donc de me situer cependant, j’imaginais qu’il n’avait pu m’emmener bien loin, je devais être dans la prison de Plötzensee. Un petit rire amer m’échappa, il était tout de même bien rare que je me trouve ainsi enfermé par mon propre peuple, mais plus rien ne m’étonnait avec ce régime. Comment cet homme avait-il pu arriver à la tête du pays avec de telles idées alors qu’il n’était lui-même pas Allemand ! Etait-ce un dernier tour que me jouait mon ultime Némésis ? La dernière pique de ce cher Autrichien qui s’était bien gentiment laissé annexer par cette Allemagne que je ne reconnaissais plus ? Comme si cela pouvait être une de ses manipulations… Je divaguais trop, même lui ne serait pas capable d’une telle bassesse après tout.

    Alors que mon esprit se perdait dans quelques élucubrations, une vague de fatigue m’envahit. Quelle heure pouvait-il bien être ? Comment se faisait-il que je me sentais fatigué alors que je m’étais réveillé il n’y a pas si longtemps ? J’assumais que le repos dans lequel on m’avait forcé ne m’avait pas été réellement bénéfique et puis je n’avais pas du demeurer inconscient bien longtemps. Je me couchais donc de nouveau sur l’un des lits de la cellule mais ne trouvais pas le sommeil immédiatement, l’esprit bien trop préoccupé. Morphée finit par m’emporter ce qui devait être une heure après environ.

    Le bruit de la porte s’ouvrant me réveilla et je me relevai pour découvrir un groupe de quatre hommes à l’entrée.  Celui qui semblait le plus expérimenté, ou du moins le plus âgé, s’adressa à moi  d’un ton distant et supérieur.

« Il semblerait que nous t’ayons réveillé, enfin qu’importe ! Nous allons t’emmener en salle d’interrogatoire, ne tente rien d’idiot, nous n’hésiterons pas à tirer. »

    Alors qu’il disait ces mots, un autre soldat me pointa de son arme tandis que les deux autres s’approchaient de moi. Finalement je n’allais peut-être pas remercier mes visiteurs de m’avoir céder une cellule complète. Mais qu’il se rassure je n’allais pas faire de bêtise maintenant non plus, comment aurais-je pu sans même savoir où dans le bâtiment me trouvais-je ? Je me laissais lier les mains sans résistance et les suivais sans mot dire jusqu’à la salle d’interrogatoire. La porte de la pièce fut évidemment précautionneusement refermée derrière moi. Le plus gradé fit alors signe aux trois autres de disposer. Une fois qu’ils furent partis, le dernier restant s’avança dans ma direction et s’arrêta devant  la seule table de la pièce puis y déposa ses mains et me donna un regard perçant avant de dire calmement :

« Ton identité. »

Pensait-il vraiment que j’allais parler aussi facilement ? Quelques secondes défilèrent durant lesquels on se fixa dans le blanc des yeux.

« Ton nom. »

Je me murais dans un silence profond. Quelques minutes passèrent où l’on se toisa des pieds à la tête sans mot dire.

« Je te demande de me répondre ! Tu crois pouvoir faire le malin avec nous ?! » Tonna-t-il.

    J’abandonnais mon vis-à-vis et mes yeux divaguèrent sur les murs de la pièce. Cela du achevé d’énerver le soldat qui se contourna la table dans un assourdissant bruit de talon couvrant mon silence. Alors que j’allais tourner la tête vers la droite pour le regarder, un violent coup vint s’abattre sur ma joue. Je m’en mordis la langue dans l’étonnement et ce goût métallique bien connu envahit ma bouche. Un second coup pris le chemin de mon ventre tandis que je serrai les dents. Mes yeux grands ouverts fixaient le sol, j’avais abandonné l’idée de les relever sur mon interlocuteur.

« Parle ! » Gronda alors le soldat.

Je m’entêtai, je ne dirai rien. Quelques instants de flottement passèrent avant que d’autres coups ne vinrent rougir ma peau. J’en vins à me demander s’il était vraiment expérimenté, conduire un interrogatoire aussi mal, il ne devait pas être habitué à le faire.

« Vas-tu te décider à me dire qui tu es s ale rat ! Ou préfères-tu la mort ?
-Je me préfèrerai mort sans avoir parlé qu’en vie en ayant trahit, j’ai encore de l’honneur et de la fierté ce n’est pas comme certains. » Raillai-je d’un ton se voulant assuré.

    Le regard du soldat se fit plus agressif, je regrettai déjà mes paroles. Il me saisit par le col et approcha nos deux visages à tel point que tout ce que je voyais était ses yeux plissés de rage. Sa voix, plus proche d’un grognement de bête que de quoi que ce soit d’humain, s’éleva :

« Un honneur ? Une fierté ? Comme une erreur comme toi pourrait-elle ne serait-ce que ça savoir ce que c’est ! »

Avec violence, il me fit tomber de ma chaise et mon crâne rencontra le sol. Mes pensées se firent confuses tandis qu’un bourdonnement emplit mon cerveau quelques instants. Un coup de pied frappa mon ventre, puis un second, et la voix du soldat s’éleva de nouveau.

« Comme peux-tu parler d’honneur à conserver quand on ne sait même pas pourquoi tu es encore en vie ? Où pouvait-on bien cacher une erreur de la nature comme toi tout ce temps ? Si tu avais fini dans un camp comme tous ceux de ton espèce nous aurions déjà eu un souci en moins ! »

    Ah, c’est vrai que l’albinisme était de nouveau passible de mort à notre époque ! C’est triste lorsque nous pensons que nous sommes censés avoir évolué mais que de nouveau à notre époque nous voudrions voir les gens comme moi mort parce que nous sommes différents, parce que nous sommes une « erreur de la nature ». Pourtant la dernière fois qu’on avait voulu ma mort à cause de mon albinisme remonte bien à l’époque où j’étais une toute jeune nation, que l’humanité est drôle.

    Après cela, je me muais de nouveau dans un silence de mort et l’interrogatoire se poursuivit un long moment ainsi, alternant les phases où il me frappait et celle où il me sommait de lui répondre. Pour toute réponse il n’eut qu’un mutisme de ma part évidemment, comme il devait être triste que je n’ai aucun effet personnel sur moi tel que des papiers d’identité pour connaître un moyen de faire pression sur moi, mais je n’avais rien de tout cela, je n’avais pas pris le risque d’emmener quoi que ce soit qui permette de remonter jusqu’à ma famille alors que je risquais tellement.

    Au bout de plusieurs heures surement le soldat avait le souffle court et semblait être à bout. Il avait arrêté de me frapper et même de me questionner, me regardant fixement comme cherchant une solution. De mon côté, j’étais toujours au sol, un mélange de sang et de salive coulant de mes lèvres qui cherchaient désespérément de l’air. Mes ongles s’enfonçaient avec vigueur dans mes paumes de main, comme si cela allait les libérer de leurs liens. Soudain, l’officier se retourna et quitta la pièce sans raison apparente. Mon corps se relâcha légèrement avec soulagement, il ne risquerait plus de prendre de coup pendant quelques instants de repos bien mérité. Cependant, s’il m’avait laissé ici, c’est qu’il n’en avait pas fini avec moi. S’il était parti, c’est surement qu’il était allé chercher de quoi continuer son interrogatoire. Je me raidis de nouveau en essayant d’imaginer ce qu’il avait bien pu trouver comme méthode de torture pour partir ainsi et j’attendis. J’attendis qu’il revienne. J’attendis de savoir ce que mon sort me réservait.

    Lorsqu’il revint enfin, son expression semblait renfrognée, comme si quelque chose lui avait déplu. Il s’approcha de moi et me poussa pour que je roule sur le dos avant d’écraser avec violence son pied sur mon ventre. Mon souffle se coupa quelques instants et j’eus du mal à le reprendre. Cependant, une fois que ce fut chose faite et « surpris » qu’il ne fasse rien d’autre, je levais mes yeux vers son visage alors que sa voix résonnait de nouveau dans la salle :

« Êtes-vous bien monsieur Gilbert Beilschmidt ? »

Mes yeux s’ouvrirent grands avec effarement, comment savait-il ? Je serais les dents et répondis faiblement un « Ja » tout juste audible. Ce fut alors à lui de serrer les dents de rage ainsi que ses poings. Il sortit finalement une fiasque de la poche intérieure de sa veste et me lança l’ouvrant :

« Tu vas être libre, n’est-ce pas magnifique ? Juste un message de ce jeunot haut placé et te voilà libre ! Tu veux fêter ça n’est-ce pas ? »

Disant cela il versa sur le contenu de la bouteille sur mon visage et mes quelques blessures se mirent à brûler horriblement.  Ca ne dura pas longtemps mais l’odeur qui m’emplissait les narines et la sensation me rebuta au plus au point. Lorsqu’il eut fini, il retira son pied et, s’accroupissant à côté de moi, m’attrapa le col pour me mettre en position assise mais aussi pour que je le regarde dans les yeux.

« Alors, le petit verre t’as plu ? Ah que ce doit être bon d’avoir des relations comme les tiennes pour te sortir d’un faux pas mais toi comme moi on sait que tu n’as pas fait que suivre bêtement, toi qui était comme l’ombre de Stauffenberg au Benderblock. »

Une pointe d’ironie perça dans sa voix alors qu’il mentionnait le nom de mon frère.

« Si Monsieur Hohenzollern lui-même à exiger votre libération au côté de celle de sa sœur c’est au moins que vous devez être de sa famille ! Quelle honte vous devez être pour votre famille. »

    Mes poings se serrèrent en entendant ça, comment pouvait-il en juger hein ? Il ne nous connaissait même pas ! Et puis, aucun d’entre eux ne me considèrerait comme une honte n’est-ce pas ?

    Sans même que je m’en rende compte, le soldat avait retiré les liens de mes poignets et il me sommait de me lever. Je tentais de chasser ses paroles de mon esprit mais alors qu’il posait sa main sur la poignée de la porte il laissa tomber d’un ton monocorde :

« Albinos et contre le régime, oui, tu dois être une erreur et une honte pour ta famille. »

    Cela dit, il ouvrit la porte et commanda à un jeune soldat de me conduire chez moi, ce dernier acquiesça et me fit signe de le suivre, ce que je fis sans réfléchir. Les derniers mots de mon interrogateur torturaient mon esprit alors que je tentais de les mettre de côté. Il ne fallait pas que j’y pense maintenant, que je me laisse aller, si seulement j’avais mon journal avec moi, j’aurais pu me libérer de cela immédiatement. Il allait falloir que j’attende pour cela, jusque là il fallait que je mette tout ça de côté.

    Ce qui me surprit en sortant du bâtiment fut la nuit qui tombait. Je me doutais que j’avais du passer un certain temps ici mais combien au juste ? Je me risquai à demander à mon « accompagnateur » la date du jour, m’apprenant par la même occasion que j’avais passé un peu plus d’une journée en prison.  Nous montâmes dans une voiture et sans même me demander d’adresse, le jeune soldat me conduisit chez moi. Je me demande comment il avait su, avait-ce été marqué sur le message de bien vouloir restituer l’animal à domicile ? Ou peut-être avaient-ils eu le temps de récupérer mon adresse une fois mes nom et prénom connus. Enfin cela n’importait pas vraiment.

    Lorsque j’arrivais à la maison, personne ne fut là pour m’accueillir. Etait-ce une punition ou peut-être avaient-ils tous mieux à faire ? Je ne m’attardais pas et me dirigea immédiatement dans ma chambre. Même mon estomac ne me guida pas jusqu’à la cuisine alors que cela faisait longtemps que je n’avais rien avalé. Une fois dans ma chambre, je m’étalai sur le lit avec dépit. J’aurais bien des choses à écrire dans mon journal quand je l’ouvrirais mais pas maintenant, je n’en avais pas le courage finalement. Je me laissais simplement aller, les yeux fixant le vide me demandant comment Siegfried avait bien pu s’en tirer pour que je puisse m’en sortir « aussi bien ». J’étais forcément lié à tout cela alors comment se faisait-il que je n’étais plus inquiété pour l’opération ? Je soupirai, j’aurais des choses à lui demander plus tard enfin, s’il daignait m’adresser encore la parole après cela. Dire qu’il venait de couvrir les méfaits d’une année entière d’une sœur et d’un frère s’opposant à lui.

    Car oui, cela faisait une année que nous étions impliqués Erika et moi dans ce complot de grande envergure et je m’en souviens comme si c’était hier. Ce mois de Juillet 1943 était plutôt calme pour moi. Je n’avais rien à  faire, mon réseau de résistance ne requérait pas mon aide et Erika était partie pour Dresde. Ne parlons donc pas de Ludwig et Siegfried qui était bien trop occupé pour m’accorder du temps. A cette époque, ma sœur et moi avions notre petite réputation au sein de la résistance allemande enfin surtout l’Awesome moi car j’étais le plus actif des deux mais aussi celui qui « risquait  le moins » et donc qui pouvait se montrer aux autres résistants. Bien sur, nous avions des noms de code au sein de notre réseau et le mien, Adler, était assez connu pour attirer l’attention de quelques chefs de fil de la résistance préparant de grandes frappes. Le fait que je travaille assez souvent avec mon binôme, qui n’était autre qu’Erika, était aussi connu et c’est pour cela qu’on faisait en général appel à nous deux en même temps.

    Ce jour-là, Erika devait rentrer de Dresde et l’envie de la voir me titillait énormément bien que je savais qu’elle n’aurait surement pas beaucoup de temps à m’accorder à cause de son travail. J’avais malgré tout un peu de temps à tuer avant qu’elle n’arrive à Berlin alors je décidais de me rendre à un bar tenu par un résistant, que je connaissais et appréciait fort bien, et qui accueillait les « boites aux lettres » du réseau. En y allant je n’avais pas grand espoir de trouver quoi que ce soit et pourtant, lorsque je demandais s’il y avait quoi que ce soit pour moi, le patron du bar me glissa en même temps que la carte une lettre. Pour n’éveiller aucun soupçon je commandais une peinte de bière en le remerciant pour le service et, mon verre terminer, je quittai le bar direction la maison avec un empressement que je peinais à dissimuler.

    Une fois arrivée, je me hâtais d’aller dans ma chambre, fermant ma porte à clé et les rideaux des fenêtres avant d’ouvrir la lettre. Je prenais peut-être trop de précautions en faisant tout cela mais qu’importe, au moins avais-je l’esprit tranquille. Lorsque je parcourus la lettre des yeux je me rendis compte qu’il était question d’une réunion d’une extrême importance à laquelle Erika et moi étions conviés. La lettre ne précisait pas sur quoi porterait la discussion et le nom de code de l’envoyeur ne me disait rien mais s’il n’y avait que ça qui me titillait. La lettre signifiait bien que nous devions nous présenter à deux ou pas du tout et le lieu de rencontre n’était pas une adresse habituelle. Tout cela éveillait ma curiosité mais aussi ma suspicion. Il fallait que j’en parle à Erika mais, était-ce une bonne idée ? Ne ferais-je pas mieux de n’en rien dire ? De nombreuses interrogations emplirent mon esprit mais la curiosité l’emporta sur tout le reste et je me résolus à en parler à Erika.

    En parlant de cette dernière, j’entendais le bruit d’une voiture s’arrêtant devant la maison et devinais aisément que ce fut Erika qui arrivait. Je cachais la lettre et courrais en bas pour accueillir ma sœur avec une joie non dissimulée. J’ouvrais la porte de la maison en lançant d’un ton enjoué :

« Hallo Erika ! »

Elle devait tout juste être descendu de voiture quand je lui sautais presque dessus pour l’enlacer. Evidemment j’étais extrêmement heureux qu’elle soit de retour mais savoir que j’allais apprendre ce qu’elle pensait de cette lettre m’enjouait aussi car ça animerait un peu ce mois bien trop calme.  Du coin de l’œil, j’aperçus qu’elle avait eu un chauffeur qui attendait à côté de la voiture alors, desserrant mon étreinte je la regardais dans les yeux avant de lui demander :

« Tu travailles encore aujourd’hui ou tu as finis ta journée ? »

    J’espérais au fond de moi qu’elle allait répondre qu’elle avait fini, le sujet de la lettre me brûlait les lèvres sans savoir pourquoi. Pourvu qu’elle soit libre.
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MessageSujet: Re: L'aigle et l'Ours contre le Führer : Opération Walkyrie. [Berlin-Ouest / Prusse]   Sam 26 Déc - 1:03

Les bombardements incessants qui frappaient Hambourg en ce mois de juillet 1943 avaient rendu nerveux tout le ministère de l’industrie et de l’armement du Reich. Speer avaient mis en œuvre de nombreuses mesures pour permettre le maintien des cadences de production de l’industrie de guerre de notre pays et ainsi éviter sa chute en quelques semaines comme notre voisin français, du moins, ce qu’il en restait.

Etant assez proche de Speer et ce dernier ayant une certaine confiance en moi, il voulait que je passe à Hambourg pour faire un rapport de la situation avant de superviser la mise en place de ses directives à Dresde, autre grand centre industriel avec la ville précédemment citée.


Le spectacle à Hambourg aurait été digne des pires tranchées de la Grande Guerre. Les corps mutilés des habitants se trouvaient partout dans les restes fumant de cette ancienne et magnifique citée. Femmes, enfants, vieillards, militaires, pompiers… tous avaient des dizaines et des dizaines de leur congénères qui avaient rejoint l’autre monde après être mort d’asphyxie, de brûlures atroces, de démembrement suite aux explosions des bombes, quand celle-ci n’étaient pas incendiaires et par conséquent avalaient dans un raz de marée de flamme tout ce qui les entouraient.

Alors que de nombreux officiels qui m’avaient accompagné pour la question d’Hambourg se couvraient le visage pour tenter d’empêcher cette odeur de mort de pénétrer dans leurs poumons, je restais là, à marcher dans ces grandes avenues inondées de décombre le visage à l’air libre, laissant la mort, par son odeur, envahir une nouvelle fois mon odorat. Cette odeur, elle ne m’avait jamais manquée. Non, j’aurai préféré qu’elle ne vienne plus jamais à ma rencontre. Après plusieurs siècles à l’avoir côtoyée, la mort restait toujours une voisine que je n’aimais pas croiser, quel que soit la forme qu’elle s’amusait à prendre. La Grande Guerre m’avait cependant tellement rapprochée d’elle que maintenant, la voir dans sa plus simple représentation ne me faisait plus aucun effet. J’avais beau ne pas l’aimer, elle ne me faisait rien, si ce n’est qu’un léger écart pour éviter de marcher par inadvertance sur un membre calciner afin de respecter les morts.

Les mots manquaient aux officiels pour décrire cette ville en ruine. Pourtant, eux qui devaient rendre un rapport avec moi au ministère de l’armement ne devrait pouvoir dire qu’une seule chose : la ville est largement détruite, les victimes sont principalement civiles et le port comme les industries de guerre sont encore en mesure de fonctionner normalement pendant plusieurs semaines. Tels furent d’ailleurs les derniers mots de ce rapport qui allait être rédigé sur le trajet ramenant les officiels à Berlin. Moi, je devais passer quelques jours à Dresde pour vérifier les directives de Speer.

Je passais quelques jours dans cette agréable ville, allant d’usine en usine et transmettant les ordres du seul membre du gouvernement allemand pour lequel j’avais du respect. La ville avait subi, comme toutes les grandes villes d’Allemagne des bombardements de la part de la Royal Air Force et de l’U.S. Air Force. Berlin n’avait pas été épargnée même si c’était assez rare de voir des avions ennemis dans mon ciel. C’est surtout par peur que ce qui était arrivé à Hambourg n’arrive à d’autres villes d’Allemagne et surtout à Berlin que je faisais appliquer avec une rigueur anormale ce que l’on m’avait demandé de transmettre. Une telle application était connue de ma part dans les services du Reich et dans la Wehrmacht et tous mes supérieurs savaient, surtout depuis le début de la guerre, que cela impliquaient que je prenne tout le temps nécessaire pour que tout soit comme le voulait les ordres. Cela me fit rentrer deux jours plus tard que prévus sur Berlin, dans un train du régime, bizarrement arrêté à plusieurs reprises en raison de l’encombrement de certaines voies par des convois militaires.

Berlin et Dresde n’étaient pas séparées de beaucoup, au sens où en 12 heures il était possible de joindre les deux par voie de chemin de fer. Le fait que ces lignes de chemins de fer fer puissent être encombrées, surtout dans en direction de l’Est, n’avait rien d’étonnant à première vue. Pourtant, nous étions en été et les opérations militaires avaient déjà repris contre les rouges. Une telle accumulation de véhicules ferroviaire n’avait donc pas lieu d’être, surtout que cela offrait une magnifique cible pour d’éventuels bombardiers ennemis. Mais il n’y avait pas de raisons de s’inquiéter. Etant déjà en retard de deux jours, je ne pense pas que quelques heures de plus puissent provoquer chez Speer une quelconque crise de nerfs, à la différence de cet homme qui se veut être le maître absolu de l’Allemagne. A mon arrivée à Berlin, je m’entretiendrais avec Speer en vue de lui dire que tout avez été fait comme il le souhaitait et surtout connaître ses réactions et celle de Herr Hitler quant aux événements d’Hambourg.

Cependant, je me serais bien passé de cette entrevue. Le voyage ne fut certainement pas éreintant. Je l’avais passé soit assise dans le wagon bar du train à siroter des verres de champagne français, à fumer et à lire, soit à faire les cent pas entre le dit wagon et mon compartiment. Non, il fut d’un ennui tel qu’il m’avait vidé de toute envie d’aller discuter avec Speer. Néanmoins, je l’avais fait car l’avenir de l’Allemagne d’une certaine façon en dépendait. Ce dire cela était assez étrange tout de même. Car d’un côté je faisais tout pour donner à l’Allemagne les moyens de combattre ses ennemis et tenter de les vaincre tout en alimentant les réseaux de résistance anti-nazi de la capitale, voire de l’Allemagne grâce à Gilbert. Mon grand frère avait été disqualifié de l’administration allemande, ce qui lui donnait une marge de manœuvre nettement plus grande que la mienne. C’est bien pour cela que j’étais souvent sa « source fiable » et que lui était le responsable des dommages que Speer se devait de régler après. Nous formions une équipe fiable et efficace en ces temps de terreurs menés par la SS. Nous formions l’autre face de cette Allemagne noire représentée par Ludwig et Siegfried. Ils étaient les parfaits embrigadés face à ceux qui avaient juré fidélité à l’Allemagne historique, chacun à leur façon et qu’ils voulaient défendre tous deux : Gilbert avait ses motivations, les miennes étaient celles d’une ancienne monarchiste qui ne pouvait accepter que notre pays se transforme de cette façon juste pour retrouver son rang. La lutte face au régime était donc inévitable et même s’il advenait que mes frères empoisonnés l’apprennent, je ne regretterais rien.


Mon entrevue finie, je fis appeler un taxi pour rejoindre la maison familiale. Le chauffeur mit mes bagages dans le coffre le temps que je finisse une conversation avec Speer devant l’entrée de son ministère et une fois cela fait, m’informa que l’on pouvait partir. Je saluais avec un salut protocolaire le ministre avant de lui serrer la main et embarquer dans le véhicule.
La voiture s’incrusta rapidement dans le flux de la circulation et parti en direction de notre maison, à Gilbert, Ludwig, Siegfried et moi. Enfin, notre maison… je ne souhaitais tellement pas voir ce frère qui se voulait être mon jumeau que je préférais passer mes nuits dans la caserne où j’étais affectée à Berlin plutôt que partager un repas avec lui et surtout avec l’autre, Ludwig. Cependant, après autant de temps d’absence, j’avais envie de retrouver mon chez moi, ma maison et ma famille.

Même si mon visage ne laissait apparaitre aucune expression, mes yeux révélaient ma joie dès que la voiture passant le portail de notre petite propriété. Voir ce jardin en fleur, ces arbres et en fond notre demeure me redonnait un peu de force pour tenter de passer une soirée agréable avec mes frères. Seulement, au vu de la reprise de l’offensive à l’Est et des mouvements résistants en France, les deux autres zouaves, après tout, ils étaient en noir à défaut de l’être, ne seraient très certainement pas là.

Une fois la voiture arrêtée, le chauffeur vint m’ouvrir la portière et à peine avais-je posé les deux pieds hors du véhicule et m’étais-je levé que Gilbert me sauta dessus. Ô certe je l’avais entendu m’appeler et surtout vu sortir par la grande porte à double battant en chêne brute de l’entrée. Il n’empêche que je n’avais pas anticipé qu’il me manifeste une telle marque d’affection. Pour un officier de la Wehrmacht attaché au ministère de l’armement, cela était quelque peu gênant. Or à ce moment-là, je n’étais plus le général d’artillerie Erika Hohenzollern, mais juste Erika, une jeune femme dans les bras de son frère aîné, le seul envers qui je pouvais avoir encore une confiance sans faille en ces temps sombres. Cependant la dernière question de Gibert me ramena à la réalité et me fit réfléchir. Par chance pour lui, Speer ne m’avait rien donné comme dossier lors de notre entrevue. Je devais juste passer demain pour les récupérer. Néanmoins, avec autant de temps d’absence, je ne savais plus s’il y avait encore des dossiers que je n’avais pas traités dans mon bureau ici, à la maison.


« Je ne sais pas encore Gilbert. Laisse-moi un instant pour que j’aille vérifier ça dans mon bureau et je te retrouve dans le salon. »


Alors que je rentrais, je croisais une membre du personnel de maison accompagnée d’un majordome. Tous deux sortirent, prirent mes bagages et me suivirent dans les escaliers où ils en profitèrent pour me demander si mon voyage s’était bien passé. Je leur répondais simplement que oui même s’il fut fatiguant. Le majordome avant de prendre la direction de mes appartements m’informa qu’un colis de cigarettes françaises était arrivé ce matin et qu’il les avait mis dans le salon. A la bonne heure je me disais intérieurement. Ma réserve personnelle s’était terminée lors des premiers jours à Dresde.

Pour ne pas faire attendre Gilbert, je pris la direction de mon bureau sur lequel tous les dossiers se trouvaient toujours là, immobiles. Le fait qu’il n’y en ait que très peu concernant la vie courante de la mairie n’était pas étonnant, Siegfried y était pour ce genre de chose. Tous concernaient des chantiers en cours ou des armements et des comptes de stock de la garnison de Berlin, soit rien qui nécessitait que je m’y penche ce soir. De fait, je me séparais du haut de mon uniforme pour enfiler une simple veste de maison et descendre au salon principal où Gilbert devait m’attendre.

Une fois dans la pièce, je pris un paquet de cigarette, en sortit une et l’alluma. Quel acte reposant après un voyage pareil. Je me tournais vers mon frère, les mains dans les poches et ma cigarette solidement accrochée à mes lèvres avant d’engager la conversation.

« Dis-moi Gilbert, qu’est ce qui semble te mettre dans un tel état d’excitation à peine caché ? Et s’il te plait, épargne-moi ta supériorité habituelle, j’ai eu une longue et passablement énervante journée. »

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MessageSujet: Re: L'aigle et l'Ours contre le Führer : Opération Walkyrie. [Berlin-Ouest / Prusse]   Lun 22 Fév - 17:54

Der Adler und der Bär gegen der Führer : Operation Walküre
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Je me renfrognais en entendant sa réponse qui me si peu enthousiaste, voire même complètement froide. Je me doutais que ses journées ne devaient pas être simples mais ne pouvait-elle pas être un peu plus agréable avec ma géniale personne ? Je soupirai légèrement, mon impatience ne serait peut-être pas comblée dans l’immédiat. Bon sang, c’était encore la faute de ce satané régime ! Ne pouvaient-ils pas la laisser tranquille deux minutes ? Elle rentrait tout juste de mission et il fallait encore qu’elle s’inquiète à propos du travail ! Rien que l’idée m’énervait mais qu’y pouvait-on ? Après tout, j’avais connu cela fut une époque, être submergé de travail à n’en plus savoir que faire et ne pouvoir accorder de temps à sa famille. Parfois cela me manquait un peu tout de même, je me sentais un peu… Inutile. Mais ce n’est pas comme si je l’étais vraiment ! Après tout, une personne aussi géniale ne pouvait être inutile ! Même durant des temps aussi durs !
Alors qu’Erika pénétrait dans la maison, je lui emboîtai le pas, mais la quittai afin de me diriger dans le salon. J’en fermai portes et fenêtres, sauf celle par laquelle je devinais qu’Erika arriverait, et sommais à quelques membres du personnel passant par là d’informer le reste de ne pas entrer dans la pièce tant qu’Erika et moi n’en étions pas sortis. Il aurait été plus simple d’être tranquille dans ma chambre mais nous n’y irions que si la nécessité s’en faisait ressentir, le salon étant tout de même plus agréable afin de tenir une conversation sérieuse.
En attendant Erika, j’arpentai le salon tel un lion en cage avant de m’arrêter au niveau d’un petit buffet dont le sorti une bouteille de scotch dont je me versai un trait. Ce fut à ce moment-là qu’Erika pénétra dans la pièce. Je me hâtai d’aller fermer la porte avant d’observer Erika qui se dirigea instinctivement vers le paquet qu’elle avait reçu durant son absence. Je la regardai encore alors qu’elle allumait sa cigarette et la coinçait entre ses lèvres. Je serrai les dents en entendant la façon dont elle me parla et ma mine dût s’assombrir quelques instants avant que je ne réfléchisse qu’elle avait énormément de raison de ne pas être de bonne humeur après son voyage. Je me mordis légèrement la lèvre, prit de remord de l’avoir ainsi pressée juste pour cette lettre. Je la dévisageai alors quelques instants avant de lever vers elle le verre que je venais tout juste de me verser, que j’avais gardé en main en allant fermer la porte, et de lui dire d’un ton léger :

« Tu en veux un aussi ? On n’est pas obligé de se presser tu sais, si tu veux prendre le temps de te reposer un peu »

Mon impatience avait coulé avec ces mots, après tout, peut-être n’était-elle pas si importante, cette lettre, qui savait ? Je fis tourner le liquide ambré dans mon verre puis en prenait une gorgée tout en me redirigeant vers le buffet.

« Alors ? De quoi avez-vous envie mademoiselle Hohenzollern ? » Lui lançai-je en m’accoudant contre le meuble.


Après avoir accédé à sa demande et légèrement parlé avec ma sœur je décidai d’entrer dans le vif du sujet, ce qu’elle devait elle aussi attendre après l’empressement dont j’eus fait preuve plus tôt.
« Voila, aujourd’hui j’ai été à la boîte aux lettres… La spéciale j’entends hein ! Pas celle de la maison… De toute façon les employés de maison y vont toujours avant moi… Mais, toujours est-il que j’y ai trouvé une curieuse lettre. A vrai dire j’ai hésité à t’en parler ou juste l’ignorer car je n’ai pas vraiment confiance en cette lettre, mais il n’y a pas grand risque je suppose, non ? Mais elle n’était pas comme toutes les précédentes… »

Je laissais traîner ma voix sur ces derniers mots avant de regarder la réaction d’Erika, poussais un petit soupire puis reprenais mon histoire devant sa réaction.

« Bref ! Si je te dis tout ça c’est parce que cette lettre n’était vraiment pas comme les autres ! Le nom de code ne me disait vraiment rien et le lieu de rencontre était… Plutôt exotique allons-nous dire. Rien à voir avec les caves ou les lieux reclus habituels ! Ce n’est absolument pas une planque dont j’ai l’habitude si c’est vraiment une planque et pourtant tu sais comme moi que je connais plutôt bien le réseau ! Et cette lettre mentionnait très explicitement que nous étions tous les deux conviés… » Je prenais une nouvelle pause dans mon récit avant d’enchaîner, « Obligatoirement à deux. Que nous devions y aller à deux où ne pas y aller du tout. Ce n’est absolument pas les méthodes habituelles Erika ! D’habitude ils acceptent que je sois seule à me présenter, le réseau sait que tu ne montres quasiment jamais ton visage ! Alors pourquoi d’un seul coup ? Pourquoi ce lieu ? Qui se cache derrière ce pseudonyme ? »

Je m’arrêtais presque haletant à la fin de mon flot de question et toussotait pour reprendre contenance. Je devais vraiment ressembler à un enfant devant ses cadeaux de noël à être aussi excité par cette lettre qui ne semblait pourtant rien annoncer de bon. Je prenais une nouvelle gorgée de mon verre délaissé tout en marchant vers Erika puis posait mon alcool sur un meuble non loin avant de m’accroupir devant Erika, la regardant dans les yeux et prenant sa main libre dans les miennes.

« Qu’en penses-tu toi Erika ? J’aurais du descendre la lettre pour te la montrer… Si elle t’intéresse nous monterons dans ma chambre pour que tu la vois mais qu’en dis-tu ? »

En lui demandant cela, je me demandais aussi ce qui me rendait si curieux à propos de cette lettre. Etait-ce vraiment la lettre qui me mettait dans cet état ou ne l’étais-je que parce que je me sentais seul ces derniers temps tant ils étaient tous si occupés ces derniers temps ? Un peu des deux peut-être ? Je ne savais plus en cet instant car ma curiosité semblait s’être légèrement dissipée maintenant que je discutais avec Erika. Peut-être allions-nous tout simplement ignorer cette lettre et ce ne serait pas si grave, la décision résidait pour le moment dans les mains d’Erika, mais mon impatience était désormais calmée et j’attendais sa réponse.

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